Le « jugement majoritaire » est mieux que le « vote majoritaire ».
Toute le monde connait le « vote majoritaire »: on met un nom dans l’urne et on s’en va. Le « vote majoritaire » est mille fois meilleur: chaque électeur remplit un formulaire. Pour chaque candidat, l’électeur coche une des sept mentions:
Excellent, Très bien, Bien, Assez bien, Passable, Insuffisant, A rejeter.
Certains partisans du vote nul pourront même répondre « A rejeter » pour tous les candidats.

Cette manière de voter du « jugement majoritaire » a été inventée par deux chercheurs du CNRS, Michel Badinski et Rida Laraki. La technique du « jugement majoritaire » progresse dans plusieurs pays, mais trop lentement. Certains organismes l’utilisent. Les immenses qualités du « jugement majoritaire » devrait faire le consensus de tous les politologues, avec la réserve du risque de changer les habitudes de l’électeur.

L’avantage du « jugement majoritaire » est qu’il évite des résultats électoraux qui ne correspondent pas au jugement réel des français. Le nombre des candidats n’a plus d’incidence sur la pertinence du résultat. Grace au « jugement majoritaire », on peut avoir 10, 20 ou 30 candidats improbables à la présidentielle sans que ce nombre de candidats nuise à la qualité des résultats du vote.

Le « jugement majoritaire » ne modifiera pas les scores des grands partis politiques, mais permettra moins d’aléas. Les dizaines de petits partis seront ravis de pouvoir un taux d’estime, à défaut d’obtenir des résultats électoraux. Chaque tendance peut ainsi s’exprimer sans nuire à l’efficacité du système de vote.

Terra Nova semble soutenir ce « jugement majoritaire ». Il devrait bien convenir aux grands partis politiques en limitant certains aléas et en supprimant les conséquences des candidatures dissidentes. Et il plaira aux petits partis qui découvrent leur cote d’amour.

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Du droit de porter les armes à la liberté individuelle d’organiser sa propre défense

Du droit de porter les armes à la liberté individuelle d’organiser sa propre défense

François-René Rideau

Cet essai est disponible sous la licence bugroff. Si vous appréciez cet essai, n’hésitez pas à le diffuser auprès du plus large public.

Pour toute information complémentaire, dernière version mise à jour, etc., consultez la page web de cet article: http://fare.tunes.org/liberalisme/port_d_arme.html

1 Du droit de porter les armes
1.1 Une approche trop vite rejetée: le droit naturel
1.2 Par nature la prohibition ne touche que les seuls honnêtes citoyens
1.3 L’effet dissuasif du grand égalisateur que sont les armes
1.4 L’illusoire spectre des bandes armées
1.5 Arguments géographiques
1.6 Arguments historiques
1.7 La garantie illusoire
1.8 Les non-arguments
1.9 Les statistiques
1.10 La charge de la preuve
2 Des polices privées
2.1 La sécurité, tarte à la crème des politiciens
2.2 La faillite de la police nationale
2.3 La solution niée: une police privée
2.4 Une police privée: le meilleur service public, grâce à la liberté des consommateurs
2.5 Une police privée: la garantie du respect des droits, par la responsabilité des fournisseurs
2.6 Une police privée: la fin des zones de non-droit
2.7 Polices privées: la fin de l’extraterritorialité des criminels
2.8 Polices privées: l’émulation de la concurrence dans la lutte contre le crime
2.9 Une police privée: la garantie que tous seront protégés
2.10 Le monopole de la police: source de tous les rackets politiques
3 De la justice privée
3.1 La législation, négation et caricature du droit
3.2 Pacification contre Réglementation
3.3 La collectivisation de la justice
3.4 Le monopole de la justice
3.5 Choisir ses propres juges
3.6 Prescription Naturelle vs Prescription Artificielle
3.7 Le mythe d’une justice préventive
3.8 Les hors-la-loi
3.9 La prison, école du crime
3.10 La peine de mort
3.11 Le monopole procédurier
3.12 Le clientélisme des hommes de « loi »
3.13 Conclusion: la justice privée est la justice responsable
4 Des armées privées
4.1 L’armée, premier ennemi de la nation
4.2 La nationalisation de l’armée
4.3 Le financement de l’armée
4.4 La course aux armements
4.5 L’amplification des vendettas
4.6 Les crimes de guerre
4.7 Le mythe du pauvre non-protégé
4.8 Les affaires étrangères… à l’État
4.9 Le terrorisme, miroir de l’État
4.10 Le Pacifisme, ennemi de la Paix
5 Des fonctions régaliennes de l’état
5.1 Les paradoxes du libéral-autoritarisme
5.2 La confusion entre les multiples sens du mot « état »
5.3 La sécurité est un bien positif
5.4 Un monopole naturel?
5.5 Le criminel garant des libertés
5.6 Le mythe fondateur de l’état
5.7 Les coûts de transition
5.8 Conclusion
Pointeurs

1 Du droit de porter les armes

Une version de cette section a été publiée au Québécois Libre numéro 97 du 2 février 2002 sous le titre Les libéraux doivent défendre le droit de porter des armes.

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un manque d’eau dans une vallée mexicaine

Selon, un commentaire de fait divers, Coca aurait provoqué une pénurie d’eau potable en « accaparant » l’eau dans une vallée mexicaine.

L’eau potable est produite en usine. La matière première est abondante. C’est principalement l’énergie et l’eau des rivières, des mers ou des nappes phréatiques. Ces fournitures sont très abondant sur Terre.

Le mot « ressource » est un terme de science économique, et non pas de géologie. La ressource de l’un est toujours la production d’un autre. C’est ainsi qu’il est absurde de craindre un hypothétique « épuisement des ressources ». La science économique peut se définir comme l’étude de la formation de la richesse ou comme l’analyse des causes de la rareté.

Il n’est pas tout à fait exact de dire que des habitants « manquent » d’eau. Il est plus exact de dire que c’est une question de pauvreté. La cause de ce « manque d’eau » est l’absence d’un investissement industriel. Lorsqu’il existe un besoin solvable, il existe toujours un investisseur pour produire. Sauf si l’État interfère ou l’interdit. Nous y sommes.

Coca recherche des sites de production proche d’eau et d’énergie. Il n’est pas impossible que Coca se soit fait piéger par un politicien mexicain corrompu. Ce politicien corrompu aurait vendu de l’eau qui appartenait à la population, et non pas à l’État. Les États résolvent imparfaitement la question du droit de propriété sur l’eau des cours d’eau. Il en résulte parfois certains dysfonctionnements. Si Coca s’est fait ainsi piéger, la direction va surement réagir pour soigner son image.

Doit-on se soucier de Coca ou bien se soucier du manque d’eau dont souffrirait la population de la vallée?

Le respect du Droit est le socle de toute Justice. Sinon, les jugements sont injustes. Et il importe de raisonner en Droit afin d’éviter de se tromper de coupable. Les populations aiment trouver un coupable, lequel est souvent un bouc-émissaire, innocent de ce qu’on lui reproche. Accuser Coca me semble résulter vraisemblablement d’une manipulation médiatique. L’État est un expert pour fabriquer des illusions, fabriquer des mensonges crédibles et agréables à entendre.

Dire que l’autorité politique est le responsable serait le début de la sagesse. En général, celui qui a commis une erreur par incompétence sera tout aussi incompétent pour trouver les bonnes solutions. Dans le cas de l’eau, l »autorité politique se noie dans son incompétence juridique et de gestion de la rareté. C’est pourtant encore à cette même autorité politique que sera confiée le soin de résoudre le problème de l’eau.

Donc, oui, je me fais du souci pour la population. Mais pas pour les mêmes raisons que l’auteur du commentaire. Lorsque c’est l’État qui gère, on peut toujours craindre une mauvaise gestion coûteuse, et gaspilleuse. Parfois même corrompue.

peut-on avoir envie du pouvoir?

Le pouvoir est une capacité à agir sur soi-même ou sur autrui. Le pouvoir sur soi-même est une maitrise de soi et de son destin.

Le pouvoir sur les autres peut provenir, soit d’un mandat pour agir que ces autres nous ont donné. Ce mandat précise alors le nature et les limites de ce mandat pour agir. Ainsi, le directeur est le mandataire des actionnaires d’une société commerciale. Il s’agit d’un mandat donné par tous les actionnaires sans exception. L’action du directeur devient ainsi l’action de chacun de ses mandants, de chacun de ses actionnaires. Celui qui est dépositaire d’une telle confiance, d’un tel pouvoir d’agir sait qu’il agit dans la légitimité.

Mais ce pouvoir sur les autres peut provenir d’une contrainte, tel un gardien de prison dispose d’un pouvoir sur les prisonniers enfermés dans la prison. Il existe une différence de nature entre le pouvoir provenant de la volonté de celui qui accepte ce pouvoir sur lui ou sur ses biens. Et d’autre part, le pouvoir sur autrui qui provient de la coercition et de la violence.

Ainsi le pouvoir d’un responsable politique provient-il d’un mandat pour agir qui aurait été donné par chacun des citoyens, par chacun des habitants? Ou bien ce pouvoir politique provient-il de la contrainte sans qu’il existe aucun mandat donné par ceux qui vivent sous la contrainte de l’État. Et quand bien même chacun des habitants aurait donné un mandat aux politiciens, nul ne pourrait en certifier la teneur, ni même en contester l’exécution.

La différence entre le pouvoir donné et le pouvoir volé est central dans la question de la nature du pouvoir. La nature du pouvoir n’est pas du tout la même selon que le pouvoir fut donné par un consentement de chacun, ou une violence physique qui contraint chacun.

En ce sens le pouvoir politique est un pouvoir volé. Envier d’avoir un pouvoir politique est donc immoral. C’est l’envie de violer les gens dans leurs biens, dans leur volonté, dans leur conscience. Chaque action de ce pouvoir est nécessairement destructeur du droit d’un tiers.

Le pouvoir d’un directeur d’entreprise est tout autre. Il n’a de pouvoir que sur des gens qui ont donné leur consentement individuel et formel pour accepter ce pouvoir qu’il exerce sur eux. L’échange est alors nécessairement créateur de valeur, de richesse. le pouvoir donné crée de la satisfaction et des richesses économiques. Le pouvoir étatique, donc volé, détruit la satisfaction et la richesse, et crée une situation d’injustice institutionnelle.