violence parentale

L’État n’a aucun droit de s’immiscer dans l’éducation des enfants. Seuls les parents sont juges. L’État n’a aucun droit à dire qui est marié ou m’est pas marié. C’est un contrat privé, et donc qui ne concerne pas l’État. L’État interdit même la liberté du contrat de mariage. L’État n’ a aucun droit de refuser qu’un couple qui se marie choisisse le tribunal privé qui lui convient afin de régler les litiges dans le couple, dans la famille.

Or l’État viole le droit des parents, viole le droit du mariage, voile la conscience des enfants, viole la conscience des parents, viole le droit de choisir au moment du mariage, le tribunal commercial ou religieux qui tranchera leur litige. De cette intervention violente de l’État, il s’en suit une série en chaîne de dysfonctionnements dans les couples.

Pour compléter le contexte étatique du mariage, il est nécessaire d’évoquer le monopole des hôpitaux, de la santé, de la Justice, des orphelinats, du marché des adoptions.
Dans un tel contexte de violence étatique, vous posez la question de la maltraitance d’un enfant de six ans par un ou par ses parents. L’État fait plus de mal aux famille en intervenant que s’il reconnaît à intervenir, même dans des cas sordides et dramatiques.

Les entreprises ne sont pas sous la tutelle de l’État, sous le prétexte que certaines sont mal gérées. Il en est de même des couples et des enfants de six ans.
L’État interdit toute institution privée qui aurait pu proposer des solutions contractuelles qui éradiqueraient les cas les plus dramatiques.

La raison de la supériorité omniprésente de la non-intervention de l’Etat n’est pas ce que vous dites. La raison absolue de ma préférence pour les solutions non étatiques est qu’on gère toujours mieux ses affaires soi-même plutôt que d’en laisser la gestion à un tiers qui vous y contraint.

Un scénario libéral parmi bien d’autres: L’enfant est battu car ses parents ne l’aiment pas. Un couple peut l’adopter en versant une certaine somme d’argent au parent de l’enfant battu.

Un arbitre est un tribunal. C’est un « tribunal arbitral ». La décision d’un tribunal arbitral, dit encore « tribunal privé », est, dans les pays civilisés, exécutée par les autorités de police, au même titre qu’une décision rendue par un tribunal étatique.

Il ne faut pas confondre un arbitre, lequel est un juge, et une transaction amiable. Un juge, ou un arbitre, rend une décision exécutoire. Une transaction amiable peut être refusée par l’un des parties du litige. La décision d’un arbitre, d’un tribunal arbitral, est exécutoire, voire par la force publique, même si l’une des parties n’est pas d’accord avec ce jugement arbitral. Les tiers au litige reconnaissent la validité d’un jugement arbitral.
Un couple qui se marie, qui fonde un foyer, choisit toujours un tribunal qui tranchera leurs éventuels futurs litiges. Le quasi monopole actuel de la justice fait parfois oublier cette obligation de fait de tout couple, et de toute entreprise contractant avec une autre.

La question de l’enfant battu, ou de l’enfant laissé sans soins adaptés, ne dépend alors que du choix du tribunal que les parents avaient convenu précédemment. Faute du choix commun d’un tribunal, c’est la force violente qui l’emportera.

Le droit de ne pas soigner son enfant pour des raisons religieuses ne dépend alors que de la loi que le couple s’est librement choisie auparavant. C’est à dire dépend du choix du tribunal que le couple avait choisi. Cela ne concerne pas les tiers à ce couple.

Le parent dispose, a priori, un droit de propriété sur son enfant. Il peut légitimement le tuer, avant ou après la naissance. sauf si le couple en avait convenu autrement. L’empathie qu’on peut ressentir pour autrui ne justifie pas qu’on empiète sur son droit de propriété.

Néanmoins, le choix de règles, de lois, réprouvées par les voisins, peuvent provoquer des réactions efficace de boycott, d’ostracisme, de rejet de leur part. C’est une sanction qui peut être aussi efficace qu’un jugement exécutoire.
Ainsi, dans certains litiges en droit maritime, les jugements sont rendus par des tribunaux arbitraux, sans aucune force de police pour exécuter les jugements. Celui qui refuse d’exécuter un tel jugement arbitral subit un tel refus qu’il doit cesser de faire du commerce maritime.

Ainsi on ne voit jamais un tel condamné ne pas payer l’amende que lui a infligé un tel tribunal arbitral en droit maritime. Sinon, on saurait publiquement que ce condamné là ne respecte pas le droit et les jugements. Ce qui briserait aussitôt la poursuite de son activité maritime. Le coût de l’investissement pour que les autres accordent leur confiance est supérieur au montant de l’amende infligée.
Cette logique de jugements arbitraux et de sanction fonctionnerait aussi pour les questions d’enfant laissé sans soins pour des raisons religieuses.

À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

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