sens et nature du mariage

Depuis la nuit des temps, le mariage fut et est une union sexuelle entre un homme et une femme. Pour moi deux homosexuels en couple sont unis par un lien respectable et légitime. J’admets même que ce couple affirme qu’ils sont mariés. Mais je continuerai à soutenir poliment qu’ils ne le sont pas puisque ce n’est pas le sens de ce mot « mariage ». Et pour moi, la nature du mariage au fond de mon coeur et de ma sensibilité, est et reste un homme et une femme. Je souhaite qu’on ne m’interdise pas cette liberté de mes sentiments, de ma pensée, de mon vocabulaire.

Je redoute que l’État ne punisse d’amende ou même de prison si je refuse de changer ma définition du mot « mariage ». Ma définition du mot « mariage » deviendra alors illégale et punissable. L’État s’arroge ainsi le droit exorbitant de changer le sens des mots les plus usuels. Et pourquoi pas nous obliger à dire qu’un tabouret serait une table, et sous peine d’amende en cas de refus? De plus ce mot « mariage » est chargé des significations les plus essentielles de la vie de chacun. Ce changement de sens par la loi est un violence insidieuse faite à chacun.

L’enfant est sous la responsabilité de la personne qui en a la charge. Le père ou la mère. Mais ensuite, le parent peut renoncer à cette charge et confier l’enfant à un ami, ou à un orphelinat. Le Directeur de l’orphelinat a alors toute la liberté, et la responsabilité, de trouver une famille d’accueil pour l’enfant. Le choix de cette famille ne dépend que de lui.

Le bon coeur de ce directeur d’orphelinat lui fera rechercher la meilleure famille d’accueil. Il préférera évidement une famille construite normalement avec un homme et une femme, un père et une mère. Si le choix de famille est trop restreint, l’orphelinat confiera l’enfant à une femme seule, à un homme seul, ou à un couple homosexuels. Mais ces cas devraient rester exceptionnels. L’État forcera-t-il ce directeur à violer sa conscience en lui imposant un quota de couples homosexuels?

Changer la définition du mot « mariage » est une violation du dictionnaire. L’Etat devrait donc cesser de se mêler du mariage. Le mariage devrait redevenir une cérémonie privée. Il faut privatiser le mariage. Il faut séparer l’Etat et le mariage. La loi punira durement ceux qui contesteront la nouvelle définition du mariage. C’est cela qui est scandaleux.

Je ne vois aucun inconvénient à ce que deux homosexuels prétendent être mariés et unis par les liens du mariage. Et j’ai le droit de leur dire que, à mon avis, ils ne sont pas mariés. L’union sexuelle de deux homosexuels ne concerne pas les tiers, ne me concerne pas.

De même l’adoption d’un bébé par un couple d’homosexuels ne me concerne pas, ne concerne pas les tiers. Elle concerne seulement le responsable de l’orphelinat qui choisit de confier tel bébé à tel couple.

L’Etat devrait cesser de gérer les orphelinats. L’Etat devrait cesser de légiférer sur les échanges d’enfants. Le marché des bébés devrait être libre, sans entrave étatique. Il deviendrait enfin moral et éthique, comme tout marché le devient lorsque l’Etat cesse de s’en mêler.

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mariage pour tous, une question mal posée

Le mariage est une union sexuelle entre un homme et une femme. Une union sexuelle entre un homme et une femme n’est pas nécessairement un mariage. Le mariage a un caractère sacré. Il dépasse et sublime le projet de vie des époux. Le caractère sacré du mariage peut s’exprimer par une cérémonie religieuse, familiale ou publique. La religion n’a pas le monopole du Sacré.

Les époux s’engagent, devant des témoins, à une mutuelle assistance et à prendre soin des enfants qui pourront naitre du mariage, ou des enfants que le couple adoptera. Le mariage définit aussi le père et la mère des enfants du couple.

Une partie des engagements moraux et matériels pris par les époux fait l’objet d’un contrat. Un contrat au sens d’une obligation juridique qui se forme entre les époux. Cette union du mariage est aussi un contrat entre les deux époux. Ce contrat stipule les obligations de l’époux envers l’épouse et de les obligations de l’épouse envers l’époux. Chaque couple peut apporter des variantes juridiques spécifiques à cette union.

Un État n’est pas nécessaire pour enregistrer ni un contrat, ni pour lui donner la force d’un contrat, la force d’une obligation. L’État, s’il intervient, devrait se limiter à aider les co-contractants à faire respecter les contrats convenus. C’est une erreur commune de croire qu’un contrat serait nul sans État.

Tout contrat désigne un juge, un tribunal, qui tranchera les éventuels litiges qui pourront survenir dans l’interprétation ou dans l’exécution du contrat. Là encore, c’est une erreur commune d’imaginer qu’un tribunal ne pourrait pas exister sans État. Ainsi, la moitié des litiges commerciaux internationaux sont tranchés par des tribunaux privés, dit « tribunaux arbitraux », et hors de tout État. La décision d’un Tribunal arbitral révèle du seul contrat privé. Elle est la conséquence directe d’un contrat. En ce sens, un État, ou toute autre autorité de police, doit l’aider à s’exécuter.

Le contrat de mariage désigne, lui aussi, le tribunal qui sera compétent pour juger les éventuels litige entre les époux. Du moins, c’est la manière la plus pacifique de prévenir les litiges. Un État n’est pas nécessaire pour désigner un tribunal qui trancherait les litiges d’un couple. Une mosquée, ou un évêché, une université, ou toute autre société commerciale de Justice peut fournir des juges intègres pour trancher un litige.

Un couple peut se dire valablement « marié » sans « être passé devant monsieur le Maire ». Il est mille autres manières d’enregistrer un contrat de mariage que d’en informer l’État. Je suis surpris d’entendre un couple vivant ensemble depuis dix ans avec leurs trois enfants n’osant pas dire qu’ils sont « mariés ». La raison est qu’ils n’ont pas enregistré leur union devant monsieur le Maire. Ils parlent alors de l’autre en disant « mon petit copain », ou « ma copine » au lieu de dire « mon mari », ou « mon époux », « mon épouse », « ma femme ». On sent bien la grande gêne du couple à utiliser ces qualificatifs. Ce serait un combat valable pour les féministes de revendiquer le droit au mariage sans État.

Si un couple d’homosexuels affirme qu’il est marié, chacun a la liberté d’accepter ou de refuser cette terminologie. Mais chacun est libre de la refuser au nom de son vocabulaire. Pour certains, le mot « mariage » ne peut s’appliquer uniquement à un homme et une femme ». C’est la liberté individuelle de chacun d’utiliser, ou de refuser d’utiliser, le mot « mariage » pour un couple d’homosexuels. Chacun peut approuver ou désapprouver une telle union de deux homosexuels. Mais nul ne peut leur interdire de vivre ensemble sans violer le Droit Naturel de chacun à disposer de soi-même. Chacun est libre de son jugement moral sur les gens. L’État n’est pas propriétaire de la langue parlée ou écrite. L’État n’est pas propriétaire de la conviction intime de chacun.

Un directeur d’orphelinat peut souhaiter, à titre exceptionnel, confier un nourrisson, à tel couple d’homosexuels qu’il connait pour leur sérieux et leur stabilité. Cette décision est la responsabilité de ce directeur d’orphelinat. Et nul ne peut valablement la contester. Ce directeur d’orphelinat a le droit d’agir selon sa conscience, et sans avoir de compte à rendre à d’autres qu’aux propriétaires de l’orphelinat. Là encore, l’État ne devrait pas s’occuper des orphelinats.

La question du prétendu « mariage pour tous » est mal posée. Ceux qui y sont favorables veulent contraindre la liberté individuelle d’autres individus au mépris du respect de conscience de chacun. Ceux qui s’opposent au mariage pour tous veulent, eux aussi, violer la liberté de conscience de leur adversaires. La seule issue respectant la liberté individuelle de chacun est que l’État cesse de s’occuper du contrat de mariage, que l’État cesse de s’occuper des tribunaux jugeant les affaires de couples ou de famille, que l’État cesse de s’occuper des orphelinats. Que l’État cesse de son monopole de l’adoption.

mariage et orphelinat contrôlés par l’Etat

Le mariage est une union sexuelle d’un homme et d’une femme. C’est la définition culturelle et probablement immémoriale. L’État fait violence à chacun lorsqu’il change le sens des mots usuels par la loi.

Avant 1150, le mariage était une cérémonie privée, familiale, un accord, un contrat. En effet, le mariage est centré sur l’acte volontaire d’un homme et d’une femme. L’État le constate, l’enregistre. L’État n’est pour rien dans un mariage. L’État intervient pour introduire son lot d’interdictions légales, et souvent nuisibles, pour un vrai contrat de mariage. L’État français interdit de convenir un contrat de mariage sans son intervention. Ainsi un pretre n’a pas le droit de marier un couple sans l’intervention de l’État français.

Si un couple se déclare marié, ce couple est valablement marié sans être passé devant monsieur le Maire. Il est navrant de voir un couple n’osant pas dire qu’il est marié sous le prétexte qu’ils ne sont pas passé devant monsieur le Maire. Revendiquer le droit de s’affirmer mariés, mari et femme, époux et épouse, sans passer devant le Maire aurait du être le combat politique utile d’une association féministe. Cette terminologie de « mari et femme » serait légitime et meilleure que « concubin », « compagnon », « petit ami », « copain », « petit copain ». Surtout pour des couples vivant ensemble et ayant des enfants de 20 ans.

Si un couple d’homosexuels veut se marier et se prétendre mariés, cela ne concernent qu’eux mêmes. Nul ne peut valablement s’y opposer. C’est leur liberté individuelle. Chacun peut librement affirmer ce qu’il imagine, s’il ne nuit à quiconque. Les gens entendront alors ce mot « mariage » comme une autre acception de ce mot, comme une forme altérée du mot « mariage ». La langue française appartient au peuple et à ses usages. Chacun saura bien faire la différence entre un vrai mariage et un «  »mariage homosexuel ». Certains même affirmeront que ce « mariage homosexuel » n’est pas un vrai mariage. Et nul ne leur en fera grief. C’est leur liberté de préférer le vocabulaire traditionnel.

Là où l’affaire se complique et s’envenime est que l’État intervient dans cette affaire. L’État s’est arrogé un droit sur la vie privée des gens, sur leur vie sexuelle, sur le choix de leur contrat de mariage, sur l’éducation de leur enfants, sur leur liberté de faire leur testament. L’État s’arroge même tous les droits sur les enfants abandonnés, et sur leur adoption. L’activité et le financement d’un orphelinat est soumis aux lois de l’État. Un orphelinat français est souvent une administration publique.

La loi de l’État risque donc punir un individu qui contesterait que deux homosexuels seraient mariés. Le personnel d’un orphelinat a le choix difficile de choisir la famille d’accueil de l’enfant abandonné. Et il pourrait arriver que, exceptionnellement, tel couple d’homme, ou tel couple de femmes, convienne au directeur de l’orphelinat. Cette éventualité serait l’entière liberté de jugement de ce directeur d’orphelinat.

Certains affirmeront qu’il existe une différence de nature entre un mariage Homme-Femme et un « mariage homosexuel ». L’État dispose du pouvoir exorbitant de punir ces gens-là qui contestent le vocabulaire, même et surtout un directeur d’orphelinat.

Le vrai débat est surtout l’intervention de l’État dans le contrat de mariage et dans le monopole étatique des orphelinats et de la santé. Le débat actuel sur le mariage homosexuel l’ignore trop souvent.

 

 

abroger l’Education Nationale

gidmoz:
L’Etat doit rendre l’argent au parent afin que chaque parent choisisse les valeurs et l’école pour son enfant, en payant avec cet argent. Il faut supprimer le monopole de l’Éducation Nationale. Chaque actionnaire d’une école choisira les valeurs dans laquelle les enfants seront éduqués.

christian:
L’État n’est pas là pour « rendre l’argent », mais pour le redistribuer. Et l’éducation est un bien public, elle relève du rôle de l’État. Pour remplir sa mission elle dispose des moyens de l’État pour lequel vous payez vos impôts. Lorsque l’État aide à la scolarité privée il paye deux fois! Ce qui me paraît absurde, du point de vue de la gestion des deniers publics, et à la fois paradoxal comme réclamation de la part de quelqu’un comme vous, qui en tant que libéral réclame une réduction du train de vie de l’État.

gidmoz:
Votre analyse est l’illusion que l’État illusionniste répand, avec succès, dans le peuple. Mon analyse est que l’État vole l’impôt, puisqu’il n’est pas consenti. C’est la définition universel du vol. Le vol est crapuleux et criminel puisqu’il est commis sous la menace du revolver d’un policier. On demande à un voleur de « rendre l’argent », et non pas de le « redistribuer » à la victime.

Le parent est le seul à avoir le droit de décider de l’éducation de son enfant, de décider des valeurs dans lesquelles son enfant sera éduqué, des enseignements dont son esprit et son âme seront nourries. L’État viole ce droit du parent. Cette violation d’un Droit aussi essentiel est un crime contre la conscience de chaque parent, un crime contre chaque enfant.

Non seulement l’État vole le parent et l’outrage par le viol de sa conscience, mais encore l’État fait sa propagande mensongère sur son enfant. Un enfant ne demande qu’à croire ce qu’on leur dit pour accroitre ses connaissances. Or on lui enseigne des mensonges. Le professeur Philippe Némo est un spécialiste de l’Histoire de l’Éducation Nationale. Le but de cette institution, énoncé par les politiciens explicitement, était de réduire, voire, détruire l’influence de l’église catholique de l’époque. Et il en était de même aux USA.

J’espère que vous n’avez pas avalé l’illusion étatique que le parent aurait le choix de choisir son école. Non, le parent n’a pas le choix, car l’État instaure son monopole en vendant gratuitement ce service d’enseignement. Nul concurrence ne peut s’épanouir lorsque l’État propose un service concurrent, plus coûteux à produire, mais gratuit pour les clients.

J’espère que vous n’avez pas non plus gobé l’illusion que nous serions en démocratie. Les plus crédules disent « l’État, c’est nous ». En arriver à ce point de crédulité serait le niveau zéro de l’analyse politique. L’État est une mafia qui a réussi à illusionner le peuple avec des très coûteuses illusions. Chaque illusion étatique est un mensonge agréable à entendre et à croire. Mais, c’est quand même un mensonge.

Il est facile de démontrer que nous ne sommes nullement en démocratie. La Constitution a été rédigé par dix gugusses et nul citoyen ne l’a approuvée. Un élu ne représente aucun électeur puisqu’un bulletin de vote n’est pas un mandat de représentation. Le Code Électoral le confirme en décrivant ce qu’est un « mandat électif », un mandat définit, organisé, payé par l’État. La Constitution affirme sans aucune preuve que l’élu représentait le peuple. C’est plus facile de croire au Père Noël.

Vous dites ensuite que l’État aurait une « mission ». L’État n’est missionné par personne. Un mission est un mandat de mission donné par celui qui a donné cette mission. Rien de tel avec l’État dont le principe d’action est de mentir et de voler. Le seul critère de l’action de l’État est le montant de la recette fiscale et la survie des illusions essentielles. Comme toute société humaine, l’État cherche à accroitre son pouvoir, donc sa recette fiscale.

Vous parlez aussi bizarrement du « bien public ». Le mot « bien » me fait tiquer. Je suppose que vous parlez implicitement de « service public ». Depuis deux siècles, aucun économiste n’a encore réussit à définir un « service public » de façon cohérente. Ou alors en disant que le service public est un service sur lequel l’État a imposé son monopole. Ce monopole étatique est soit une interdiction légale des concurrents, soit des subventions pour décourager la concurrence.

Vous dites aussi qu’un contribuable paierait des impôts pour bénéficier des « moyens de l’État ». Non, il paye des impôts par ce qu’il y est contraint par la menace de violence sur sa personne et sur ses biens. Et l’État lui propose des services qui ne l’intéresse que très rarement. Une illusion fiscale est réussie lorsque le contribuable pense avoir reçu plus de l’État que ce qu’il a payé. L’État investit beaucoup sur tous les fronts médiatiques pour donner l’illusion qu’il est utile. JAMAIS l’État ne fait d’évaluation chiffrée sur l’efficacité de telle action. Toute évaluation détruirait ces illusions étatiques. L’action de l’État appauvrit TOUJOURS le pays et détruit toujours plus qu’il ne produit de valeur. Quelque soit la manière de l’évaluer.

Dans votre dernière phrase, vous dites que l’État paierait « deux fois » en « aidant » la scolarité « privée ». La scolarité prétendument privée est, de fait, une « Délégation de Service Public », une « DSP ». Elle est financée et contrôlée étroitement par l’Éducation Nationale. En d’autre termes, l’école privée, ou « école sous contrat » est une simple sous-traitance accordée par l’État à une organisation scolaire légèrement différente. C’est un service public avec 1% de différence avec l’original.

Revenons à votre évaluation de coût des écoles privées. Cette fois, votre erreur est arithmétique. Un élève coûte environ 10000 euros par an. Si un élève va dans une école privée, c’est un coût de production moindre pour l’Éducation Nationale. L’État verse quelques 6000 euros par élève d’école privée. C’est une sous-traitance qui permet à l’État de moins dépenser.