nationalisation des ressources naturelles

David: À ce titre j’aimerais citer l’exemple du gouvernement de Morales, qui a nationalisé les ressources de son pays pour en redistribuer les revenus à ses citoyens. Je serais curieux d’avoir ton avis sur Morales

Gidmoz: Il n’existe pas de « ressources naturelles ». Il n’existe que des ressources économiques. Chacun investit pour devenir propriétaire d’une ressource économique. Il ne faut pas confondre « ressource » et « matière minérale dans la terre ». Si cette matière est connue et a de la valeur, alors elle a un propriétaire. Si nul ne connait l’existence de cette matière à cet endroit là, alors cette matière là n’est une ressource pour personne.

Ensuite vous dites « nationaliser ». Non, l’État ne représente pas la nation. L’État usurpe le droit de représenter la nation. Ensuite, cette « nationalisation » est un vol des propriétaires exploitants, par l’État. L’Etat est une mafia au service d’elle-même, et non pas au service du peuple. Cet État-mafia distribue qq miettes pour faire illusion.

Vous semblez croire que l’État distribue au peuple. Non, l’État échoue systématiquement à redistribuer. Toute subvention est toujours accaparée par ceux qui sont le mieux placés pour recevoir cette subvention. La redistribution au peuple par un État ne peut pas exister. C’est une question de logique politique, et aussi de logique économique, de bonne connaissance des motivations des employés d’un État. C’est connaitre l’économie des choix publics, branche importante de la science économique.

À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

5 Responses to nationalisation des ressources naturelles

  1. Philippe dit :

    En poussant cette merveilleuse logique d’absence de ressource naturelle car il n’existe que des ressources économique impliquant un propriétaire …
    Que dire de l’air que l’on respire ?
    Une ressource naturelle, bien commun de l’humanité , donc non privatisable ?
    Ou à terme une ressource économique cible potentielle de privatisation pour vos amis et pour un monde meilleur ?

    • gidmoz dit :

      @Philippe
      L’air est comme les autres « matières » qui existent sur Terre. Lorsque vous respirez, vous vous appropriez un peu d’air dans vos poumons. Celui qui fabrique d’air comprimé s’approprie un peu d’air pour le mettre dans des bouteilles sous pression. C’est une infime partie de l’atmosphère. Mais nul ne peut s’approprier entièrement l’atmosphère. Et l’air dans vos poumons est une ressource précieuse car vous l’avez approprié. Le fabriquant de bouteilles sous pression s’est approprié un peu d’air, et il le revend ensuite.

      Ainsi, en respirant, vous vous appropriez de l’air. Un bien ne peut pas appartenir simultanément à plusieurs personnes. Et encore moins à tous les hommes sur Terre. L’air de l’atmosphère n’a pas de propriétaire. Certains biens ne peuvent pas avoir de propriétaire pour des raisons techniques, ou parfois par manque d’imagination juridique.

      Chacun peut donner une définition différente du concept de « bien commun de l’humanité ». Ce n’est pas, amha, un concept pertinent. On peut jouir d’une chose sans que cette chose puisse avoir un propriétaire. D’autres choses ne peuvent pas avoir de propriétaire. Certains rayons du soleil sont appropriés quand qu’ils entrent dans la fenêtre d’une maison.

      Imaginons la question de la propriété de l’air sur la lune, avec des colonies d’humains qui y habitent. La rareté de l’air y serait traitée par le contrat, et par des prix de vente.

      • Cinetielle dit :

        Bonjour,

        Il y a là beaucoup de chose à dire. Un sujet de premier ordre pour nos sociétés.

        La nationalisation des ressources naturelles fait référence à l’appropriation et à l’exploitation par le travail de ces ressources naturelles par l’état.

        Qu’entend t-on par ressources naturelles ?

        Les ressources naturelles, nécessaires à nos sociétés, peuvent-être définie en deux types:

        (1) Il y a les ressources primaires, essentielles au maintien en vie de l’Homme (air, eau, nourriture végétale et animale).
        Ces ressources sont renouvelables (grâce à quelques processus naturels) tant qu’elles ne sont pas polluées et/ou surexploités. Dans ces deux derniers cas, des processus artificiels (ayant un coût) peuvent potentiellement permettre de dépolluer ces ressources et/ou d’augmenter leurs productivités.

        (2) Il y a les ressources secondaires, qui sont extraites de la nature pour être utilisées par les Hommes sous forme d’ustensiles, d’oeuvre d’art ou d’énergie. Ces ressources sont souvent limitées en quantité (excepté les énergies renouvelables). Néanmoins, une partie d’entre elles peuvent être recyclé (métaux). Bien que ça ne soit pas toujours le cas (pétrole, uranium…).

        Qu’est ce que le travail ?

        Aux origines de nos sociétés, le travail consistait principalement en la transformation des ressources naturelles en consommables pour la société, par l’action humaine.
        Par exemple, la chasse était un métier nécessitant le travail de tuer: le chasseur devait tuer le gibier pour que celui-ci puissent-être consommé par la société.

        Néanmoins, les sociétés se sont complexifiées.

        L’exploitation des ressources naturelles (végétales et animales) ont fait apparaître le métier d’agriculteur.

        Le commerce à permis d’échanger les ressources locales avec d’autres ressources inaccessibles sur les territoires. Le métier de marchand est apparue.

        De plus, les sociétés ont eu besoin, pour être maintenue, d’une hiérarchisation des individus et de l’établissement de lois communes. Les métiers de politicien, de juge et de policier sont apparues.

        Il a ainsi été définie les notions de propriétés et de valeurs du travail. Les richesses sont apparues, la monnaie a été inventée. Le métier de banquier a été inventé tardivement pour protégé ces monnaies dont la valeur appartient au porteur.

        Les nations ainsi créées sont rentrées en conflit: le métier de soldat est apparu.

        Les problèmes rencontrés dans ces travaux ont nécessité de la recherche et de l’innovation: Les métiers de scientifique, ingénieur et technicien sont apparus.

        Il a également fallu transmettre le savoir aux jeunes générations: le métier d’enseignant est apparue.

        Enfin, les Hommes se sont posés des questions sur leur condition, sur leur place dans le monde: les métiers de philosophes, religieux et artistes sont apparues.

        Il existe nombre de métiers correspondant à des travaux bien différents. De plus, ces métiers, « racines » de nos sociétés, ont évolué sous de nombreuses formes. Par exemple, les marchands se sont diversifiés: certains ont fait appel à des transporteurs et sont devenus trader.

        Qu’est ce que la propriété ?

        A l’origine, la propriété était simple: les ressources appartenaient à la nature (le gibier) et l’action du travail (tuer le gibier) a fait du travailleur le propriétaire du gibier tué.

        Par extension, la propriété d’une ressource a été attribué:
        – au travailleur qui exploite cette ressource ou
        – a celui qui domine le travailleur (seigneur, roi, gestionnaire…)

        La ressource tirée de la nature par le travail subit ensuite différents processus (transport, transformation,…) qui ajoute une valeur à cette ressource. La valeur ajoutée de chaque étape est destinée (dans certaines proportions) au travailleur et/ou à celui qui le domine.

        Néanmoins, la définition de la valeur du travail est variable. Elle peut-être fonction de la difficulté (rarement), du nombre d’individus pouvant effectuer ce travail (fréquent), de l’offre et de la demande (majoritairement).

        La justice protège les travailleurs de l’injustice (appropriation de la valeur de leur travail par un tiers notamment).

        Qu’est ce que l’état ?

        Sans entré dans le détail, l’état est composé par un gouvernement, est délimité par des frontières et soumet les individus qui le compose à des lois qui lui sont propres.

        Le gouvernement peut avoir différentes architectures: anarchie, dictature, monarchie, démocratie et toutes leurs déclinaisons.

        Dans nos sociétés actuelles, les représentants de l’état sont souvent élus (république) et l’état vise l’obtention du bonheur de ses habitants.

        Néanmoins, différents courants de pensée prônent différentes architectures sociétales pour un tel but: capitalisme, communisme, libéralisme, écologie humaniste…

        Ces différentes formes mettent en avant différents points primordiaux pour l’accès au bonheur par tous:
        – la reconnaissance de la propriété privée
        – le contrôle ou non de l’état sur les marchés
        – le contrôle ou non de l’état sur les ressources

        Dans tout les cas l’état est garant de l’établissement des lois (législation) et de leurs applications (justice).

        Quelles différences entre propriété privée et publique ?

        Les principaux reproches fait à la propriété publique sont:
        – la tragédie des biens communs: les individus qui partageant l’exploitation d’un bien commun vont souvent exploiter ce bien à son détriment (surexploitation) afin de s’enrichir d’avantage que les autres exploitant. Ce comportement conduit souvent à la détérioration partielle ou totale de ce bien.
        – l’absence de motivation: les fonctionnaires (travailleur de l’état), n’ont pas nécessairement le souci d’un travail bien fait puisqu’ils touchent invariablement la même valeur, quelque soit le travail qu’ils effectuent. Le bien exploité ou le service fournit peut ainsi se détériorer.
        – le détournement de ces biens aux profits des gestionnaires ou des mieux placés.

        Les principaux avantages de la propriété publique sont:
        – la possession par tous des richesses de l’Humanité (art, patrimoine, savoir…)
        – l’accès équitable au travail et aux ressources

        Les principaux reproches fait à la propriété privée sont:
        – la domination de l’Homme par l’Homme. Le propriétaire d’une ressource devient par conséquent le propriétaire d’une partie du travail effectué par d’autres Hommes. Cette rétribution est la valeur de son travail de gestionnaire. Néanmoins, le propriétaire des ressources peut fixer lui même la valeur de son travail, et donc de la partie qu’il ponctionne sur le travail de ses « ouvriers » (des gens qui travaille sous sa direction sur sa propriété).
        – l’inégalité: une mauvaise définition de la valeur du travail et des biens génèrent des inégalités sociales vis à vis de l’accès au soins, aux ressources primaires, aux ressources secondaires. Ainsi, la valeur du travail n’est pas représentatif de sa difficulté ou de sa qualité: il dépend souvent de l’offre et de la demande. Certains gagnent ainsi des sommes considérables car leur travail et/ou leur image est très demandé (sportif de haut niveau, célébrité). D’autres gagnent des sommes considérables sur le dos des travailleurs car le système leur en donne les moyens (trader).
        – l’inégalité (2): Un individu né avec un héritage n’est pas l’égale dans la société d’un individu né sans héritage. L’héritage (droit du sang dans la transmission de la propriété) génère de grandes inégalités: la propriété et l’héritage font que la richesse ne vient pas nécessairement du travail d’un individu.
        – l’inégalité (3): ensuite, notre système fait que l’argent vas à l’argent. Plus l’individu a de la richesse et plus il peut faire de profit. Sa richesse (monétaire) ne dépend donc pas que de son travail.
        – un individu peut être propriétaire d’un objet fini sans être propriétaire de la ressource et sans avoir réalisé lui même le travail de transformation. Il ne fait que revendre cet objet en réalisant un bénéfice. Cette action est possiblement malsaine lorsque ces individus contrôlent le marché (pas de concurrence ou alors entente entre concurrents) et que le consommateur n’a pas une vision claire de ce qu’il achète (mauvaises informations ou pas d’informations sur la nature exacte du produit: provenance de ses composants, conditions de sa fabrication…). C’est également le cas lorsque le revendeur arrive à séduire le consommateur par une publicité qui fait intégrer à ce dernier de faux besoins. Ainsi le marchand, qui n’exploite pas la ressource et qui ne la transforme pas, peut conduire par son pouvoir (perversion d’un état ou d’individus) à la surexploitation de la ressource elle-même et des travailleurs.
        – l’exploitant peut surexploiter la ressource qu’il possède pour dégager des profits suffisants pour maintenir au augmenter son exploitation et/ou ses richesses et exploiter de nouveaux territoires (cas de quelques groupes miniers ou pétrolier).

        Les principaux avantages de la propriété privée sont:
        – La propriété privée est une source de motivation pour qu’un individu fournisse un travail. C’est là sont plus gros avantages. C’est un moyen de lutter efficacement contre la paresse et donc de soutenir l’innovation et la croissance de l’état.
        – La propriété privée (hors cas des grands groupes qui exploitent des ressources non renouvelable) fait que l’exploitant aura à cœur d’entretenir son bien pour que celui-ci produise un maximum et pour que ce bien soit transmissible.

        Et la nationalisation des ressources naturelles dans tout ça ?

        Le but prioritaire d’un état devant être le bonheur de son peuple dans l’instant et pour le futur, il doit veiller à éviter les dérives du système et les injustices. C’est le service minimum d’un état de droit et de justice.

        Ensuite, pour que le peuple puisse être heureux, il lui faut un accès minimum aux ressources primaires (sans lesquelles il meurt): eau, air, végétaux et animaux.
        Ces ressources ne peuvent donc appartenir à quelques individus.
        Elles sont le bien vital de tous.
        Vous citiez au début le cas de l’air. Nul n’est propriétaire de l’air. Le fabricant de bouteille d’air sous pression n’est propriétaire que de la mise sous pression de l’air, son travail. De même, l’agriculteur n’est pas propriétaire de la plante ou du sol mais de son entretien et de sa récolte. Les gestionnaires de semences ne sont pas propriétaires de l’espèce sélectionné mais de la sélection qu’ils ont effectué. Ces nuances sont capitales, mais pas toujours aisément distinguables dans la pratique.
        selon moi, un individu ne peut pas être propriétaire de ce qui est nécessaire à la survie de l’Homme. Un individu ne doit être propriétaire que de son travail.
        Les raisons sont simples:
        – le propriétaire de ces ressources primaires dominerait totalement les individus, et pourrait aussi leur donner le bonheur comme il pourrait le reprendre. L’humanité se doit donc d’être propriétaire des ressources primaires. Cela signifie que chacun doit être localement responsable de son territoire et de ses ressources primaires sans pour autant en être propriétaire totalement.
        – ensuite l’exploitation de ressources publiques ou privées pour le profit à conduit à la pollution et/ou à la surexploitation des ressources primaires. Ces deux paramètres peuvent-être contournés par les sciences et techniques mais auront un coût important que tous ne pourront pas assumer. Il est donc primordial d’utiliser au maximum les services « gratuits » de la nature dans la gestion des ressources primaires si l’on ne veut pas d’une société élitiste où seuls quelques uns auront une vie convenable. Néanmoins une telle gestion implique de ne pas exploiter la ressource dans l’objectif de faire un maximum de profit dans l’instant présent, mais de faire un profit raisonnable sur toutes les générations. Quelques Hommes ne peuvent donc prétendre à gérer ces ressources par le simple droit de propriété.

        Par ailleurs, la pollution des ressources primaires est souvent induite par l’exploitation des ressources secondaires, utiles mais non vitales. Le problème ne concerne donc pas la seule propriété des ressources primaires.

        Je pense donc qu’un individu ne peut prétendre à être seul propriétaire des ressources naturelles: elles sont le bien de l’Humanité. L’individu est en revanche propriétaire du travail qu’il effectue pour rendre consommable ces ressources.

        Ce constat ne résout cependant pas le volet pratique de la gestion de ces ressources: doit-on les nationaliser, i.e. rendre un état représentant du peuple (?) propriétaire? Un état ne cherche pas nécessairement le bien de l’Humanité et sert ses propres intérêt voir celui de ses dirigeants.
        Il est crucial que toutes les personnes travaillant sur- et utilisant une ressource puissent décider de son utilisation. Pour cela tous doivent être suffisamment informé des besoins de chacun.

        Pour conclure

        Ces mots ne sont que des pistes de réflexion qu’il convient de faire mûrir. La nationalisation telle qu’on l’entend classiquement et la propriété privée des ressources naturelles ne sont, selon moi, pas des solutions.

        L’étude, la gestion, l’exploitation, la transformation, la consommation de ces ressources et le recyclage des déchets induit (EG-ET-C-R) doivent-être des parties d’un tout.
        Ce tout doit être décomposé en systèmes d’échelles incrémentales: locale, régionale, nationale et mondiale.
        La rémunération des travailleurs devra dépendre de la qualité et du temps de travail qu’ils effectuent et augmenter (raisonnablement) avec l’étendue du système où ils travaillent (locale à mondiale).

        Je tâche de poser les jalons d’un système idéal d’exploitation de ces ressources sur un site que je vous invite à consulter:
        http://sites.google.com/site/cinetielle/home

        • gidmoz dit :

          @cinetielle
          Votre commentaire est intéressant. Vous livrez votre réflexion, votre analyse sur la société actuelle. Chaque étudiant devrait faire une telle démarche intellectuelle afin de mieux aborder les questions sociales qui l’intéressent. Votre approche me semble surtout sociologique. Je n’y vois que peu d’économie.

          Vous ne serez pas surprise que je suis en désaccord avec chaque paragraphe que vous avez écrit. Cependant, j’approuve votre référence à la tragédie des communs. Mais vous n’en tirez pas toutes les conclusions qu’on pourrait en tirer.

          Soit on réfute chacun de vos paragraphes. Comme votre commentaire est dense en idées diverses, une telle réfutation serait un immense travail. Les thèmes que vous abordez ont été maintes fois expliqués et réfutés par les intellectuels libéraux. Pour aborder ces thèmes, le site libéral http://contrepoints.org est une approche utile des problèmes de société.

          Je peux aussi vous répondre sur votre site http://sites.google.com/site/cinetielle/home

  2. gidmoz dit :

    @cinetielle
    vous dites « La nationalisation des ressources naturelles fait référence à l’appropriation et à l’exploitation par le travail de ces ressources naturelles par l’état ». La nationalisation est le vol par l’Etat de moyens de production appartenant à des propriétaires privés.

    Vous posez une bonne question « Qu’entend t-on par ressources naturelles ? « . Mais vous n’y répondez pas. Vous citez diverses marchandises ou choses qui seraient, selon vous, des « ressources naturelles ». Selon moi, une ressource naturelle n’existe pas. Une ressource est toujours et par définition de nature économique. Une ressource économique est produite par son propriétaire qui la produit. Il ne faut pas confondre une matière existant sur Terre et une ressource économique. Chacun peut produire une production dont la valeur est supérieure à la valeur que détruit ce producteur en consommant. Cette différence est un accroissement de la richesse mondiale.

    La loi commune ne provient pas d’une autorité politique. Louis XVI disait « je ne fais pas la loi, je l’applique ». Les juristes d’antan avaient conscience qu’une vraie loi existait et que l’autorité politique avait la lourde responsabilité de la découvrir pour la transcrire et l’appliquer. La loi positive est ce que décide l’autorité politique. Une loi positive peut être inique, illégale. Cette humilité du politicien devant le Droit Naturel a malheureusement tendance à disparaitre.

    Le travail n’a pas de valeur. Le produit du travail a de la valeur. L’artisan ou le salarié vend le produit de son travail. Il ne vend pas son travail, ce qui n’aurait aucun sens.

    La monnaie est un bien qui a de la valeur pour ceux qui l’utilisent pour leurs échanges commerciaux. Tout bien peut, a priori, servir de monnaie. La qualité d’une monnaie est sa « monétarité »(moneyness).

    Le droit de chacun pour défendre sa vie et ses biens est imprescriptible. Chacun peut combattre et tuer celui qui veut le tuer. Chacun peut confier ce droit de tuer à une police, à une milice, à une autorité politique.

    Une personne détient un droit de propriété sur une chose lorsqu’elle peut en jouir et exclure tout autre individu de cette jouissance. Je possède MA pomme. Et nul autre que moi ne peut manger MA pomme. C’est un droit exclusif et cessible. La plupart des litiges devant les tribunaux concernent le droit de propriété. Le droit de propriété est ainsi le fondement du Droit. On peut valablement dire que chacun est propriétaire de son corps. Il en résulte que tout litige judiciaire est un litige sur un droit de propriété.

    Un échange accepté est une double création de valeur, une double création de richesse pour l’humanité (Condillac, 18e siècle). En effet, le vendeur s’enrichit et l’acheteur s’enrichit. Sinon l’un des deux refuserait l’échange. L’échange est ainsi le premier moteur de création de richesse dans le monde. C’est l’immense découverte de Adam Smith(18e siècle) dans « la richesse des Nations ».

    La valeur n’existe que dans l’esprit d’un individu. La valeur est un sentiment de préférence. Elle se manifeste lors d’un échange. On peut donc parfois faire correspondre la valeur d’une chose avec une certaine quantité de monnaie.

    Un salarié vend le produit de son travail. Il est ainsi absurde d’imaginer que son client(l’employeur) s’approprierait indument le produit du travail du salarié. En effet, l’employeur a déjà acheté et payé le produit du travail du salarié.

    L’État est une mafia qui rançonne le peuple à son profit, au profit de la classe exploiteuse. Depuis le 18e siècle, les libéraux ont définit deux classes sociales. La classe exploiteuse est constituée de ceux qui vivent de l’impôt. La classe des exploités est ceux qui payent l’impôt. L’État ne survit que grâce à son habilité à produire des illusions au peuple, des mensonges agréables à entendre et à croire. Toute action de l’État est toujours une destruction nette de valeur et de richesse. Sans exception.

    Le but de l’État n’est pas le bonheur des habitants d’un pays. C’est de maximiser la recette fiscale pour en profiter, en faire profiter la classe exploiteuse des politiciens et autres fonctionnaires.

    Un élu ne représente aucun électeur puisqu’un bulletin de vote n’est pas un mandat pour agir. L’élu reçoit un mandat de l’État, et non pas du peuple. L’État ne représente ni la patrie, ni la nation, ni le peuple. L’État usurpe le droit de telles représentations.

    Toute action de l’État est une interdiction de produire, ou est un vol du contribuable. L’impôt est du vol, puisque non accepté.

    Le droit de propriété répond à un instinct quasi génétique de tout individu de posséder qq chose, de pouvoir en jouir, pour se nourrir, pour se loger, pour échanger. Le droit de propriété est aussi, un outil juridique permettant l’optimisation et la maximisation de la production. Ces deux aspects du droit de propriété en font le socle de toute société civilisée. L’économiste Hernando De Soto affirme que la seule cause de la pauvreté des pays est une absence de droit de propriété moderne. Il aide les États pauvres à moderniser leur législation sur le droit de propriété.

    L’inégalité des richesses entre les individus est naturelle. La combattre est aussi vain que de regretter que l’eau des fleuves se dirigent vers les mers. L’égalité en droit est un fondement d’une société juste et prospère. L »égalité en droit ne peut pas exister avec une égalité en richesse.

    L’échange crée une double richesse. L’échange est le seul moyen de répartir les richesses dans une population. L’échange est le seul moyen de réduire la pauvreté. Une subvention de l’État n’atteint jamais son but. Ce sont les mieux placés qui empochent l’argent(politiciens, fonctionnaires, resquilleurs). Ceux initialement visés par la subvention n’en reçoivent que des miettes.

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