saturation de l’effet de serre du CO2

La saturation de l’effet de serre du CO2
Les rayons du soleil se transforment en chaleur en touchant les objets. Les atomes de ces objets s’échauffent et transmettent leur chaleur d’une part par contact avec les autres atomes, et d’autre part, par irradiation dans l’infrarouge. La radiation infrarouge est arrêtée par une vitre. Ainsi s’explique l’effet de serre dans une voiture. Les rayons du soleil y rentrent, mais la chaleur infrarouge ne peut pas sortir par les vitres. La chaleur reste donc dans la voiture.

Les rayons du soleil se transforment en chaleur lorsqu’ils touchent la Terre. Et la Terre irradie alors de l’infrarouge. Cette radiation infrarouge repart en partie dans l’espace et en partie est absorbée par l’eau et par le CO2 présent dans l’air. L’oxygène et l’azote n’arrêtent pas les rayons infrarouges. S’il n’y avait que de l’oxygène et de l’azote dans l’atmosphère, la température sur Terre serait de -18°C, donc très froid. L’effet de serre est donc vital pour la vie sur Terre. Grâce aux molécules d’eau de l’humidité de l’air et des nuages, et grâce aux molécules de CO2, notre atmosphère arrête une partie de l’irradiation infrarouge en chauffant les molécules d’eau et de CO2 présentes dans l’air. Le CO2 assure entre 8 et 10% de l’effet de serre. Il y a aussi d’autres gaz qui contribuent, mais beaucoup moins, à l’effet de serre atmosphérique.

Le rayonnement infrarouge émet des radiations de plusieurs sortes, émet des photons de plusieurs sortes. Ces sortes de photons correspondent à de plages de fréquences différentes. Le CO2 absorbe et émet un certain type de photons, et l’eau absorbe et émet un autre type de photons. Ce ne sont pas les mêmes photons. Le CO2 n’absorbera pas un photon du type absorbé par l’eau. Et réciproquement, l’eau n’absorbera pas un photon du type de ceux qui sont absorbés par le CO2. Une molécule qui absorbe un photon infrarouge se réchauffe en vibrant davantage. Elle émet alors des photons identiques à que ceux qu’elle reçus. Les photons émis par le CO2 sont de même type que les photons reçu par le CO2.

Dans un gaz, chaque molécule se déplace à une vitesse de quelques 500 mètres à la seconde, et percutera une autre molécule au hasard, après une durée de parcours d’environ une nanoseconde, et d’une distance d’environ un demi micromètre. Puis ces deux molécules changeront toutes les deux de direction comme deux boules qui se percutent dans un jeu de billard. Dans cette « collision », la molécule la plus chaude transmet à la molécule plus froide une partie de sa chaleur. Les molécules plus chaudes se refroidissent et les molécules plus froides se réchauffent. Une molécule de CO2 perd ainsi sa chaleur par des collisions successives en réchauffant ainsi des molécules d’oxygène, d’azote, d’eau, ou d’autres molécules de CO2.

Dans même temps, chaque molécule envoie des photons d’un certain type, d’une certaine fréquence. Une molécule de CO2 émet sans cesse des photons et perd ainsi peu à peu de sa chaleur. La chaleur d’une molécule de CO2 se transmet ainsi par les collisions et par les radiations de photons de type CO2. Cette irradiation de photons sera ensuite absorbée par d’autres molécules de CO2, et uniquement par du CO2. La quantité totale des irradiations de photon CO2 décroit très vite avec l’altitude puisque 95% de la chaleur des molécules du CO2 est rapidement transmise par collisions, à des molécules qui ne sont pas du CO2.

Le GIEC sait que le rayonnement des photons de type CO2 sont absorbés et ré-émis par les molécules de CO2 de l’atmosphère. Mais le GIEC affirme, sans preuve, que ces molécules de CO2 ré-émettraient toute ces radiations reçues aux autres molécules de CO2. Pour le GIEC, les transferts de chaleur par collisions seraient négligeables. C’est inexact pour deux raisons. D’une part un satellite passant au dessus de la stratosphère ne voit quasiment aucun rayonnement de CO2. C’est donc que cette radiation du CO2 a été entièrement absorbée avant d’arriver à la stratosphère et de se perdre dans l’espace. Mais il y a une deuxième raison apportée par le Dr Heinz Hug en 1998. Hug a fait une expérience de laboratoire sur le transfert des radiations infrarouges de CO2 dans l’air. Il en a conclu qu’au dessus d’une couche de dix mètres d’air, il n’y reste plus que un millième du rayonnement de photons de type CO2. Or la stratosphère est à dix kilomètres de hauteur, c’est à dire mille couches de dix mètres d’air. Il est donc impossible qu’un satellite voit un rayonnement infrarouge significatif de CO2 venant de la Terre.

Alors la question centrale du GIEC est de savoir si un doublement de CO2 dans l’atmosphère pourrait, ou non, conduire à un plus grand réchauffement de l’air. Puisque une couche d’air de dix mètres suffit à stopper le rayonnement des photons de type CO2, un doublement de la quantité de CO2 dans l’atmosphère ne stopperait pas plus ce rayonnement. Il serait alors stoppé par une couche de cinq mètres d’air au lieu de dix mètres. Mais en aucun cas, cela ne peut changer le climat. Le terme « saturation de l’effet de serre du CO2 » signifie qu’une quantité de CO2 supplémentaire dans l’atmosphère ne modifiera pas le réchauffement de notre planète.

Pour moi, le débat scientifique est désormais quasiment clos. Il n’existe aucun réchauffement climatique qui serait causé par une émission anthropique de CO2. Il reste le débat sociologique et politique de savoir comment une telle erreur banale peut se transformer en immense gaspillage.

Pour en savoir plus, on peut lire le livre de François Gervais, « l’innocence du carbone ». Le professeur François Gervais a été nommé critique officiel du GIEC. Mais le GIEC n’a pas tenu compte de ses objections. La partie plus technique et thermodynamique est au chapitre 3. Un non-scientifique pourra quand même lire ce chapitre avec profit. Le livre « l’innocence du carbone » est une bonne synthèse des débats scientifiques du réchauffement climatique. Ce sont aussi de nombreuses questions de bon sens que se pose un citoyen étonné par des décisions politiques fondées sur des théories scientifiques erronées.

http://www.amazon.fr/Linnocence-carbone-Leffet-serre-question/dp/2226209166/ref=sr_1_1?ie=UTF8

À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

35 Responses to saturation de l’effet de serre du CO2

  1. Damien Vasse says:

    Je vous suis dans votre raisonnement : vous dites, les radiations thermiques CO2 disparaissent après 10m d’épaisseur d’atmosphère (je veux bien vous croire) ; vous dites aussi que le GIEC fait erreur sur la négligeabilité des transferts par collision (là aussi).
    Par contre, vous dites aussi qu’augmenter la quantité de CO2 (doublement par exemple) ne peut pas impacter significativement l’effet de serre. Là je ne vous suis plus, vous vous contredites.

    En effet, la chaleur du CO2 passe bien quelque part (cf ce que vous dites), elle est donc transmise d’une manière ou d’une autre aux autres fluides, autrement dit essentiellement l’eau liquide (océans, rivières, humidité) et les gaz atmosphériques. Cette énergie calorique est donc transférée du CO2 (qui n’émet ainsi quasiment plus de photons CO2) à d’autres molécules qui vont devenir relais et émettrices à leur tour (photons H2O par exemple).
    Si vous augmentez la quantité de CO2, vous augmentez la quantité absolue d’infrarouges captés par les molécules de CO2, par conséquent vous en laissez moins partir dans l’espace. Ces molécules excitées vont se désexciter par transfert (quel qu’en soit le moyen) et donc chauffer d’autres molécules. Cette augmentation du nombre de molécules excitées (chauffage) entraîne l’augmentation de l’évaporation, donc le nombre de molécules d’eau qui vont pouvoir elles aussi retenir des infrarouges. Voilà qui s’appelle une boucle de rétroaction positive, car à leur tour les molécules d’eau vont pouvoir exciter le CO2.
    Ce qui se passe c’est que vous augmentez les capacités de captation d’infrarouges et de diffusion thermique, donc vous augmentez l’agitation moléculaire globale, autrement dit la chaleur.

    Je reviens sur l’histoire des 10 mètres, de manière un peu plus scientifique plutôt que seulement logique. Le CO2 n’est pas concentré au raz du sol, de même pour les infrarouges à capter. Quant à ces derniers ils ne sont pas intégralement arrêtés par les gaz à effet de serre, comme je le disais plus haut et comme vous le disiez aussi dans l’article. Augmenter le nombre de molécules de CO2 augmente la concentration de l’atmosphère en CO2 (vu que le volume de l’atmosphère reste constant peu ou prou).
    L’équation des gaz parfaits nous dit : PV = nRT, or on peut considérer que Pression et Volume restent constants (R étant une constante) quand n (quantité de matière = nombre de molécules) augmente dans notre atmosphère (en ce qui concerne le CO2). Ce qui veut dire que la Température pour que l’égalité soit toujours vraie est plus basse, autrement dit que le gaz (CO2) a perdu de la chaleur par rapport à l’état de départ (son excitation est moindre, son état est un peu moins gazeux). Cette chaleur a forcément été transmise quelque part donc à tout ce qui peut l’accueillir, par exemple les océans qui peuvent se dilater (devenir moins liquides, ce qui est observé) et s’évaporer, les glaciers qui peuvent devenir moins froids. Ce d’autant plus que les échanges de chaleur sont facilités par les circulations océaniques qui apportent de l’eau à réchauffer.

    • gidmoz says:

      Il faut se souvenir que O2 et N2 représentent 90% de l’air environ. Or O2 et N2 laissent entièrement passer tous les infrarouges. Lorsque une molécule de CO2 transfert de la chaleur à une molécule de O2 par collision, cette chaleur ne va pas irradier. Cette molécule de O2 sera plus chaude et elle montera plus haut dans l’atmosphère.
      Lorsque une molécule de CO2 « chauffe » les molécules de O2 ou de N2, le transfert de chaleur ne sera plus jamais radiatif pour cette quantité de chaleur là.

      En d’autres termes, le CO2 transfère une partie sa chaleur aux molécules de O2 et de N2, lesquelles molécules ne rayonneront pas du tout.

      Apres quelques mètres d’atmosphère, le flux radiatif des photons CO2 sera entièrement transformé en chaleur non radiative. ce qui infirme la thèse du GIEC.

      Cette réfutation de la thèse du GIEC est tellement simple que le professeur François Gervais se demande comment le GIEC a osé écarter cette réfutation du flux radiatif de CO2. Pourtant l’expérience de Heinz Hug date de 1998, depuis cinq ans. C’est un délai suffisant pour que chacun puisse voir si la mesure de Hug serait erronée ou non.

      Pour moi, cette affaire n’est pas entièrement close. Je veux encore vérifier qq détail scientifique malgré mon manque de compétence en mécanique quantique, en cinétique des gaz et en thermodynamique.

      Je me renseigne pour savoir ce qui se passe exactement lorsqu’une molécule de CO2 reçoit un « photon CO2 ». Quel est le délai pour que cette molécule émette à nouveau un photon CO2? J’aimerai qu’un scientifique me confirme que la molécule de CO2 émettra après un délai supérieur à la nanoseconde. C’est le délai qui permet à la molécule de CO2 d’entrer en collision avec une autre molécule quelconque d’air transférant sa chaleur par collision et cessant alors l’émission de photon CO2.

      J’attend donc de connaitre, pour une molécule moyenne de CO2 recevant un photon CO2, la proportion d’énergie retransmise par rayonnement et la proportion émise par collision. Ce résultat confirmera sans doute que l’énergie est principalement transmise par collision. Mais, c’est probablement possible de le vérifier avec les formules de la thermodynamique. J’attend, en ce moment, des réponses de deux scientifiques compétents dans ce domaine.

      • Damien Vasse says:

        Très simplement, lorsque vous chauffez un gaz, il ne reste pas froid. La chaleur n’est pas limitée à l’émission d’infrarouges, c’est avant tout un état d’agitation de la matière. Vous semblez ne considérer que l’effet radiatif or un gaz est un état de la matière. Toute matière peut irradier, peut conduire et peut participer à la convection. Ce sont les 3 modes de transfert de chaleur. Plus une matière est chaude, plus ses atomes/molécules vont être agités, plus ils vont être excités, ce qui résultera en l’émission de photons et en une augmentation des collisions avec ce qui les environne.
        Dans le cas présent, si O2 et N2 sont collisionnés plus souvent, leur température augmente et donc la température de l’air augmente.
        Je ne sais pas bien si vous réalisez ce que vous dites : quand je chauffe ma couche d’air, sa température reste constante. Ça n’a bien évidemment pas de sens. Et si ce phénomène était ce que l’on mesurait, cela voudrait dire que cet excédent de chaleur est rapidement transféré hors du système « couche d’air », autrement dit – je me répète – aux autres masses susceptibles d’être chauffées, les meilleurs candidates étant les masses d’eau liquide car le transfert de chaleur vers les sols est un peu plus difficile.

      • Damien Vasse says:

        Oh et je rajoute que toute émission de photon chauffe par radiation (prenez les micro-ondes, les rayons ionisants, pour ne citer qu’eux) seulement les infrarouges sont les plus efficaces. Que l’O2 et le N2 n’émettent pas d’infrarouges ne change rien à l’affaire, ils émettent eux aussi des photons qui participent du transfert radiatif.

        • shuniata says:

          yes but !

          l’oxygène et l’azote réémettent une partie de l’énergie reçue du dioxyde de carbone et une partie de cette réémission se perd dans l’espace.

          tout la question est de connaitre la proportion d’énergie perdue par le CO2 du fait des collisions et de l’énergie ultérieurement dissipée dans l’espace par les autres gaz

          si au final la proportion réémise et perdue est négligeable, le GIEC a raison de ne pas prendre le phénomène en considération

          sinon et bien au GIEC on n’en est pas à une erreur prêt……….

          voir http://www.pensee-unique.fr/

      • Monsieur Gidmoz, Votre approche est tout à fait correcte. Vous devriez vous intéresser ) la théorie des chocs en thermodynamique. Selon celle-ci la fréquence de collisions d’une molécule dans une masse d’air à 15° est de l’ordre de 10 milliards/seconde. Par contre la durée de l’état excité de la molécule de CO2 et de l’ordre du millième de seconde. La molécule a beaucoup plus de chance de perdre sont excès d’énergie par conduction à chaque choc avec les molécules d’air qu’en ré-émettant un photon. C’est pour cela que l’absorption est si rapide. Félicitations pour votre raisonnement !

    • jeanmarcbonnamy says:

      Votre raisonnement est parfaitement exact…..jusqu’à un certain point. En effet les photons réémis par le CO² sont de la meme frequence que ceux absorbés et ne peuvent exciter que du CO².Donc toute l’energie du CO² est transmise aux autres molecules par conduction..
      allez voir les vidéos YouTube accuséCO²levez-vous

    • jeanmarcbonnamy says:

      Vous vous contredisez : vous admettez que le CO² existant absorbe la totalité des infrarouges et que si on augmentait la concentration en CO² il absorberait encore pde lus d’infra rouges ?????
      Je vous suggère d’aller voir les vidéos « accusé CO² levez vous » dans lesquelles j’explique en détail ce qu’est l’effet de serre dont je donne une définition thermodynamique et comment la saturation de l’effet de serre du CO² exonère complétement ce gaz de toute participation à un réchauffement au delà de ce qu’il fait déjà.

  2. Damien Vasse says:

    Oh et je rajoute que toute émission de photon chauffe par radiation (prenez les micro-ondes, les rayons ionisants, pour ne citer qu’eux) seulement les infrarouges sont les plus efficaces. Que l’O2 et le N2 n’émettent pas d’infrarouges ne change rien à l’affaire, ils émettent eux aussi des photons qui participent du transfert radiatif.

    • gidmoz says:

      40 ans après mes cours de thermo, mes connaissances se sont bien effacées. Enfin je vais m’y replonger. Je veux approfondir l’exposé rudimentaire que donne Gervais dans son livre. En particulier, une bonne approche théorique me semble possible, sans même procéder à une expérience. En effet, ce que nous recherchons est de savoir comment réagit une molécule de CO2 lorsqu’elle reçoit un rayonnement de photons CO2. je les appelles photons CO2 pour faire court.

      On a qq élements d’information sur sa vitesse, sur la durée entre les collisions. Mais je veux savoir encore qq détails qui me semblent utiles. quelle quantité d’énergie la molécule recoit-elle entre deux collisions? quelle énergie échange t elle dans une collision. La molécule de CO2 envoie-t-elle un photon dès qu’elle a reçu un photon? Ou bien avec un délai de retard. Et cet hypothétique délai serait-il supérieur à une nanoseconde?

      Si la molécule de CO2 émet sans aucun délai les photons lorsqu’elle en reçoit, alors la thèse du GIEC serait vraie. Mais comme on ne constaterait aucun rayonnement de CO2 à 10 mètre d’altitude, cette thèse du GIEC serait fausse. Mais j’aimerai aussi le comprendre par une analyse précise du comportement de la molécule de CO2.

      Muni de toutes ces informations, on pourra en déduire si la molécule de CO2 transmet davantage l’énergie des photons reçus, par collision ou par émission de photons.

      Il y aura ensuite une approximation à faire pour faire la résultante de tous les collisions.

      Si un lecteur a qq connaissances ou qq compétence en thermodynamique, j’attend ses réponses à mes questions avec grand intérêt.

      • Damien Vasse says:

        Vous faites une fixette sur la radiation or, comme je l’ai souligné, ce n’est qu’un seul des 3 processus de transfert d’énergie et donc de chaleur. Dois-je vous rappeler ce qu’il se passe quand vous posez un pied sur le carrelage ou une barre de métal ? Vous avez l’impression qu’ils sont froids parce que la chaleur de votre pied se trouve très rapidement diffusée (et non irradiée) dans le matériau en question. La même chose avec l’eau liquide, qui a un pouvoir de diffusion important, d’où son utilisation comme fluide caloporteur dans les centrales.
        La vitesse de réémission d’un photon par le CO2 n’a aucune espèce d’importance, tout ce qui compte c’est que plus vous injectez de carbone dans l’atmosphère, plus vous capturez de photons infrarouges qui auraient normalement dû quitter la Terre, donc plus vous séquestrez d’énergie solaire dans le système ouvert planète Terre, séquestration qui se produit essentiellement dans les couches fluides. Ça n’est pas plus compliqué que cela.

        Je le redis, la chaleur n’est pas limitée aux infrarouges, je ne sais pas si ce sont les lunettes de vision nocturne qui vous amènent à le penser mais non, vraiment.

        « Si un lecteur a qq connaissances ou qq compétence en thermodynamique, j’attend ses réponses à mes questions avec grand intérêt. »
        Hum… c’est pas pour me vanter mais je crois bien être dans cette catégorie hein 😉

    • jeanmarcbonnamy says:

      Non, c’est faux, ils n’émettent pas de photons car ils ne sont transparents aux IR et ne sont donc pas excités ce qui évidemment interdit toute réémission

      • Stephane Gerard says:

        « Non, c’est faux, ils n’émettent pas de photons car ils ne sont transparents aux IR et ne sont donc pas excités ce qui évidemment interdit toute réémission »
        Non, c’est faux, l’énergie d’excitation du CO2 peut être convertie en énergie cinétique transmise aux molécules de O2 ou N2 lors de collisions inélastiques. Et le processus inverse est bien sûr possible : une molécule de CO2 peut regagner un photon lors d’une autre collision inélastique. Donc, globalement, tant que la pression reste élevée, le rayonnement reste prisonnier de l’air. L’élévation de température qui résulte de la capture de photons infra-rouges va provoquer une convection qui va entraîner l’air en altitude, là où la pression est de plus en plus faible. A un moment donné, la pression est si basse que le parcours moyen du CO2 est suffisamment long pour qu’il aie le temps de se désexciter. A une telle altitude a lieu le rayonnement thermique de la terre vers l’espace. En augmentant la concentration de CO2, on augmente aussi cette altitude, rendant ainsi moins efficace le rayonnement thermique en vertu de la loi de Stefan. Dès lors, la température grimpe dans la troposphére puisque la chaleur est rayonnée moins efficacement vers l’espace.

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  4. Ce que tu dis est vrai : En augmentant la concentration du CO2, on n’augmente pas la proportion de rayon capturée par l’effet de serre mais on élève l’altitude à laquelle ils sont libérés.

    Maintenant on applique ça à la terre : si on double la concentration de CO2, l’altitude à laquelle les rayons sont libérés augmente. Mais avec l’altitude, la pression et donc la température diminue et le gradient de température avec le fond cosmologique diminue.

    Et donc l’échange thermique est moins élevés. La conséquence, c’est que toutes la colonne d’air voit sa température augmentée. Y compris au niveau du sol.

    PS : je n’ai pas trouvé ça tout seul. Ce que tu écrivais n’était pas en contradiction avec mes souvenirs de thermo. Et comme je continue à croire à la qualité du débat scientifique, je me suis dit que d’autres avaient étudié la question. Et je suis tombé sur ce lien : http://www.lmd.jussieu.fr/~jldufres/publi/2011/Effet_de_serre_Palais_smi2010.pdf ;

    • jeanmarcbonnamy says:

      C’est complétement faux. Je pense que vous faites allusion à l’aberrante théorie selon laquelle « l’effet de serre est plus subtil qu’on croit  » et qui introduit la non moins absurde « altitude d’émission »
      La température de la Terre ne peut être estimée comme pour tous les autres astres que par l’analyse du spectre et son identification à une courbe de Planck. L’équilibre thermique exige que l’énergie absorbée doit être égale à l’énergie émise. Ceci constitue ce que j’ai baptisé Théorème Fondamental dont la corolaire est que la température de la Terre ne peux varier que par l’effet d’une variation de l’albedo (à soleil constant et en négligeant la géothermie) ou de l’effet de serre. Aucun procédé atmosphérique ne peut jouer un rôle s’il n’est pas médiaté par l’un ou l’autre de ces critères, ce qui n’est pas le cas de votre théorie

      • Stephane Gerard says:

        « Aucun procédé atmosphérique ne peut jouer un rôle s’il n’est pas médiaté par l’un ou l’autre de ces critères, ce qui n’est pas le cas de votre théorie. »
        C’est justement le cas de la convection, que vous oubliez dans vos raisonnements. Celle-ci est « médiatée » par la température, qui est elle-même influencée par la concentration en GES.

  5. shuniata says:

    yes but !

    l’oxygène et l’azote réémettent une partie de l’énergie reçue du dioxyde de carbone et une partie de cette réémission se perd dans l’espace.

    tout la question est de connaitre la proportion d’énergie perdue par le CO2 du fait des collisions et de l’énergie ultérieurement dissipée dans l’espace par les autres gaz

    si au final la proportion réémise et perdue est négligeable, le GIEC a raison de ne pas prendre le phénomène en considération

    sinon et bien au GIEC on n’en est pas à une erreur prêt……….

    voir http://www.pensee-unique.fr/

    • jeanmarcbonnamy says:

      allez voir mes vidéos sur YouTube « accusé CO² levez vous » vous y trouverez la preuve que le CO² ne peut plus intervenir dans le réchauffement et bien d’autres choses qui répondront à vos interrogations

  6. Ping: wedding dj gold coast

  7. Stephane Gerard says:

    Bonjour, Je ne vais pas passer mon temps à relever les nombreuses incohérences et inexactitudes dans votre texte, d’autres l’ont en partie déjà fait dans les commentaires précédents. Mais quand j’ai lu ceci : « Il est donc impossible qu’un satellite voit un rayonnement infrarouge significatif de CO2 venant de la Terre. » j’ai failli avaler mon café de travers ! Le rayonnement émis par la terre est mesuré par satellite. Un exemple du spectre que l’on obtient ainsi : https://goo.gl/images/G6xA7Y
    Les creux que l’on peut voir dans la courbe de Planck correspondent précisément aux fréquences auxquelles les gaz à effet de serre absorbent les photons. On a là une véritable photographie de l’effer de serre !

  8. Stephane Gerard says:

    « Il est donc impossible qu’un satellite voit un rayonnement infrarouge significatif de CO2 venant de la Terre. » Cet image montre que grâce aux observations par satellite, on voit clairement l’effet des GES sur le rayonnement de la Terre. En l’occurrence, les creux dans le spectre de Planck sont dus à ce qui rayonné vers la Terre par les GES.

    • Dominique Denonne says:

      Mais bien sûr qu’on voit le spectre de la terre depuis l’espace. Mais imaginez bien que ce graphique est reconstitué à partir de la seule fenêtre d’émission de la terre et avec l’aide de ballons sondes qui permettent de calibrer les mesures satellitaires et de reconstituer ce graphique. La surface comprise entre la « courbe de planck  » et l’abscisse représente l’énergie émise par le corps noir appelé terre. Les creux dans cette courbe représente le blocage que provoque les GES dans l’émission de radiation infrarouge sur leurs longueurs d’onde spécifiques. Le point le plus bas du creux de CO2 correspond sauf erreur à la température d’émission de ce CO2. (Non indiqué sur ce graphique). On est alors à la saturation.

      • Stephane Gerard says:

        Il n’y a pas saturation car plus il y a de GES, plus la basse atmosphère peut absorber une grande quantité d’énergie. L’énergie ne pourra être libérée par rayonnement vers l’espace qu’à très haute altitude, et cette altitude sera d’autant plus élevée que la concentration en GES est élevée. Plus l’altitude de rayonnement est élevée, moins la puissance rayonnée est élevée.

  9. Dominique Denonne says:

    Vous oubliez que nous avons affaire à des gaz qui émettent à des longueurs d’onde bien définies correspondant à des températures bien définies, peu importe l’altitude. La terre n’est pas une source infinie d’énergie. Si vous regardez sur la courbe de Planck, les largeurs d’émission – absorption du CO2 correspondent à une énergie bien définie qui ne est pas extensible à l’infini. Si toute cette énergie est absorbée, difficile d’en trouver davantage. Imaginons que la concentration en GES augmente, la quantité de molécules en altitude augmente en conséquence mais elles ne peuvent absorber l’énergie radiative de la terre qui est déjà bloquée dans les couches inférieures de l’atmosphère. Reste uniquement l’énergie que ces molécules pourraient capter dans l’atmosphère par suite des chocs avec les molécules d’air (théorie cinétique des gaz). Mais en altitude cette énergie s’affaiblit considérablement et il faut voir si elle sera suffisante pour provoquer l’émission d’un photon de la part d’une molécule de CO2…

    • Stephane Gerard says:

      « Vous oubliez que nous avons affaire à des gaz qui émettent à des longueurs d’onde bien définies correspondant à des températures bien définies »
      Vous dites « températures » à la place de « fréquences », sans doute un lapsus.
      En qui concerne votre remarque qui suit sur la courbe de Planck, elle n’est pas correcte/pertinente, puisqu’en ordonnée, vous avez la puissance rayonnée par unité de surface et par frequence, et non la quantité totale d’énergie par fréquence !
      « Si toute cette énergie est absorbée, difficile d’en trouver davantage. »
      Si la puissance du rayonnement thermique en altitude est inférieure à celle de la surface, alors l’énergie ne peut que s’accumuler dans la troposphére. Et il n’y a pas de limite puisque l’énergie thermique rayonnée par la surface vient de l’énergie solaire reçue en permanence.
      « Imaginons que la concentration en GES augmente, la quantité de molécules en altitude augmente en conséquence mais elles ne peuvent absorber l’énergie radiative de la terre qui est déjà bloquée dans les couches inférieures de l’atmosphère. »
      L’énergie n’est pas bloquée dans la basse atmosphère car il y a convection.
      « Mais en altitude cette énergie s’affaiblit considérablement et il faut voir si elle sera suffisante pour provoquer l’émission d’un photon de la part d’une molécule de CO2… »
      La libération des photons à haute altitude n’est conditionnée par l’énergie (De quelle énergie parlez-vous ? Les photons d’infra-rouge ont tous la même énergie.) mais par la pression. Si la pression est trop élevée, le parcours moyen de la molécule de CO2 est trop court pour qu’elle aie le temps de se désexciter.

  10. Dominique Denonne says:

    « Vous dites « températures » à la place de « fréquences », sans doute un lapsus. » Réponse :
    Selon la loi de Wien il y a une relation entre température et longueur d’onde du maximum d’émission.
    « puisqu’en ordonnée, vous avez la puissance rayonnée par unité de surface et par frequence ». Réponse : En ordonnée vous avez la radiance en W/cm2 sr cm-1 et en abscisse le nombre d’onde en cm-1 ce qui donne une énergie par surface tout à fait cohérente.
    « L’énergie n’est pas bloquée dans la basse atmosphère car il y a convection » Réponse : le rayonnement de surface aurait du mal à faire de la convection, c’est cette énergie là qui est directement bloquée par le CO2 de basse altitude. C’est l’air chaud qui fait de la convection et l’air chaud n’est pas radiatif.
    « puisque l’énergie thermique rayonnée » Réponse : Faudrait savoir s’il s’agit d’énergie thermique dégradée et qui ne rayonne pas ou de l’énergie infrarouge qui elle est rayonnante.

    • Stephane Gerard says:

      « Selon la loi de Wien… » En l’occurence, ici nous utilisons la loi de Planck, et pas la loi de Wien, qui est une loi empirique du 19ème siècle, inexacte pour les hautes et les basses fréquences étant donné qu’elle ne prend pas en compte la quantification de l’énergie. Et je persiste en disant que vous vous trompez en employant le mot « température » là où on attendrait « fréquence ». Parler de température pour une particule n’a pas de sens, c’est une grandeur qui caractérise un ensemble de particules. Une courbe de Planck caractérise une température bien précise.

      « puisqu’en ordonnée… » : vous n’avez pas compris ce point, et donc, reprenons ce que vous disiez au départ :
      « Si vous regardez sur la courbe de Planck, les largeurs d’émission – absorption du CO2 correspondent à une énergie bien définie qui ne est pas extensible à l’infini. »
      Cette remarque montrait clairement que vous vous méprenniez sur la signification de l’ordonnée.

      « …le rayonnement de surface aurait du mal à faire de la convection… » : le rayonnement de la surface de la Terre est capturé à basse altitude par l’air grâce au GES, il est converti en énergie thermique (collisions inélastiques entre CO2 et O2 et N2). Donc, la basse atmosphère se réchauffe, donc la convection a lieu. L’air devient radiatif quand la pression devient suffisament basse, c’est à dire au sommet de la troposphère.

      « Faudrait savoir s’il s’agit d’énergie thermique dégradée et qui ne rayonne pas ou de l’énergie infrarouge qui elle est rayonnante. » Comme je l’ai déjà expliqué, les nombreuses collisions inélastiques qui se produisent entre d’un part, le CO2, et d’autre part le O2 et N2, font que des transferts entre énergie cinétique et énergie d’excitation du CO2 ont lieu en permanence dans les deux sens. On peut donc considérer que globalement, le CO2 conserve son excitation, jusqu’à ce que la pression soit suffisament basse. Quand la pression diminue, le temps entre deux collisions augmente, et quand on arrive à environ une seconde, la molécule de CO2 a suffisament de temps pour se désexciter.

  11. Dominique Denonne says:

    Stephane Gérard, vous êtes agaçant. Vous jouez au troll. La loi de Wien est d’application. C’est elle qui permet de faire le lien entre la température de la terre et l’énergie de 390 W qu’elle rayonne.
    Vous savez très bien que la surface de l’empreinte laissée par l’absorption du CO2 dans la courbe de Planck correspond à une énergie.Ou alors vous n’avez pas compris que l’intégration de la surface située entre la courbe de Planck et l’abscisse représente une énergie.
    L’énergie de choc inélastique (thermique) est insuffisante pour provoquer un saut quantique et l’émission d’un photon par le CO2.
    L’émission de surface de la terre n’est que radiative. Si vous voulez parler de l’atmosphère c’est autre chose.
    Adieu Monsieur.

  12. Dominique Denonne says:

    De jmbonnamy@aol.com réponse à Mr Gérard Stephane
    Cher Monsieur Gérard Stephane,
    Mon mot de code n’étant plus reconnu par le site j’ai été dans l’impossibilité de répondre à certains de vos commentaires et plutôt que de les reprendre un à un au risque de me répéter je voudrais vous livrer mes impressions en block.
    De façon générale sans vouloir vous offenser que vous commettez beaucoup d’erreurs liées au fairt que vous ignorez ou plus souvent interprétez mal un certain nombre de données physiques de base.
    Au premier plan vous ne faites pas une distinction assez claire entre l’énergie calorifique qui est une énergie mécanique et l’énergie radiative qui est d’origine électromagnétique et vous maitrisez mal les processus de transformation de l’une dans l’autre, ce qui vous conduit également à mal interpréter les Lois du Corps Noir
    L’énergie calorifique (la chaleur) est une énergie mécanique qui correspond à l’énergie cinétique de toutes les molécules d’un corps chaud. La température représente l’énergie moyenne de ces molécules. Dans les liquides et les solides les molécules se déplacent librement et n’interfèrent pas entre elles de sorte que la chaleur se traduit par une augmentation de leur vitesse d’agitation. Dans un solide les molécules ne peuvent pas se déplacer librement et interagissent entre elles de sorte que l’énergie calorifique correspond à l’énergie emmagasinée sous forme de vibrations des molécules.
    Vous dites quelque part que la notion d’une particule isolée n’a pas de sens et que cette notion de température ne s’applique qu’à des systèmes comprenant de nombreuses molécules. Vous commettez une erreur en disant cela car pour une molécule isolée les notions de vitesse de cette molécule et de vitesse moyenne des molécules sont évidemment identiques. L’espace est traversé de molécules très chaudes mais en très petit nombre par m²
    L’énergie radiative est une énergie de nature électromagnétique qui correspond à l’absorption d’un photon dont la fréquence correspond à l’une des fréquences caractéristiques d’un corps. Les photons sont caractérisés par leurs fréquences qui correspondent aussi à leur énergie. Selon l’énergie d’un photon son absorption peut provoquer une dissociation du noyau d’un atome, le déplacement sur une orbite supérieure d’un électron d’un atome ou la vibration des composants d’une molécule qui agissent comme s’ils étaient reliés par de petits ressorts. Aux énergies en jeu dans le domaine des infrarouges qui interviennent dans les problèmes de réchauffement, seule l’excitation moléculaire entre en jeu. Une molécule excitée tend à retomber à son niveau standard (ground state) et elle peut le faire de deux et de deux façons seulement. Elle peut réémettre un photon qui est à la direction prés rigoureusement identique à celui qui l’a excitée. La seule source d’infrarouge est le sol de la Terre et un photon réémis peut être considéré comme un photon terrestre dévié et légèrement retardé. Avec cette assimilation tous les photons ont la Terre pour origine. Ce photon réémis ne peut exciter à son tour que le même gaz (ou un gaz ayant des fréquences caractéristiques identiques lorsqu’il y a superposition de spectre d’absorption). Dans la gamme d’absorption du CO² un photon qui est absorbé et réémis ,ne peut exciter exclusivement qu’une autre molécule de CO². Notez également que les résonances étant discrètes l’excitation et la désexcitation sont des phénomènes quantiques totalement indépendants de l’environnement.
    La seconde façon que possède une molécule pour se désexciter est par collision avec d’autres molécules dont la vitesse et donc l’énergie s’accroissent. Ces collisions correspondent à la conduction. Dans l’atmosphère le délai moyen entre deux désexcitations est de l’ordre de plus de mille fois le délai moyen entre deux collisions de sorte que la conduction l’emporte très largement sur la réémission de photons.
    Notez incidemment qu’une molécule excitée ne devient pas plus chaude puisque cela ne change pas sa vitesse de propagation, mais l’énergie électromagnétique stockée lors de l’excitation peut se transformer en énergie calorifique.
    Le contraire n’est pas toujours vrai car l’axiome selon lequel un corps chaud irradie n’est valable que pour les corps solides et est totalement erroné pour les gaz et les liquides. La raison en est que les ondes électromagnétiques ne peuvent être créées que par des particules électriquement chargées se déplaçant dans un champ magnétique. Dans les gaz les molécules sont électriquement neutres et ne se déplacent pas dans un champ magnétique. Dans un solide du fait de leur proximité les composants chargés de la molécule vibrent dans le champ de leurs voisins et peuvent donc générer des radiations ; Vous écrivez quelque part que les énergies cinétiques et d’excitation s’échangent mutuellement mais ce n’est pas vrai. Un gaz chaud n’émet pas de radiation, sinon le vent brouillerait les émissions de télé !
    La conséquence de cette remarque est que les lois du Corps Noir s’appliquent exclusivement aux corps solides et que c’est une hérésie que de les appliquer aux gaz. La loi de Stephan en particulier découle strictement des lois du Corps Noir et est totalement inapplicable aux gaz. L’effet de serre s’explique par le fait que l’ajout d’une quantité de GES à une atmosphère qui n’en contient pas bloque une partie des fréquences émises ce qui provoque une indentation de la courbe de Planck initiale et une réduction de sa surface (qui correspond à l’énergie émise laquelle doit être égale à l’énergie reçue supposée constante) pour retrouver cette surface la température de la Terre doit s’élever ce qui se traduit par un déplacement de la courbe de Planck mesuré par la Loi de Wien, proportionnel à la teneur de ce GES dans l’atmosphère. La saturation correspond évidemment à la teneur pour laquelle 100% des fréquences concernées sont absorbées.

    Quelques autres remarques : vous considérez que la convection est un moyen de transfert d’énergie. Cela est faux, la convection n’est qu’un transport de molécules chaudes d’un point à un autre qui ne peut jouer aucun rôle dans un bilan thermique. Ailleurs vous dites que l’effet de serre du CO² n’est pas saturé alors que cela résulte des graphiques du GIEC et d’autres qui font apparaitre qu’aucun rayonnement infrarouge de la gamme absorbée par le CO² n’atteint l’atmosphère, ce qui montre qu’ils sont tous absorbés ce qui est la définition même de la saturation.
    Par ailleurs et plus fondamentalement je vous renvoie à mon livre « Réchauffement Climatique : le Pavé dans la Mare » dans laquelle vous trouverez plus de développement au sujet des points précédents. Vous y verrez également qu’un bilan thermique global aux niveaux des interfaces Terre/atmosphère et atmosphère/espace prouve qu’un réchauffement ne peut être causé que par une variation de l’albédo ou de l’effet de serre ce qui est un critère d’appréciation de la possibilité pour un phénomène atmosphérique de jouer un rôle dans le réchauffement, ce qui exclue bien sûr la convection et rend caduques et sans intérêt les raisonnements basés sur des distributions particulières des températures dans l’atmosphère, la stratosphère ou où vous voulez qui ne peuvent jouer le moindre rôle.
    Cordialement

    • Stephane Gerard says:

      Vous m’accusez de commettre des erreurs sans mettre en évidence les passages de mes commentaires incriminés. Ce procédé est malhonnête car il ne me permet pas me défendre ! Quant au long laïus sur la différence entre énergie thermique et énergie provenant de l’excitation de niveaux quantiques, ce n’était vraiment pas nécessaire, si vous aviez mieux lu mes commentaires, vous auriez vu que je fais clairement la distinction entre les deux.

      « Vous écrivez quelque part que les énergies cinétiques et d’excitation s’échangent mutuellement mais ce n’est pas vrai. »
      Désolé de vous contredire, mais si, c’est possible lors de collisions inélastiques. Je vous renvoie à la littérature abondante sur le sujet.

       » Cela est faux, la convection n’est qu’un transport de molécules chaudes d’un point à un autre qui ne peut jouer aucun rôle dans un bilan thermique. »
      Encore une fois, vous m’avez très mal lu : je n’ai jamais dit que la convection intervenait dans le bilan thermique. J’ai dit qu’elle était le mécanisme par lequel l’air chaud était entraîné à une altitude où la pression est suffisamment basse pour permettre le rayonnement.

      « La conséquence de cette remarque est que les lois du Corps Noir s’appliquent exclusivement aux corps solides et que c’est une hérésie que de les appliquer aux gaz. »

      Il est d’usage dans la littérature d’appliquer la loi des corps noirs au soleil, qui est fait de gaz… Je vois absolument pas en quoi l’état de la matière intervient sur le champ d’application de cette loi, un corps noir étant essentiellement caractérisé par le fait qu’il absorbe parfaitement le rayonnement.

       » Vous commettez une erreur en disant cela car pour une molécule isolée les notions de vitesse de cette molécule et de vitesse moyenne des molécules sont évidemment identiques. »

      Je persiste, parler de température pour une molécule n’a pas de sens. De même, parler de la vitesse d’une molecule isolée n’a pas de sens, la vitesse étant toujours définie par rapport à un référentiel, qui peut être une autre molécule, mais alors la première n’est plus isolée.

      « Ailleurs vous dites que l’effet de serre du CO² n’est pas saturé alors que cela résulte … »

      Là je reconnais que ma formulation est maladroite. Il y a saturation du CO2 existant, mais si on rajoute du CO2 en continu, alors toujours plus de rayonnement peut être absorbé, et c’est dans ce sens que j’affirme qu’il n’y a pas saturation.

      « …alors que cela résulte des graphiques du GIEC et d’autres qui font apparaitre qu’aucun rayonnement infrarouge de la gamme absorbée par le CO² n’atteint l’atmosphère… »

      Quel graphique ? Quelle page de quel rapport ? Difficile de me prononcer sur un graphique que je n’ai pas vu.

      « …et d’autres qui font apparaitre qu’aucun rayonnement infrarouge de la gamme absorbée par le CO² n’atteint l’atmosphère… »

      C’est faux. Tous les spectres de rayonnement que j’ai pu voir montre une émission dans l’infra-rouge. Comment pourrait-il en être autrement ?
      Et pour info l’atmosphère commence à l’altitude zéro, mais je suppose que vous vouliez parler du sommet de l’atmosphère.

      • Dominique Denonne says:

        Je fais le relais de Jean Marc Bonnamy :
        pouvez vous répondre, je vous en remercie :

        Désolé Mr Gérard Stephane, vous êtes incurable ! Mon message n’était pas polémique et vous n’avez pas besoin de vous défendre: je ne vous attaquais pas, simplement je voulais vous fournir des informations et des explications, pour que vous corrigiez vos erreurs: libre à vous de n’en pas tenir compte , mais vous avez tout faux

        Voila vos références et mes remarques :

        1/ « Vous écrivez quelque part que les énergies cinétiques et d’excitation s’échangent mutuellement mais ce n’est pas vrai. »Désolé de vous contredire, mais si, c’est possible lors de collisions inélastiques. Je vous renvoie à la littérature abondante sur le sujet.
        -Je maintiens que c’est une hérésie mais je vous accorde qu’elle est répandue. Je vous ai expliqué pourquoi la chaleur ne pouvait se convertir en énergie électromagnétique que dans les solides (OK pour le soleil, voir plus bas).

        2/Encore une fois, vous m’avez très mal lu : je n’ai jamais dit que la convection intervenait dans le bilan thermique. J’ai dit qu’elle était le mécanisme par lequel l’air chaud était entraîné à une altitude où la pression est suffisamment basse pour permettre le rayonnement.
        -je ne critique pas que vous sachiez ce qu’est la convection mais le fait que vous croyez qu’elle puisse jouer un role dans le réchauffement puisqu’elle ne produit aucune énergie. Quand à lier le rayonnement à la pression c’est absurde. La désexcitation des molécules est un phénomène quantique sans rapport avec l’environnement. Si vous chauffez de l’uranium il ne se désintègre pas plus vite que s’il était froid !

        3/ Il est d’usage dans la littérature d’appliquer la loi des corps noirs au soleil, qui est fait de gaz…
        – le soleil n’est pas composé de gaz mais de plasma c’est à dire de particules électrisées se déplaçant dans un champ magnétique. J’ai effectivement oublié de mentionner que les lois du Corps Noir s’appliquaient aussi dans ce cas.

        4/ Je persiste, parler de température pour une molécule n’a pas de sens. De même, parler de la vitesse d’une molecule isolée n’a pas de sens, la vitesse étant toujours définie par rapport à un référentiel, qui peut être une autre molécule, mais alors la première n’est plus isolée.
        – vous persistez surtout dans l’erreur : je parle d’une particule isolée dans l’espace, elle n’en a pas moins une vitesse par rapport au référentiel de la Terre et une énergie cinétique donc une température.

        5/ Quel graphique ? Quelle page de quel rapport ? Difficile de me prononcer sur un graphique que je n’ai pas vu…..« …et d’autres qui font apparaitre qu’aucun rayonnement infrarouge de la gamme absorbée par le CO² n’atteint l’atmosphère… »
        – vous n’avez pas dû beaucoup chercher, c’est le plus répandu sur le WEB . Sinon voyez celui de l’article de Mr Dufresnes

        Là je reconnais que ma formulation est maladroite. Il y a saturation du CO2 existant, mais si on rajoute du CO2 en continu, alors toujours plus de rayonnement peut être absorbé, et c’est dans ce sens que j’affirme qu’il n’y a pas saturation.
        – vous êtes paradoxal : le rayonnement est émis par la Terre, ce n’est pas parce que vous ajoutez du CO² que la Terre va en émettre plus. Quand il n’y en a plus il n’y en a plus !Avant d’atteindre la saturation la température augmente avec la concentration de CO² puisque ce dernier absorbe un certain pourcentage des IR qui le concerne. et renvoie l’énergie correspondante sur la Terre. Plus la teneur augmente plus le CO² absorbe ses IR et plus la planète se réchauffe… jusqu’au moment ou tous les IR auxquels le CO² est sensible sont absorbés. Imaginez que le CO² se comporte comme un vitre semi transparente. Plus vous superposez de telles vitres plus elle renvoie de la lumière vers la source qui les éclaire, jusqu’u moment ou l’ensemble de toutes ces vitres devient opaque. Si vous éclairez un miroir avec une bougie il ne reflétera que la bougie : vous n’en ferez pas un projecteur.

        C’est faux. Tous les spectres de rayonnement que j’ai pu voir montre une émission dans l’infra-rouge
        – bien sûr qu’il y a des IR qui se perdent dans l’espace, mais il n’y en a pas dans la gamme d’absorption du CO². Ce n’est pas l’effet de serre global, seulement celui du CO² – et de H²O pour certaines fréquences

        Achetez mon livre, lisez-le et réfléchissez

        • Stephane Gerard says:

          Par soucis de simplicité et de concision, passons les différents points en revue, en reprenant votre numérotation :

          1/ La désexcitation des modes vibrationnels de la molécule du CO2 en présence d’autres gaz est un fait établi expérimentalement et qui a fait l’objet de publications, comme en témoignent ces liens :

          https://www.researchgate.net/publication/256143601_The_vibrational_deactivation_of_the_bending_mode_of_CO2_by_O2_and_by_N2

          https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/0301010494003246

          Dire qu’il s’agit d’une hérésie, sans avoir même pris la peine de rechercher et de lire ces études est inacceptable de la part d’un scientifique. D’ailleurs, j’en profite pour souligner la connotation religieuse du mot « hérésie ». Est-ce que pour vous, la Science est le domaine du dogme ?

          2/ Lier le rayonnement à la pression n’est pas absurde comme vous le dites. Pression et température sont liés par la loi de gaz parfaits. Ce ne sont que deux manifestations différentes de l’agitation thermique.
          Par ailleurs, je n’ai jamais dit que la désexcitation d’une molécule était influencée par son environnement. Ce que je dis, c’est que la désexcitation spontanée d’une molécule de CO2 se passe après environ 1 seconde, et que durant ce lapse de temps, elle aura subi de l’ordre du million de collisions inélastiques au cours desquelles elle aura eu l’occasion de perdre ou de regagner son photon d’infra-rouge. Le rayonnement ne peut donc s’échapper de l’air. Et même si vous ne croyez pas à ces collisions inélastiques avec transfert, la pression empêche de toute façon les photons de pouvoir parcourir une grande distance sans être réabsorbés par d’autres molécules de CO2.

          3/ La loi de Planck s’applique à tout corps qui absorbe parfaitement le rayonnement à toutes les fréquences. Aucune hypothèse n’est faite sur la nature du corps. En particulier, elle ne suppose rien sur la présence ou pas de champs magnétiques.
          Vous me reprochez de l’appliquer à l’atmosphère, et là je crois qu’il y a eu incompréhension. Ce que l’on mesure à très haute altitude, c’est bien le spectre du rayonnement de la Terre qui est « altéré » par l’atmosphère. C’est donc un spectre qui a allure d’une courbe de Planck (la Terre considérée comme un corps noir pour 70% du rayonnement solaire) avec des creux dus aux GES.

          4/ Votre molécule a une vitesse dans le référentiel de la Terre, mais il faut tenir compte de la gravité. Tout est plus simple si on raisonne au niveau d’un volume d’air en convection. Et donc, on va considèrer la distribution des vitesses des particules par rapport à ce référentiel en mouvement pour déterminer la température.

          5/ J’irai voir ces graphiques.

          6/ Votre raisonnement sur les IR et le CO2 ignore évidemment la « thermalisation » du point 1/ à laquelle vous ne croyez pas. Dès lors, comment expliquez vous qu’il y a convection ?

          • Dominique Denonne says:

            Je me fais toujours le relais de jean-Marc Bonnamy
            1/ La désexcitation des modes vibrationnels de la molécule du CO2 en présence d’autres gaz est un fait établi expérimentalement et qui a fait l’objet de publications, comme en témoignent ces liens :
            Qui a dit le contraire ? Nous sommes tous d’accord pour dire que les molécules peuvent se désexciter par collisions. C’est le cas de toutes les molécules de CO² puisqu’elle absorbent des IR et ne mes renvoient pas. Où pourraient-ils bien passer autrement ?

            2/ j’en profite pour souligner la connotation religieuse du mot « hérésie ». Est-ce que pour vous, la Science est le domaine du dogme ?
            Pas la Science mais l’écologie sans aucun doute et le mythe du réchauffement climatique

            2/ Lier le rayonnement à la pression n’est pas absurde comme vous le dites. Pression et température sont liés par la loi de gaz parfaits. Ce ne sont que deux manifestations différentes de l’agitation thermique.
            Vous faites toujours la ,même erreur de confondre énergie calorifique et rayonnement. Bien entendu prssion et température sont des manifestations de l’agitation MAIS UNE MOLECULE EXCITEE N’EST PAS CHAUDE POUR AUTANT !!!! une molécule ne change pas de température lorsqu’elle absorbe un photon. Son énergie thermique ne change pas !

            Par ailleurs, je n’ai jamais dit que la désexcitation d’une molécule était influencée par son environnement.
            3/ c’est très exactement ce que vous dites dans la phrase précédente quand vous liez le rayonnement à la pression !!!

            Ce que je dis, c’est que la désexcitation spontanée d’une molécule de CO2 se passe après environ 1 seconde, et que durant ce lapse de temps, elle aura subi de l’ordre du million de collisions inélastiques au cours desquelles elle aura eu l’occasion de perdre ou de regagner son photon d’infra-rouge.
            4/ nous sommes bien d’accord bien que le temps délai de désexcitation soit plutôt je crois (à vérifier) du millième de seconde ce qui fait que la probabilité de désexcitation par conduction est plus de 1000 fois supérieure à la probabilité de réémission de photon. Ma seule réserve est qu’une molécule de CO² ne peut pas gagner un photon autre qu’un photon émis par la Terre que j’appellerai émission primaire ou un photon réémis (très rare)

            Le rayonnement ne peut donc s’échapper de l’air.
            5/ nous sommes bien d’accord, c’est ce qui prouve l’innocence du carbone !!!

            Et même si vous ne croyez pas à ces collisions inélastiques avec transfert, la pression empêche de toute façon les photons de pouvoir parcourir une grande distance sans être réabsorbés par d’autres molécules de CO2.
            6/ ou avez vous vu que je ne croyais pas à ces collisions ? C’est la base de mon raisonnement. Je pense que vous avez mal interprété le, point d’interrogation que j’ai placé quelque part après le mot inélastique. C’est l’inélasticité sur laquelle je m’interrogeais n’y ayant jamais réfléchi auparavant. Mais je suis d’accord, il s’agit de collisions inélastiques

            En conclusion nous sommes presque d’accord, nous allons enfin pouvoir nous disputer sérieusement

  13. Dominique Denonne says:

    Erratum, Dans mon post du 8 mars j’ai écrit : La loi de Wien est d’application. C’est elle qui permet de faire le lien entre la température de la terre et l’énergie de 390 W qu’elle rayonne. il fallait lire entre température et longueur d’onde. Comme dit précédemment.

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