saturation de l’effet de serre du CO2

La saturation de l’effet de serre du CO2
Les rayons du soleil se transforment en chaleur en touchant les objets. Les atomes de ces objets s’échauffent et transmettent leur chaleur d’une part par contact avec les autres atomes, et d’autre part, par irradiation dans l’infrarouge. La radiation infrarouge est arrêtée par une vitre. Ainsi s’explique l’effet de serre dans une voiture. Les rayons du soleil y rentrent, mais la chaleur infrarouge ne peut pas sortir par les vitres. La chaleur reste donc dans la voiture.

Les rayons du soleil se transforment en chaleur lorsqu’ils touchent la Terre. Et la Terre irradie alors de l’infrarouge. Cette radiation infrarouge repart en partie dans l’espace et en partie est absorbée par l’eau et par le CO2 présent dans l’air. L’oxygène et l’azote n’arrêtent pas les rayons infrarouges. S’il n’y avait que de l’oxygène et de l’azote dans l’atmosphère, la température sur Terre serait de -18°C, donc très froid. L’effet de serre est donc vital pour la vie sur Terre. Grâce aux molécules d’eau de l’humidité de l’air et des nuages, et grâce aux molécules de CO2, notre atmosphère arrête une partie de l’irradiation infrarouge en chauffant les molécules d’eau et de CO2 présentes dans l’air. Le CO2 assure entre 8 et 10% de l’effet de serre. Il y a aussi d’autres gaz qui contribuent, mais beaucoup moins, à l’effet de serre atmosphérique.

Le rayonnement infrarouge émet des radiations de plusieurs sortes, émet des photons de plusieurs sortes. Ces sortes de photons correspondent à de plages de fréquences différentes. Le CO2 absorbe et émet un certain type de photons, et l’eau absorbe et émet un autre type de photons. Ce ne sont pas les mêmes photons. Le CO2 n’absorbera pas un photon du type absorbé par l’eau. Et réciproquement, l’eau n’absorbera pas un photon du type de ceux qui sont absorbés par le CO2. Une molécule qui absorbe un photon infrarouge se réchauffe en vibrant davantage. Elle émet alors des photons identiques à que ceux qu’elle reçus. Les photons émis par le CO2 sont de même type que les photons reçu par le CO2.

Dans un gaz, chaque molécule se déplace à une vitesse de quelques 500 mètres à la seconde, et percutera une autre molécule au hasard, après une durée de parcours d’environ une nanoseconde, et d’une distance d’environ un demi micromètre. Puis ces deux molécules changeront toutes les deux de direction comme deux boules qui se percutent dans un jeu de billard. Dans cette « collision », la molécule la plus chaude transmet à la molécule plus froide une partie de sa chaleur. Les molécules plus chaudes se refroidissent et les molécules plus froides se réchauffent. Une molécule de CO2 perd ainsi sa chaleur par des collisions successives en réchauffant ainsi des molécules d’oxygène, d’azote, d’eau, ou d’autres molécules de CO2.

Dans même temps, chaque molécule envoie des photons d’un certain type, d’une certaine fréquence. Une molécule de CO2 émet sans cesse des photons et perd ainsi peu à peu de sa chaleur. La chaleur d’une molécule de CO2 se transmet ainsi par les collisions et par les radiations de photons de type CO2. Cette irradiation de photons sera ensuite absorbée par d’autres molécules de CO2, et uniquement par du CO2. La quantité totale des irradiations de photon CO2 décroit très vite avec l’altitude puisque 95% de la chaleur des molécules du CO2 est rapidement transmise par collisions, à des molécules qui ne sont pas du CO2.

Le GIEC sait que le rayonnement des photons de type CO2 sont absorbés et ré-émis par les molécules de CO2 de l’atmosphère. Mais le GIEC affirme, sans preuve, que ces molécules de CO2 ré-émettraient toute ces radiations reçues aux autres molécules de CO2. Pour le GIEC, les transferts de chaleur par collisions seraient négligeables. C’est inexact pour deux raisons. D’une part un satellite passant au dessus de la stratosphère ne voit quasiment aucun rayonnement de CO2. C’est donc que cette radiation du CO2 a été entièrement absorbée avant d’arriver à la stratosphère et de se perdre dans l’espace. Mais il y a une deuxième raison apportée par le Dr Heinz Hug en 1998. Hug a fait une expérience de laboratoire sur le transfert des radiations infrarouges de CO2 dans l’air. Il en a conclu qu’au dessus d’une couche de dix mètres d’air, il n’y reste plus que un millième du rayonnement de photons de type CO2. Or la stratosphère est à dix kilomètres de hauteur, c’est à dire mille couches de dix mètres d’air. Il est donc impossible qu’un satellite voit un rayonnement infrarouge significatif de CO2 venant de la Terre.

Alors la question centrale du GIEC est de savoir si un doublement de CO2 dans l’atmosphère pourrait, ou non, conduire à un plus grand réchauffement de l’air. Puisque une couche d’air de dix mètres suffit à stopper le rayonnement des photons de type CO2, un doublement de la quantité de CO2 dans l’atmosphère ne stopperait pas plus ce rayonnement. Il serait alors stoppé par une couche de cinq mètres d’air au lieu de dix mètres. Mais en aucun cas, cela ne peut changer le climat. Le terme « saturation de l’effet de serre du CO2 » signifie qu’une quantité de CO2 supplémentaire dans l’atmosphère ne modifiera pas le réchauffement de notre planète.

Pour moi, le débat scientifique est désormais quasiment clos. Il n’existe aucun réchauffement climatique qui serait causé par une émission anthropique de CO2. Il reste le débat sociologique et politique de savoir comment une telle erreur banale peut se transformer en immense gaspillage.

Pour en savoir plus, on peut lire le livre de François Gervais, « l’innocence du carbone ». Le professeur François Gervais a été nommé critique officiel du GIEC. Mais le GIEC n’a pas tenu compte de ses objections. La partie plus technique et thermodynamique est au chapitre 3. Un non-scientifique pourra quand même lire ce chapitre avec profit. Le livre « l’innocence du carbone » est une bonne synthèse des débats scientifiques du réchauffement climatique. Ce sont aussi de nombreuses questions de bon sens que se pose un citoyen étonné par des décisions politiques fondées sur des théories scientifiques erronées.

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la création des richesses n’a pas de limite

gidmoz: Pour moi, la création des richesses n’a pas de limite. La richesse est créée par l’homme, par l’action humaine. Plus précisément, chaque échange accepté crée une richesse pour un co-échangeur et une autre richesse pour l’autre co-échangeur. Tant que l’Homme existe, il créera plus de richesses. La seule idée qu’il existerait une limite aux richesses humaines est, pour moi, une erreur de raisonnement.

Au 18e siècle, Condillac disait que chaque échange commercial créée deux richesses pour l’humanité. Il avait raison. Et Adam Smith révélait que la richesse des Nations est produite par l’échange, qu’il désignait par « division du travail ». La ressource de l’un est la production d’un autre. Chacun sait produire plus de ressources que celles qu’ils consomme.

La décroissance provient d’une idée qui me semble fausse. La décroissance semble provenir de la croyance que les ressources utilisables par l’homme seraient limitées. Cette croyance me semble confondre « matière dans le sol de la planète » et « ressources disponibles pour les utilisateurs ».

Une thèse simple résume le fondement des théories de la décroissance: « La terre est finie. Les ressources proviennent de la Terre. On en consomme de plus en plus. Il arrivera nécessairement un moment où une ressource manquera. Pour que la vie sur terre puisse durer, il est donc nécessaire de gérer les ressources afin d’en consommer moins ». Chacune de ces phrases est fausse pour des raisons différentes. Cette thèse est donc entièrement erronée.

Manou: Salut, je suis d’accord avec ton 1er paragraphe. Après nos divergences se fondent sur la définition que nous donnons à la richesse. La richesse intrinsèque d’un bien de consommation ne dépend que de l’importance que nous lui accordons, ce qui n’a rien à voir avec la richesse intrinsèque de l’humanité, de l’activité et de l’existence humaine. La première est limitée (je t’invite pour éclairer ce point d’aborder ce sujet sous l’angle de l’ entropie: http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/11/08/economisons-l-entropie_1787989_1650684.html )
La deuxième est illimitée insaisissable et tjs gratuite. A+

Frédéric: ton raisonnement n’est pas faux, sauf si tu confond en terme de définition bien matériel et immatériel (je rejoint Manou El et l’entropie). La décroissance pose le postulat que dans un monde fini (ressources limités) la croissance ne peut être infini. Par contre, la bêtise humaine est illimitée . La décroissance parle de chose que l’on peut observer tous les jours : tout ce qui croit, décroit irrémédiablement. De plus, sans aller plus loin dans la critique, la croissance se fonde sur des indicateurs faussés (PIB) qui la richesse sur une destruction de biens et non d’une création de biens. Bonne journée !

Malcolm: Quelles sont ces »raisons différentes » ? En tant que thésard ça m’intéresse .

gidmoz: Vous dites « La richesse intrinsèque d’un bien de consommation ne dépend que de l’importance que nous lui accordons ». Oui. La valeur d’une chose n’existe que dans l’esprit d’un individu. La valeur d’une chose est subjective. La richesse d’un individu est l’ensemble des choses qu’il possède et qui ont, pour lui, de la valeur. La science économique s’intéresse aux richesses qu’on peut mesurer par un chiffre. Mais elle s’intéresse aussi aux richesses qu’on ne peut pas mesurer. La valeur d’une chose est un sentiment de préférence avec une autre chose. Ce sentiment de la valeur n’existe que dans l’esprit d’un individu.

Vous parlez de l’entropie. Je n’ai pas pu lire l’article du monde, n’y ayant pas droit puisque je n’y suis pas abonné. L’entropie est un mauvais concept en économie. L’entropie est un nombre. Ce nombre est égal au nombre d’états possibles des atomes d’une certaine quantité de matière. Ainsi, l’entropie mesure le désordre de ces atomes, c’est à dire le nombre d’états énergétiques possibles.

Mais un chiffre semblable à l’entropie mesure l’information. L’information est ici la quantité d’information qui a été donnée à telle matière pour devenir un objet utile. Ainsi l’Homme transforme, donne une forme, donne une « information » à un certain nombre d’atome de fer afin qu’ils deviennent une voiture automobile. La production est la quantité d’information que l’Homme donne à la matière.

Je disais que l’entropie est un mauvais concept en économie En effet ce concept ne peut pas faire la différence entre des atomes de fer ayant une forme utile pour l’homme, et des atomes de fer ayant une autre forme, laquelle forme serait inutile pour l’Homme. L’entropie ne fait pas différence entre le désordre et l’information utile à l’Homme.

« La production est la quantité d’information que l’Homme donne à la matière ». Prononcer cette phrase, c’est faire de la « métaphysique de la production ». C’est à dire découvrir que c’est l’information qui donne de la valeur à la matière. Et la quantité d’information que l’Homme peut donner à une matière n’a pas de limite. La « métaphysique de la production » démontre autrement que la quantité des richesses sur Terre ne peut pas avoir de limite. En effet la quantité d’information est, par nature, sans limite pensable.

gidmoz: Vous dites « La décroissance pose le postulat que dans un monde fini (ressources limités) la croissance ne peut être infini ». C’est exactement ce postulat que je réfute de plusieurs manières. La manière la plus élégante, mais la plus abstraite, est la réfutation par la métaphysique de la production. Voir ci-dessus.

Une autre manière de réfuter ce postulat est que tout échange accepté crée deux richesses. Une richesse pour le vendeur, et l’échange crée une autre richesse pour l’acheteur. Sinon l’un des deux refuserait. Or il n’existe aucune limite aux échanges. Il n’existe donc aucune limite à la quantité de richesses sur Terre.

Une troisième réfutation est moins abstraite. Elle consiste à dire qu’il n’existe aucune ressource naturelle car toute ressource est une ressource économique. Un investisseur trouve et découvre telle matière sur terre et se l’approprie. Il la transforme en marchandise qu’il vend. Ainsi vous n’utilisez vous-même pas de ressource naturelle. Vous achetez des marchandises. Cette précaution dans l’emploi du mot « ressource » éviterait bien des erreurs de raisonnement. Chaque découvreur de matière sur terre se l’approprie. Il en devient le seul propriétaire.

C’est aussi le cas de l’air que vous respirez. En inspirant de l’air dans vos poumons, vous vous appropriez quelques litres d’air. Puis vous expirez un air enrichi de gaz carbonique. On ne peut être propriétaire d’un bien que s’il est techniquement possible de se l’approprier. Ainsi nul n’est propriétaire de l’atmosphère. Nul n’est propriétaire des océans ni des mers.

Alors certains objecteront que telle matière permet de produire des marchandises utiles et que ces marchandises rendraient un service irremplaçable, voire vital, pour l’espèce humaine. Par exemple, certains craignent qu’un éventuel manque de pétrole serait insurmontable pour l’espèce humaine. Ils en déduisent qu’un régime politique autoritaire serait un meilleur gérant de ces matières de la Terre.

Il n’est pas démontré que le pétrole pourrait un jour manquer. De plus les services rendus par le pétrole pourraient être rendus par d’autres marchandises. En effet, un économiste étudie les phénomènes de rareté. Une marchandise peut se substituer à une autre avec un certain coefficient de substitution. Le prix d’une chose augmente quand la demande augmente ou lorsque l’offre se réduit. Il s’ensuit une tendance vers un équilibre entre l’offre et la demande.

L’actualité technologique illustre l’existence de produits de substitution. Ainsi le charbon, les schistes bitumineux, le gaz de schiste, sont des matières utilisables pour produire des services qui se substitueraient aux services rendus par les productions pétrolières.

Enfin, le risque de manquer de certaines choses fait implicitement référence au risque macro-économique de surpopulation. Ce risque de surpopulation ne peut pas exister. En effet, chaque parent procrée selon les ressources qu’il est capable de produire pour nourrir et élever ses enfants. S’il prévoit de manquer de ressources, il évite de procréer. C’est ainsi, que, depuis toujours, les êtres vivants s’adaptent aux ressources dont ils disposent. Le seul risque de surpopulation n’existe qu’au niveau du parent qui se serait trompé dans ses prévisions. Auquel cas, ses enfants mourront ou seront mal élevés.

Mais imposer une dictature totalitaire mondiale régentant les minéraux sur Terre n’empêchera pas le risque d’une erreur de prévision de parents imprévoyants. Un État sera toujours moins sage et moins prévoyant que le soin affectueux qu’un parent apporte à l’éducation de son enfant.

réfutation de la décroissance

Que pensez de la décroissance? L’État, voire un Etat mondial, devrait-il restreindre la consommation, voire les naissances, afin d’éviter de consommer les précieuses ressources de la Planète?

Nul ne peut interdire à quiconque de rester pauvre en s’abstenant de s’enrichir afin de donner une vie plus digne a ses proches, a sa famille. Il faudrait pour cela, un Etat autoritaire et tyrannique qui viole le droit de chacun à disposer de ses biens. Ce serait la négation du droit de propriété, donc la négation du Droit. Ce serait un retour à la barbarie, ce serait le triomphe du socialisme éclairé. Ce serait le triomphe du despote qui impose ses lubies au peuple asservi.

Les ressources de la Planète ne sont pas limitées. Par chance, les ressources économiques sont illimités. La production de l’un est la ressource de l’autre. Et chacun sait produire plus de ressource qu’il n’en consomme. Il s’ensuit qu’il n’existe aucune limite à la croissance des ressources.

Une autre bonne nouvelle : une ressource naturelle, cela n’existe pas. Il existe des matières sur et dans le sol que celui qui investit peut découvrir, s’approprier et exploiter. Cet investisseur transforme ainsi la matière en ressource économique. Et nul ne sait quels seront les futurs besoins des hommes. Nul ne sait de quelles ressources auront besoin les hommes dans le futur. Nul ne connait ce qui n’a pas encore été découvert et exploité.

Enfin, il ne peut pas exister de surpopulation, ni de manque de ressource sur notre planète. En effet, le parent ne procrée que s’il dispose de ressource suffisante à nourrir et élever dignement ses enfants. Et si le parent se trompe, la sanction naturelle serait la mort de ses enfants en surnombre. Le problème macro-économique de la surpopulation n’existe pas, car c’est au niveau individuel que se fait la régulation automatique de la population et de ses ressources.

les inondations climatiques et leurs couts

Un habitant habite sa maison. Il sait que sa maison sera détruite dans 100 ans par l’inondation climatique. Sa maison perd 1% de sa valeur chaque année pendant 100 ans. Et dans 100 ans, sa maison de vaudra plus rien.

L’habitant veut vendre aussitôt sa maison à un acheteur. L’acheteur sait que cette maison sera détruite dans 100 ans. Mais il sait rentabiliser ce capital à 15% de sa valeur. Perdre 1% de valeur par an est négligeable devant le produit qu’il peut retirer de ce capital. De nombreux acheteurs font ce raisonnement. Il s’ensuit que les acheteurs sont nombreux. Le prix du marché de l’immobilier ne baisse pas. Ou alors, la baisse des prix n’est pas observable. L’acheteur achète donc la maison sans baisse du prix du marché de l’immobilier.

Le propriétaire initial ne perd ainsi rien de son bien puisqu’il le revend au prix du marché, sans baisse de prix malgré la prévision d’une destruction 100 ans plus tard.

L’acheteur, et ses successeurs, ne perdent rien non plus puisque l’acheteur a acheté ce bien en sachant qu’il n’en jouirait que 100 ans. Son dernier successeur ne subit lorsqu’arrive la date d’échéance où l’inondation rend la maison inhabitable. Cette échéance était prévue et chacun savait que la maison ne serait plus habitable après cette échéance.

Ainsi, si chacun peut vendre et aménager son bien à sa guise, nul habitant actuel, et nul habitant futur, ne subira de préjudice. Mon autre condition est que la date d’échéance de cette inondation soit certaine et de l’ordre de 100 ans. Mon raisonnement a ainsi deux conditions. Avec ces deux conditions, nul habitant côtier ne subira de préjudice. Les inondations climatiques ne provoqueront dans aucun préjudice pour quiconque.

Le même raisonnement s’applique de manière analogue pour toutes les destructions prévisibles liées au réchauffement climatique.

Il en résulte que les Etats ont tort de dépenser des budgets importants pour tenter de ralentir le réchauffement climatique. Il suffirait que l’Etat supprime les législations qui réduiraient les possibilités des habitants d’aménager les terrains inondables.