réfutation de la décroissance

Que pensez de la décroissance? L’État, voire un Etat mondial, devrait-il restreindre la consommation, voire les naissances, afin d’éviter de consommer les précieuses ressources de la Planète?

Nul ne peut interdire à quiconque de rester pauvre en s’abstenant de s’enrichir afin de donner une vie plus digne a ses proches, a sa famille. Il faudrait pour cela, un Etat autoritaire et tyrannique qui viole le droit de chacun à disposer de ses biens. Ce serait la négation du droit de propriété, donc la négation du Droit. Ce serait un retour à la barbarie, ce serait le triomphe du socialisme éclairé. Ce serait le triomphe du despote qui impose ses lubies au peuple asservi.

Les ressources de la Planète ne sont pas limitées. Par chance, les ressources économiques sont illimités. La production de l’un est la ressource de l’autre. Et chacun sait produire plus de ressource qu’il n’en consomme. Il s’ensuit qu’il n’existe aucune limite à la croissance des ressources.

Une autre bonne nouvelle : une ressource naturelle, cela n’existe pas. Il existe des matières sur et dans le sol que celui qui investit peut découvrir, s’approprier et exploiter. Cet investisseur transforme ainsi la matière en ressource économique. Et nul ne sait quels seront les futurs besoins des hommes. Nul ne sait de quelles ressources auront besoin les hommes dans le futur. Nul ne connait ce qui n’a pas encore été découvert et exploité.

Enfin, il ne peut pas exister de surpopulation, ni de manque de ressource sur notre planète. En effet, le parent ne procrée que s’il dispose de ressource suffisante à nourrir et élever dignement ses enfants. Et si le parent se trompe, la sanction naturelle serait la mort de ses enfants en surnombre. Le problème macro-économique de la surpopulation n’existe pas, car c’est au niveau individuel que se fait la régulation automatique de la population et de ses ressources.

richesses illimitées ou décroissance

La quantité des richesses est illimitée. Certains soutiennent le contraire. Ce débat est essentiel. Ceux-ci disent qu’il existerait des limites matérielles à la croissance. Les ressources économiques sont illimitées. Au 19e siècle, l’économiste Malthus pensait que les ressources auraient été limitées, et que leur croissance avait une limite. Il se trompait. L’imagination de l’homme crée sans cesse de nouvelles sortes de richesses qui n’existaient pas auparavant.

Plusieurs démonstrations sont possibles pour démontrer que la quantité des ressources n’a aucune limite, pour démontrer que la création des richesses n’a aucune limite. Et même pour démontrer que toute idée d’une limite des richesses est incohérente et impensable.

La valeur est un acte de la pensée, un acte de préférence. La création de valeur provient du choix de faire une chose qu’on préfère plutôt que de faire une autre chose qu’on ne préfère pas. C’est le profit créé par chaque action humaine. Le jugement de valeur existe dans chacun de nos actions humaines. Si j’ai fait ceci plutôt que cela, c’est que ceci avait, pour moi, plus de valeur.

Chaque échange crée de la valeur pour l’un et crée de la valeur pour l’autre. Je parle de l’échange accepté par chacun, et d’une absence de contrainte de l’un sur l’autre. Ainsi, tout échange marchand crée de la valeur pour l’acheteur et crée de la valeur pour le vendeur. Si le vendeur ou si l’acheteur est une entreprise, la comptabilité analytique lui permettrait d’évaluer le montant de cette valeur ainsi créée. Dans tous les cas, l’échange volontaire crée deux richesses, l’une pour le vendeur et une autre pour l’acheteur.

La thèse qu’il existerait une limite à la quantité des richesses est contestable. La valeur provient de l’échange. A chaque fois qu’un être humain échange volontairement, il s’enrichit. L’hypothèse d’une limite à la création de richesse est donc absurde. Elle supposerait que plus personne ne peut plus échanger quoi que ce soit avec son voisin. Imaginer une limite, c’est aussitôt démontrer qu’on peut la dépasser. Non, il ne peut évidement exister aucune “limite” à la richesse.

Il y a aussi les exemples historiques. Malthus voyait 90% du peuple travailler la terre pour nourrir 100%. Il craignait donc la pénurie, la famine due à l’augmentation de la population. Il n’imaginait pas que 100 ans plus tard 2% d’agriculteurs nourriraient 100% de la population. Les exemple historiques sont nombreux. Malthus n’avait pas compris que chaque être humain crée plus de richesse qu’il n’en consomme. Chaque nouvel être humain est une richesse pour tous.