L’argent-dette est-il légitime?

L’argent-dette est-il légitime?
Le terme « argent-dette » est souvent utilisé. Ce terme évoque une dette de la banque envers chaque utilisateur de monnaie. Il est impossible de comprendre la monnaie contemporaine sans connaitre les principes de la monnaie des 18e et du 19e siècles.

Chaque unité monétaire, chaque billet de banque était alors la promesse de verser un gramme d’or. Cette promesse était une promesse de nature commerciale. C’est à dire non pas une promesse politique incertaine, mais une promesse contractuelle, ou quasi-contractuelle. Or une promesse commerciale s’achète, se vend, est un bien économique. La monnaie se définissait ainsi comme un bien, un bien économique. Une pièce d’or est un bien économique. La promesse d’un gramme d’or est aussi un bien économique.

La banque crée de la monnaie, c’est à dire des promesses à la condition de pouvoir honorer sa promesse. Une banque possède de l’or, ou d’autres actifs. Elle émet alors des billets, des unités monétaire. La banque dépense, achète pour elle-même.

La reconnaissance de dette d’un emprunteur est un autre actif, et qui a de la valeur. Cet actif s’achète et se vend. La vendabilité de cet actif dépend de l’emprunteur. Cet actif permet à la banque d’émettre des promesses, c’est à dire de créer de la monnaie. Cette monnaie est remise à l’emprunteur lui-même.

Voilà la réalité économique et juridique qui existe derrière ce terme peu flatteur de « argent-dette ». On comprend alors que la création monétaire est parfaitement logique, légitime, juridiquement cohérente.

Ce qui condamnable n’est pas le principe de création monétaire. Ce sont les abus d’un État qui s’endette excessivement, et sans vraiment rembourser.

erreurs de l’Argent-Dette

thème: La vidéo de l’Argent-dette de Grignon est truffée d’erreurs. J’en démonte quatre. Les mots prêt, dépôt et retirer ont chacun, deux significations différentes. D’autre part, l’argent de l’intérêt d’un prêt existe toujours
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