échange, valeur et prix

Au 18e siècle, l’économiste Adam Smith avait découvert que l’échange était le moteur de la richesse des Nations. Il avait découvert la vraie clé, le vrai moteur des créations de richesses dans le Monde.

Un échange crée deux valeurs ajoutées. L’une pour le vendeur et l’autre richesse pour l’acheteur. La valeur, la richesse est alors produite par cet échange accepté. Pour dissiper toute ambiguïté, il faut ajouter qu’il s’agit d’échange contractuels, commerciaux. De tels échanges ne sont valables que si l’un ne contraint pas l’autre par la violence.

Depuis un siècle, les économistes conviennent que la valeur est subjective. C’est un sentiment. Plus précisément, le sentiment de valeur est une préférence entre deux choses.

Si je préfère posséder un pain plutôt que posséder un euro, c’est que, pour moi, ce pain vaut plus que un euro. sinon je ne l’achèterai pas. Et je conserverai mon euro.

Pour le boulanger, un pain vaut moins que un euro, sinon il ne le vendrait pas un euro. Et il préférerait conserver son pain.

Prenons aussi l’exemple d’un échange entre une poire et une pomme. Le propriétaire de la pomme préfère la poire. Le propriétaire de la poire préfère la pomme. L’échange se fait car les deux co-échangeurs y trouvent, tous deux, un avantage. Si un seul n’y trouvait pas d’avantage, l’échange ne se ferait pas.

La plus-value obtenue par le nouveau propriétaire de la pomme est la différence de valeur entre la valeur qu’il donnait à la poire et la valeur qu’il donnait à la pomme désirée.

Si le lecteur est d’accord jusqu’à ce point, il lira ensuite comment un sentiment subjectif peut correspondre avec un chiffre. Et comment une différence de ce sentiment peut correspondre avec un chiffre.

La valeur d’une chose n’existe dans un esprit humain. La subjectivité de la valeur d’une chose est un acquis de la science économique. Une glace aux fraises aura de la valeur pour l’un et aucune valeur pour un autre. Aucune chose n’a de la valeur pour tous sans exception.

L’usage associe souvent la valeur à un nombre, à un prix. Dans certaines circonstances, un individu fera l’effort d’établir une correspondance entre son sentiment de préférence est un nombre. L’immense majorité des biens que nous possédons, ou que nous voyons, ont de la valeur à nos yeux, mais ne sont pas à vendre. Il apparaîtrait vain de faire un effort intellectuel pour les associer à un prix de vente.

Mais celui qui achète ou qui vend une chose devra faire l’effort de se demander s’il préfère cette chose ou bien 10 euros. Jusqu’à quel chiffre ira sa préférence? Si ce bien était à 20 euros, accepterait-il encore d’acheter? Les critères pour aider sa réflexion sur sa préférence entre la chose et un prix sont multiples.

Une monnaie est un bien qui a de la valeur dans le regard d’un nombre suffisant d’agents économiques. La monnaie permet ce processus intellectuel décrit ci-dessus. ce processus consiste à établir une correspondance entre le sentiment de préférence d’une chose et un prix de vente ou un prix d’achat.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

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