freebanking contre étalon-or

Un système de Banque Centrale avec un étalon-or signifie l’interdiction légale des autres monnaies. On interdit ainsi l’existence de monnaie-platine, de monnaie-cacao, ou autres commodities.

Certains économistes favorables à un tel étalon-or, tel Philippe Simonnot, proposent aussi l’existence simultanée d’une autre monnaie étalon-argent-métal. Cette thèse est valide. En effet, il est facile de démontrer que l’existence d’une telle deuxième monnaie-argent serait utile. Puisqu’elle serait utile, une telle deuxième monnaie supplémentaire créerait de la valeur, de la richesse.

Philippe Simonnot dit justement qu’il est utile qu’une monnaie à étalon-argent-métal circule en même temps que la monnaie à étalon-or. La condition est cette monnaie-argent-métal soit entièrement indépendante de la monnaie-or. Là encore Philippe Simonnot a raison.

Une deuxième monnaie produit ainsi une valeur supplémentaire l’activité économique. Le raisonnement de Simonnot est profondément vrai. Réciproquement, l’interdiction légale de cette deuxième monnaie supprimerait une occasion de création de valeur dans l’économie.

Ce même raisonnement s’applique nécessairement à une troisième monnaie. Cette troisième monnaie aurait une autre commodity qui lui servirait d’étalon de valeur. Cette troisième monnaie apporterait, elle aussi, une plus grande occasion de création de valeur dans l’économie. Et son interdiction supprimerait des occasions de création de valeur dans l’économie.

Et ainsi de suite. Seule la banque qui lance une nouvelle monnaie sait dire les condition du succès de son investissement. Si cette banque parvient à lancer correctement sa monnaie, et être rentable, c’est que sa monnaie crée de la valeur pour ses clients, donc pour l’économie.

C’est ainsi que, en reprenant le raisonnement logique de Philippe Simonnot, le freebanking est meilleur qu’un étalon-or avec interdiction d’émettre d’autres types de monnaie. Le freebanking est aussi meilleur qu’une limitation des monnaies à l’or et à l’argent-métal.

Si la Banque Centrale interdit l’étalon-argent-métal, elle supprime une occasion de création de valeur. Ce même raisonnement s’applique aux autres commodities. Chaque interdiction légale d’une nouvelle monnaie est la suppression d’une création de richesse. Il en est de même pour tout autre bien imaginable susceptible de fonder la valeur d’une monnaie. Le freebanking sait créer des monnaies fondées sur toutes sortes de biens. Le freebanking crée donc, a priori, plus de valeur, qu’un système de Banque Centrale à étalon-or.

Chaque bien a une certaine « qualité monétaire » pour servir de monnaie. C’est la « moneyness », ou « monétarité », mot proposé par Pascal Salin. L’or a une excellente monétarité, une excellente qualité monétaire. Un instrument financier peut avoir une grande monétarité, même lorsque sa valeur se fonde sur des biens ayant une faible monétarité. L’instrument financier devient alors lui-même la monnaie.

Le freebanking permet ainsi une création monétaire cent fois grande que la seule monnaie à étalon-or. Et toute unité de monnaie correspond à une marchandise réelle. L’usage de ces monnaies en freebanking s’apparente à du troc. La hausse du prix d’un bien s’accompagne de la baisse du prix d’un autre bien. Il n’y a alors pas de processus de hausse générale des prix. Les divers biens servant à fonder les monnaies sont immobilisés pour garantir les émissions monétaires.

Chaque crédit bancaire permet d’affecter des capitaux à une activité plus productive. L’augmentation du crédit bancaire induit ainsi un plus grande affectation des capitaux à plus de production. L’augmentation des masses monétaire induit ainsi une plus grande production. Toute monnaie émise en freebanking a une contrepartie connue et garantie par un banque commerciale, laquelle qui engage ses biens. L’ampleur de l’émission monétaire est limitée par le cout d’accroitre la qualité monétaire d’un bien. Elle est aussi limitée par la prime de risque de fluctuation de la valeur d’une monnaie par rapport aux autres.

Puisque le freebanking permet des plus grandes masses monétaires, il est donc, a priori, supérieur à un système de Banque Centrale qui limiterait la monnaie au seul étalon-or.

La monnaie étatique actuelle vient du système organisé par une Banque Centrale. La monnaie qui circule est alors créée par les banques de « second rang ». Cette monnaie est échangeable contre la monnaie de la Banque Centrale. La valeur de la monnaie étatique contemporaine a deux causes. D’une part, il existe une marchandise à vendre en face de chaque unité de monnaie. D’autre part, la valeur de la monnaie étatique vient de la nécessité pour chacun d’échanger en utiliser une monnaie, et de l’interdiction d’en utiliser une autre.

Un avantage de la monnaie étatique est que tout bien à vendre dans la zone monétaire contribue à fonder la valeur de la monnaie étatique. Ainsi, la masse monétaire peut croitre tant qu’il existe des marchandises en vente. Cette augmentation de la masse monétaire s’accompagne alors d’une plus grande production. Mais la banque Centrale ne dispose pas de l’information sur la quantité des biens à vendre. Elle est aveugle à cette information importante. Elle tente de la déduire, a postériori, de certains comportements de l’activité économique. La Banque Centrale risque donc d’autoriser d’émettre de la monnaie en trop grande quantité. Et ce surplus de monnaie induira une hausse des prix dont l’origine sera un pur excès de monnaie.

Obtenir la plus grande masse monétaire, et sans excès de monnaie, est un critère de la qualité d’une monnaie. La monnaie étatique contemporaine tente d’y parvenir dans son principe de fonctionnement. Mais l’observation récente montre que les États utilisent souvent leur pouvoir monétaire pour s’endetter excessivement. Cet endettement excessif induit un excès de création monétaire. Cet excès de monnaie induit une augmentation des prix moyens soit immédiate, soit différée. Lorsqu’une augmentation moyenne des prix est de 3% par an, elle désorganise peu l’activité économique.

La question est alors de comparer l’efficacité de deux systèmes monétaires distincts. Soit une monnaie étatique vertueuse à étalon-or, soit une monnaie de Banque Centrale qui émettrait la liquidité sur la seule base des créances sur les banques de second rang. Nous excluons ici le risque de violation par l’État du fonctionnement normal monétaire par un endettement excessif. L’État risque également de se comporter en monnaie comme l’ours gourmand chargé de la garde du pot de miel. Ce risque est le même dans les deux cas de systèmes monétaires.

Une monnaie étatique limitée à la quantité de l’or des banques est une limitation arbitraire des crédit bancaires, donc une limitation nuisible de la production.
Une monnaie étatique contemporaine permet une plus grande masse de prêts bancaires et donc de production sur la zone monétaire. En cas d’erreur et de dépassement, risque est seulement une augmentation de 3% des prix moyens. Ce qui est acceptable sans grave dysfonctionnement.

Cette comparaison des deux systèmes monétaires de Banque Centrale montre une moindre efficacité d’un système monétaire à étalon-or, puisqu’il autorise moins de prêts bancaires, puisque moins de types de biens, donc moins de biens qui fondent cette monnaie.

À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

10 Responses to freebanking contre étalon-or

  1. Joëlle dit :

    Vous affirmez que l’arrivée d’une monnaie supplémentaire utile créerait de la valeur, de la richesse. Il n’en est rien. Les échanges se font production contre production. La monnaie n’y change rien.😉

  2. gidmoz dit :

    @Joelle
    Si un produit concurrent est utilisé, c’est que sa présence sur le marché répond à une demande. Cette analyse économique suffit à affirmer avec certitude que ce produit concurrent crée de la valeur. Ce raisonnement s’applique aussi à une monnaie supplémentaire avec la même certitude. Je pourrais tout à fait arrêter là ma démonstration et elle serait valide. Mais elle est un peu abstraite. Je poursuis donc mon explication.

    Un échange accepté crée deux valeurs. l’une pour le vendeur, l’autre pour l’acheteur. Sinon, l’un des deux aurait refusé l’échange.

    Dans un prêt bancaire, la banque reçoit une reconnaissance de dette sur l’emprunteur. Le prêt bancaire est un échange d’une reconnaissance de dette sur l’emprunteur en échange de monnaie. Et la monnaie est une certaine obligation de la banque.

    Dans un prêt bancaire, la banque y gagne puisqu’elle préfère cette reconnaissance de dette plutôt que sa monnaie. Et l’emprunteur y gagne aussi puisqu’il préfère la monnaie immédiatement plutôt que la monnaie dans un an. Un prêt bancaire crée ainsi deux richesses. L’une pour l’emprunteur, et l’autre pour la banque.

  3. Joëlle dit :

    On est plus sur le même sujet. Au départ vous évoquiez une nouvelle monnaie (monnaie argent) maintenant vous évoquez la création monétaire.
    En dépit de cela, seul l’échange enrichit et non pas la création monétaire.
    Le banquier et son débiteur s’enrichissent parce qu’il y a eu échange de produit (ou service) : créance contre dette. La monnaie n’a été qu’un intermédiaire neutre.

    La monnaie n’est rien d’autre que de la production utile stockée en attente d’échange. Que la production soit stockée à l’aide d’une seule monnaie ou de plusieurs ne change rien à la valeur de cette production.

    La seule entorse à cette loi économique vient de la création monétaire : par exemple quand l’Etat crée des euros supplémentaires. La valeur de la production utile ne change pas, par contre le pouvoir d’achat de la monnaie diminuera et il y a inflation donc appauvrissement de la nation

  4. gidmoz dit :

    @Joelle
    La monnaie privée a une définition juridique claire en termes de droits de propriété. C’est un bien, ou c’est une promesse commerciale d’une banque. Bien et promesse sont librement cessibles. De plus ils ont une bonne moneyness, une bonne « qualité monétaire », une bonne « monétarité »(mot de Pascal Salin).

    Pascal Salin a raison de rappeler que la monnaie contemporaine est un OJNI, un Objet Juridique Non Identifié. Cette absence de définition juridique de la monnaie légale contraint à utiliser des périphrases pour tenter de donner une définition aussi exacte que possible à cet OJNI. C’est ainsi qu’on voit fleurir des débats monétaires surréalistes puisque deux débatteurs ont rarement la même définition exacte de la nature de la monnaie.

    On n’échange que des droits de propriété. On peut posséder un billet de banque, une unité monétaire. Il s’agit de définir juridiquement ce droit de propriété sur ce billet, sur cette unité monétaire sur mon compte bancaire.

    Pour ma part, j’utilise une définition minimaliste de la monnaie contemporaine. Elle est « une certaine obligation de la banque qui l’a émise ». Je ne précise pas les contours souvent flous de cette obligation de la banque. Une monnaie a de très nombreuses fonctions et utilités. Elles ne suffisent pas à la définir juridiquement. La monétarité est l’ensemble des fonctionnalités d’une monnaie de bonne qualité.

    Je m’éloigne ainsi des prétendues définitions fonctionnelles de la monnaie. Il y a une différence entre la définition juridique d’une monnaie et sa monétarité. Je refuse donc de définir la monnaie comme une « production utile stockée en attente d’échange ». Je refuse aussi de dire que la monnaie serait « neutre ». Pour moi, ces formulations ne sont pas pertinentes dans un raisonnement économique.

    Revenons à l’analyse économique d’un prêt bancaire. Vous dites justement qu’un prêt bancaire est un échange entre « une créance et une dette ». Une reconnaissance de dette sur un emprunteur est une créance qui a une valeur. Elle se vend et s’achète comme un instrument financier, comme une marchandise. Une unité monétaire est, elle aussi une créance sur la banque. Ainsi, un euro-BNP sur mon compte bancaire à la BNP est la promesse de la BNP de me livrer un euro de la Banque Centrale.

    Vous m’objectez que la création monétaire est différente de l’échange. Dans un prêt bancaire, la création monétaire existe au moment précis de l’échange. Une unité monétaire a une valeur uniquement lorsqu’elle est entre les mains d’un tiers, ici de l’emprunteur. Avant cet instant, la monnaie n’existe pas. La monnaie est une obligation de la banque. Or un billet de banque dans les mains de la banque qui l’a émis est une obligation envers soi-même, donc nulle. Le billet de banque n’existe comme tel, n’a de valeur qu’au moment où il est entre les mains de l’emprunteur.

    L’échange que constitue le prêt bancaire est simultané avec la création monétaire.
    Concernant votre dernier paragraphe, mon analyse est sensiblement différente de la vôtre. J’y répondrai plus tard.

  5. Joëlle dit :

    La monnaie n’est pas une promesse. Ce sont les dettes qui sont des promesses : la promesse de rembourser dans le futur une somme reçue dans le présent. Que ces dettes s’échangent sur les marchés ne change en rien le caractère de la monnaie.
    La monnaie n’est que de la production stockée, elle est réelle en ce sens qu’elle ne dépend pas d’une promesse (qui sera tenu ou non).

    La création monétaire et l’échange sont évidemment deux choses différentes. L’échange crée de la valeur, la création monétaire n’en crée aucune. C’est impossible.
    Il ne faut pas faire la confusion entre richesse, valeur, monnaie et prix. Dire qu’une dette est de la monnaie n’est pas correct.

    L’échange d’une dette contre créance peut engendrer une création monétaire. Ce n’est pas systématique. Il est vrai que dans les économies modernes, c’est le cas le plus fréquent et de loin.
    Pour autant, c’est l’échange (dette contre créance) qui a créé de la valeur, ce n’est pas la création monétaire qui en résulte.
    La création monétaire ne crée pas de valeur, mais de l’inflation.
    Ce n’est pas parce que vous avez plus d’une monnaie pour acheter un bien que la valeur du bien augmente. La valeur du bien reste à l’identique. Seul le prix peut augmentera.
    Or inflation signifie appauvrissement.
    On voit donc que la création monétaire, loin de créer de la valeur, est une des origines de l’appauvrissement de la nation.

  6. gidmoz dit :

    @Joelle
    Vous dites « la monnaie n’est pas une promesse ». Pourtant, toutes les monnaies du 19e siècle, et jusqu’en 1914, étaient échangeables contre de l’or. Cette obligation de la banque de verser de l’or était bien une promesse de la banque.

    Je me suis déjà expliqué plus haut sur la difficulté de dire la nature juridique de la monnaie contemporaine. C’est une construction administrative que chacun peut interpréter comme il le veut. Il existe, selon moi, une certaine obligation de l’État, donc de la Banque Centrale, à donner un certain pouvoir d’achat à chaque unité monétaire. J’admets, quoique difficilement, qu’on ne partage pas mon sentiment. Aucun économiste ne se risque de dire quelle serait la nature juridique de la monnaie. Vous ne la trouverez dans aucun livre d’économie.

    Néanmoins, les unités monétaires émises par les banques de second rang sont d’authentiques promesses commerciales. Un euro-BNP sur mon compte bancaire de la BNP est la promesse commerciale de me verser un euro-BCE, c’est à dire un euro en monnaie de Banque Centrale.

    Sans une définition juridique d’un bien, un débat économique est vain. Un débat économique porte sur des droits de propriété définissables. Je vous propose donc de limiter notre propos aux monnaies du 19e siècle.

  7. Joëlle dit :

    Beaucoup d’économistes (même s’il ne sont les plus nombreux) voient les choses autrement que vous. Je vous laisse avec un article de Rothbard sur la définition de la monnaie : http://nowandfutures.com/d2/rothbard_austrianmoneysupply.pdf où il explique pourquoi, d’un point de vue économique l’euro déposé à la banque n’est pas une promesse. Que les promesses (au sens évoqué précédemment : dette contre créance) ne sont pas à considérer comme étant de la monnaie.

  8. gidmoz dit :

    @Joelle
    Je ne lis pas l’anglais. Ce document aurait-il été traduit en français?

    J’ai une grande admiration pour la pensée de Rothbard. J’avais lu « économistes et charlatans », de Rothbard. Mais malgré deux lectures attentives, je n’ai pas pu comprendre la raison du refus du concept de promesse par Rothbard. J’avais imaginé que Rothbard voulait absolument fonder le concept de promesse en passant par le concept de propriété d’un bien appartenant à un individu. Cela m’avait semblé être un essai intellectuel de Rothbard de fonder le Droit sur un seul concept, sur un seul atome, un seul principe, celui de propriété.

    A mon avis, le concept de volonté serait un meilleur principe fondateur que le droit de propriété pour la science économique. De plus, ce concept de volonté est mieux étudié par des générations de philosophes. C’est un autre jeu intellectuel. Par une succession de raisonnements, on peut définir le concept de propriété à partir de la seule volonté individuelle.

    Le concept de promesse est incompatible avec un échange de droits de propriété sur des biens pré-existants. C’est en ce sens que Rothbard a rencontré une aporie dans son raisonnement.

    Ces pensées furent les idées qui me trottèrent dans la tête en lisant cette difficulté que Rothbard rencontrait avec le concept de promesse. J’ai peut-être mal compris. Je me trompe peut-être complètement sur cette affaire. Et si qq’un me l’explique, j’en sera ravi.

  9. Joëlle dit :

    Je n’ai pas connaissance d’une traduction en français. Mais sur le point qui nous intéresse, Rothbard développe l’argument de Mises qui consiste à dire que d’un point de vue juridique l’euro en dépôt est un crédit (ce que vous avez très justement précisé ci-dessus), mais d’un point de vue économique c’est de la monnaie.
    Le crédit s’analyse comme étant un échange d’un bien présent contre un bien dans le futur. Or le dépôt d’un euro à la banque est un échange d’un bien présent contre un droit présent : celui de pouvoir retirer l’euro quand bon vous semble.
    Personnellement j’aime formuler ce point de façon plus simpliste : vous ne pouvez pas dépenser l’euro que vous avez prêté, mais vous pouvez dépenser l’euro que vous avez mis à la banque. Donc ce dernier est bien de la monnaie d’un point de vue économique.

    Si vous n’en avez pas déjà eu l’occasion, voici un ouvrage de Rothbard, simple et qui se lit très vite, où il expose son point de vue : http://www.institutcoppet.org/2012/04/17/murray-rothbard-etat-qu%e2%80%99as-tu-fait-de-notre-monnaie/#respond

    NB : je me permets d’apporter la contradiction sur certains développements que vous faites. Mais je tiens aussi à préciser que je salue le travail de qualité que vous faites sur ce blog.
    Bravo, et surtout continuez !

  10. gidmoz dit :

    @Joelle
    Vous dites « le crédit s’analyse… ». Je suis d’accord avec votre analyse « simpliste ». Mais une analyse plus complète est plus intéressante. L’opération de crédit consiste dans la création d’une reconnaissance de dette, et dans la création d’une certaine quantité de monnaie. La reconnaissance de dette sur l’emprunteur est un bien qui appartient à la banque. La monnaie est un autre bien qui appartient à l’emprunteur. C’est ainsi que s’analyse l’échange que vous évoquez. La banque et l’emprunteur font un échange de biens différents. Chacun des deux devient propriétaire du bien qu’il a obtenu par cet échange.

    La reconnaissance de dette est un bien. La monnaie est un autre bien. Aucun de ces deux biens n’existait avant cet échange. C’est au moment de l’échange que ces deux biens sont créés simultanément.

    Je vous remercie de m’apporter de la contradiction. J’aime trouver des contradicteurs de qualité sur mon blog et ailleurs. Le 23 novembre, j’ai eu un échange intéressant avec Henri Lepage et avec Gérard Dréan sur http://blog.turgot.org/index.php?post/Monnaie-%3A-comment-arr%C3%AAte-t-on-une-hyperinflation C’était qq propos sur l’étalon-or. Nous sommes tous trois d’accord sur le fait que le freebanking serait la meilleure perspective pour la monnaie. Mais, pour moi, une monnaie étatique à étalon-or serait pire encore que la monnaie étatique actuelle. Ce choix peut sembler paradoxal. Mon raisonnement est pourtant de pure logique.

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