Banque Centrale aveugle

Une Banque Centrale est aveugle pour voir le futur. Le système monétaire actuel est inadapté. La raison est que c’est un monopole étatique. Cette inadaptation se traduit par un certain coût et un certain risque. Le seul vrai débat monétaire devrait être entre le freebanking et un système de Banque Centrale.

Le freebanking, c’est la banque et la monnaie vues comme un produit commercial ordinaire. En freebanking, l’État ne régule ni ne contrôle la monnaie ni les banques. La monnaie est un instrument financier ordinaire. Chaque billet est une certaine promesse de la banque qui l’a émis. Ou plutôt chaque « unité de monnaie » plutôt que « billet ». Par exemple, un billet de banque sera la promesse commerciale de la banque de verser 1 gramme d’or.

Le système monétaire de Banque Centrale est un monopole étatique. Et l’État est bien gêné pour le gérer. Alors, il impose des règles absconses à des banques commerciales pour la création monétaire. Les banques commerciales se comportent alors comme des sous-traitants. Ou plutôt les banques se comportent comme des détenteurs d’un privilège d’un monopole partagé.

L’État est contraint de sans cesse bricoler des règlements en espérant que la monnaie fonctionne quand même. Un règlement monétaire est pragmatique. C’est à dire il est bon s’il permet un fonctionnement positif. Et ce bon fonctionnement est forcément temporaire. Un tel règlement monétaire ne peut pas être fondé sur un véritable raisonnement logique. Il doit donc changer selon les circonstances.

La monnaie étatique est un système. La freebanking n’est pas un système. C’est uniquement un marché. Le freebanking fonctionne comme un marché dans lequel l’État s’abstient d’intervenir ou de réglementer. Sur un marché de freebanking, il existe, a priori, autant de banques que de monnaies. Les monnaies se vendent les unes par rapport aux autres.

Ainsi, en système de Banque Centrale, le concept de quantité de monnaie peut avoir une définition et une mesure exacte. En freebanking, les seules informations de rareté dont dispose une banque sont les prix. Il n’existe pas de concept de masse monétaire nationale ou mondiale en freebanking.

En système de Banque Centrale, l’accroissement de monnaie provoque l’inflation, mais aussi la croissance. Enfin une croissance, oui, mais malade car elle soufre de l’inflation. Et parfois, cette croissance est illusoire. C’est la bulle ou le mal-investissement.

De plus, une Banque Centrale est aveugle aux vrais prix puisqu’elle détruit cette information par sa seule existence. La Banque Centrale fixe le taux directeur pour les prêts bancaires. Les véritables offre et demande de monnaie ne peuvent donc pas s’exprimer. Une Banque Centrale est structurellement aveugle, par construction.

Un monopole est toujours incapable de connaitre la vraie offre et la vraie demande puisque l’État interdit les autres offres. Le monopole fixe lui-même arbitrairement les prix. Il tente par des statistiques de connaitre l’offre et la demande de son produit. Mais il n’aura jamais les informations précieuses provenant d’un marché sur l’offre et la demande.

Ludwig von Mises l’avait démontré en 1923 sur les monopoles d’un système collectiviste. Il visait alors l’Union Soviétique. Et en effet, l’Etat soviétique utilisait les prix dans les pays étrangers pour déterminer administrativement les prix de vente en Russie. L’État était aveugle à la véritable demande de la population de telle marchandise. Et bien évidemment, il s’ensuivait des pénuries de ceci et des surproductions de cela.

Il est est de même pour un système de Banque Centrale. Elle est structurellement aveugle au marché qu’elle prétend contrôler. Une banque existe pour faire des prêts bancaire à un certain taux. Or personne ne sait quel est le taux qui convient. Aujourdhui les taux font du yoyo en peu d’années.

La Banque Centrale est aveugle. Mais l’État fait tout pour donner l’illusion qu’il contrôlerait la situation. En outre, l’État ose dire qu’il peut trouver des bonnes décisions pour s’en sortir. C’est un mensonge agréable à entendre. C’est de l’illusion. Et les gens ont soif d’illusion pour vivre mieux. Mais les réveils seront toujours douloureux.

Si l’État avait moins dépensé, la supercherie aurait pu être dissimulée. Mais avec les dettes excessives, les États frôlent la faillite. Et nul cout de baguette magique ne peut supprimer une dette.

Une Banque Centrale est une administration de l’État. Une monnaie a besoin d’une banque riche. Un État endetté a une Banque Centrale exsangue. Il ne peut donc pas exister de bonne monnaie étatique avec un État trop endetté. L’interdiction de la concurrence monétaire permet au système monétaire étatique de survivre.

Un prêteur évalue la capacité de rembourser d’un agent économique. Pour une entreprise, sa capacité à rembourser dépend de son profit. Pour un État, la capacité à rembourser dépend de la recette fiscale. Si la courbe de Laffer est vraie, alors, l’État doit baisser sa pression fiscale pour augmenter sa recette fiscale.

À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

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