le plafonnement des loyers

L’erreur du plafonnement des loyers est évidente pour tout économiste bien formé. La courbe de l’offre et de la demande illustre visuellement qu’un prix maximal de vente induira nécessairement une pénurie de logements. La pénurie stimulera l’État pour intervenir davantage dans le logement. On retrouve la loi des calamités. Cette loi économique indique comment l’État intervient pour corriger l’échec de sa première intervention.

Plafonner les loyers, c’est vouloir prendre à un riche pour donner à un pauvre. Dans une logique de redistribution fiscale, il serait plus cohérent que l’État taxe à 100% au delà du plafond. Ensuite, dans la même logique fiscale, l’État remettrait cette somme à un plus pauvre que le propriétaire, puisque l’État connaît le revenu de chacun. Un tel mécanisme fiscal de taxation à 100% serait étrange, mais bien moins que le plafonnement des loyers.

De plus, un tel plafonnement aura de multiples effets pervers qui nuiront à tous, y compris aux locataires. Louer 1000 euros un bien qui vaut 1500, c’est faire un cadeau de 500 euros à ceux qui courront le plus vite pour l’obtenir.

L’effet de l’incidence fiscale jouera pour cette distribution fiscale. Le propriétaire trouvera un moyen de mieux rentabiliser mieux. Il vendra son bien. Ce qui sortira le bien du marché des biens à louer. Ce qui augmentera donc le prix moyen des loyers. A court terme, le locataire perdra donc ce que le plafonnement voulait lui distribuer.

Les appartement plafonnés représentent ainsi un pactole à distribuer. Ce pactole est distribué à ceux qui auront dépenser de l’énergie et de l’adresse pour l’obtenir. Les locataires investiront leur temps et leur argent pour espérer obtenir ce pactole. Certains échoueront. D’autres réussiront.

Cette énergie dépensée en vain est une perte de production pour tous ceux qui ont essayés de bénéficier de ce pactole. En effet, sans ce plafonnement, ils auraient utiliser leur temps et leur argent de manière plus utile. Ce plafonnement induit ainsi une destruction de la production.

Il est possible de connaître, a priori, la valeur de cette perte de production que les locataires gaspilleront pour tenter d’obtenir une part du pactole des loyers plafonnés. Une loi économique dit que « Tant qu’une source de profit existe, on investira pour en obtenir une partie ». On investit 80 pour obtenir 100. Ici, la source de profit est le pactole des loyers plafonnés. Le montant de l’investissement tendra donc vers le montant du profit lui-même.

Le montant de cet investissement des locataires en temps, en argent, en énergie tendra donc vers les sommes que le plafonnement des loyers distribue. Cet investissement des locataires est vain et ne produit aucune richesse nouvelle. Gordon Tullock l’appelait le pseudo-investissement. C’est une destruction de ressources, une destruction de richesses. Le montant de la redistribution est ainsi proche de la destruction de production que le plafonnement des loyers occasionne.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

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