loi de destruction totale

Une thèse économique économique est appelée « loi de la destruction totale ». Cette thèse soutient que toute intervention étatique provoque une destruction de la production. L’ampleur de cette destruction a tendance à être de même ampleur que qu’elle prétend redistribuer.

Or, l’État détruit une partie du transfert des richesses à transférer. Cette idée est ancienne et bien banale. On parle de 20%, parfois de 40%, selon le pays. Ce calcul est obtenu en mesurant les coûts de prélèvement, de distribution, et des erreurs de distributions. Mais, selon la loi de destruction totale, la tendance essentielle est une destruction égale aux richesses transférées.

Cette richesse ainsi détruite est alors l’absence d’une création de richesse plus que la destruction d’une richesse existante. La destruction de la motivation à produire est équivalente à une destruction de richesses existantes.

Ainsi, en prélevant l’impôt, l’État induit un manque à produire qui tend à être égal au montant de l’impôt. En effet, sans impôt, un individu produit 100. Avec un impôt de 100%, il produirait zéro. Si l’État taxe de 30 cet individu, sa production sera d’environ 70. Si l’État taxe de 70 cet individu, il ne produira que 30. Cette approximation est proche de la réalité.

D’autre part, en distribuant l’argent, le plus souvent, l’État choisit une cible qui n’a nullement besoin de fonds publics. Mais des lobbies et des intérêts de clans sont alors les véritables moteurs des choix des individus décidant de ces fonds. Lorsque ces fonds visent une cible légitime, Il se produit deux phénomènes. Le phénomène de resquille, le phénomène de destruction de motivation, et le phénomène de l’incidence fiscale.

Nous n’entrerons pas dans le détail de la resquille et de la destruction de motivation. Sauf en donnant l’exemple, bien connu, de l’assurance chômage. Mais, la loi de l’incidence fiscale est la plus surprenante. Les économistes la connaissent depuis plus de deux siècles. Celui qui paie la taxe, n’est pas celui qui la subit réellement. Ainsi une taxe sur le foncier sera payée par le propriétaire, mais supportée entièrement par le locataire dans le moyen terme.

La loi de l’incidence fiscale s’applique aussi aux redistributions. Un exemple vaut mieux qu’un long discours. Ainsi, les SDF reçoivent seulement 20% du budget destiné aux SDF. Les 80% restant sont perçus par des fonctionnaires qui s’en occupent, et par des organismes liées aux SDF.

L’État fait en sorte de réduire, parfois beaucoup, cette tendance naturelle à la destruction totale de tout transfert. L’État réussit moins souvent qu’on l’imagine à éviter que cette destruction soit totale. En particulier, le coût des pseudo-investissements de ceux qui souhaitent profiter des transferts est la partie immergée de l’iceberg des destructions.

Les divers processus décris ci-dessus ont un point explicatif commun qui les rassemble dans une seule et même explication. “Toute source de profit induit un investissement tant que cette source de profit n’est pas épuisée”. C’est une loi bien connue des économistes. On investit 80 pour recevoir 100. C’est le comportement de tout investisseur. Tout transfert de l’État apparaît comme une source de profit.

Chaque transfert de l’État peut s’analyser comme une somme, comme un budget, comme une ressource, comme une source de profit. Dès lors, de nombreux candidats pseudo-investissent pour accaparer une partie de ce profit. Aucun profit n’est certain. Certains vont pseudo-investir en vain, à perte, sans aucun profit. D’autres vont être comblés.

Appliquons cette loi des choix publics au plafonnement des loyers. Ce plafonnement s’analyse comme une tentative de redistribution de l’État entre des propriétaires et des locataires. Le montant de cette redistribution est la différence entre un vrai prix de loyer et un prix administré. Par exemple, un vrai prix de 1500 et un prix administré de 1000. De nombreux pseudo-investisseurs vont pseudo-investir pour s’emparer de ce butin, de ce budget, de cette masse. Ce pseudo-investissement est le principal coût de la redistribution. Ce pseudo-investissement ne produit aucune richesse nouvelle. Ce coût est égal à la redistribution sauf lorsque des dispositions particulières parviennent à éviter qu’il en soit ainsi.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

One Response to loi de destruction totale

  1. Je reprends mon exemple de la discussion Twitter : deux producteurs sont taxés à 50%, ils ne sont pas démotivés à produire si ils reçoivent la redistribution des taxes, voire même ils peuvent être motivés à produire plus si ils tirent avantage (de quelque manière) de cette redistribution. Par conséquent il n’y a pas de destruction de production, simplement un déplacement de celle-ci.

    De plus, vous disiez le travail sans rémunération anecdotique et/ou pas productif. Vous en oubliez pourtant tout le bénévolat et tous les travaux domestiques, aucune de ces deux choses ne peut être qualifiée d’anecdotique ni d’improductive.

    Je vous indiquais cette conférence qui expose entre autres que le travail pendant longtemps n’était pas rémunéré, ce qui n’a jamais empêché de produire ni de croître : http://www.youtube.com/watch?v=CZIINXhGDcs&feature=plcp

    Par conséquent, même une taxe à 100% n’empêche pas la production.

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