monnaie d’Aristote, monnaie de Platon

Aristote qui affirmait que la monnaie se devait d’être un bien réel que tout le monde désire et qui a un cout de production connu. Pour lui, la monnaie ne pouvait donc être que l’or et l’argent.

Platon pour sa part affirmait que la monnaie était une simple convention sociale qui permettait au système de fonctionner et que son fondement n’était que purement subjectif. Ce qui faisait la valeur de la monnaie, c’était que les deux parties dans l’échange l’acceptent. En supposant que l’Etat gérerait  cette « convention sociale ».

Le débat sur la nature de la monnaie est essentiel aujourdhui. C’est un débat juridique. Il y a deux concepts juridiques de monnaie. Un concept est proposé par Aristote, c’est la monnaie-marchandise. Et l’autre concept de la monnaie, proposé par Platon. Ce classement en ces deux catégories de concepts de monnaie est pratique.

La « monnaie d’Aristote » c’est non seulement la monnaie-marchandise, mais aussi la monnaie-promesse. La monnaie-promesse, c’est le billet de banque lorsqu’il est la promesse commerciale d’une banque qui versera un gramme d’or. Une telle promesse commerciale se comporte, sur un marché, comme une marchandise.

Selon votre classement, la monnaie de Platon serait alors la monnaie de Banque Centrale du 21e siècle. On peut y adjoindre les quasi-monnaies produites par les banques de second rang.

Une banque a deux fonctions. D’une part, choisir un emprunteur qui saura rembourser. D’autre part trouver la liquidité. L’emprunteur produit une reconnaissance de dette, créance à long terme. La banque reçoit cette créance de l’emprunteur et lui verse de la monnaie, bien très liquide.

Pour une « monnaie d’Aristote », un tel bien liquide est une pièce d’or, ou encore une autre marchandise, une autre devise, voire un titre financier liquide. Pour une « monnaie de Platon », le bien liquide est la monnaie de Banque Centrale, produite à un cout apparemment nul.

La monnaie de Banque Centrale évite l’immobilisation d’un stock d’or qui semble stérile. La liquidité est produite à cout nul, puisque sans immobilisation d’un or stérile et apparemment inutile. Sa valeur est stable si l’État gère bien. La monnaie de Banque Centrale est une belle invention d’ingénieur financier. Mais le cout nul de la production de la monnaie de Banque Centrale est, amha, une illusion.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

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