valeur d’échange

L’école autrichienne d’économie a fait évoluer la science économique après Walras. La valeur est un acte de la pensée d’un individu singulier. C’est un acte de préférence d’une chose, c’est une chose qu’un individu préfère à une autre.

Dans un échange d’une chose, le vendeur juge que, pour lui, la valeur de la chose vaut moins que le prix d’échange. Et l’acheteur juge que, pour lui, la valeur de cette chose vaut plus que le prix d’échange. Le prix de l’échange provient d’une négociation entre le vendeur et l’acheteur. La marge de négociation est l’écart entre la valeur pour le vendeur et la valeur pour l’acheteur.

Ni l’acheteur, ni le vendeur ne considèrent que la chose vaudrait le prix de l’échange. Il est donc incorrect de parler de « valeur d’échange ». Le prix de l’échange correspond, certes, à une certaine valeur. Mais cette « valeur d’échange » n’est la valeur de la chose échangée ni pour le vendeur, ni pour l’acheteur.

Ensuite l’observateur de la transaction fait un exercice d’introspection. Il imagine facilement que l’utilité de la chose est, pour l’acheteur, plus grande que le prix. Et l’observateur imagine aussi que l’utilité de cette même chose pour le vendeur est moindre que le prix. C’est ainsi qu’on peut dire que l’utilité d’une chose influe sur son prix d’échange.

Le prix de la chose se fixera dans une certaine marge de négociation entre l’acheteur et le vendeur. Cette analyse de l’échange ne dit rien d’autre sur le processus de formation des prix sur un marché. Une autre analyse par l’offre et la demande expliquera la formation des prix d’un marché.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

2 Responses to valeur d’échange

  1. Effectivement, tout ça ne nous dit pas grand chose sur les prix « subis », car ils sont finalement le fruit d’un rapport de force entre l’acheteur et le vendeur. On pense notamment aux loyers … Tout les modèles sont faux, certains peuvent être utile disait Deming … à quoi sert celui-ci ? Cordialement,

  2. gidmoz says:

    @Pierre Pezziardi
    Le vendeur n’exerce aucune contrainte sur son acheteur. L’acheteur n’exerce aucune contrainte sur le vendeur. Sinon, ce ne serait pas un acte commercial, mais un vol sous contrainte. Il n’existe donc aucun rapport de force dans un échange commercial.

    Et chaque échange commercial crée deux richesses. L’une richesse est crée pour le vendeur. L’autre richesse est créée pour l’acheteur. Lorsque l’Etat interdit un échange, il détruit la création de richesse pour l’acheteur. Et l’Etat détruit une création de richesse pour le vendeur.

    Un bail est un contrat entre un vendeur de service et un acheteur de service. Toute intervention de l’Etat dans ce contrat détruit une occasion de contrat, donc deux occasions de création de richesse. Le propriétaire y perd. Le locataire y perd.

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