conserver l’emploi et répartir l’emploi

Le travail ne manque pas. En effet, les besoins des hommes n’ont aucune limite. Les capitaux ne manquent pas non plus aux investisseurs, du moins si la production est rentable.

Tentons de préciser l’idée de « conserver l’emploi ». Ce concept implique qu’un employé passerait d’un emploi à un autre sans aucun cout. Or le cout de passage d’un employé allant d’un emploi à un autre est immense. Il implique l’existence d’un être omniscient. Cet être omniscient saurait lire dans l’esprit des employés, dans l’esprit des employeurs, connaitrait donc les critères, les préférences et les contraintes, présentes et futures, de chaque employé, de chaque employeur.

Cet être omniscient ne peut pas exister. Une société d’intérim connait le cout de mettre en relation l’employeur et l’employé. La rémunération de l’agence d’intérim est une mesure possible de ce cout d’une seule mise en relation professionnelle.

Le concept « répartir le travail » est lui-aussi un faux concept. Pour répartir le travail, il faut etre informé de tout job possible, de sa définition, de ses conditions. Or, la quantité de travail possible est infinie. Elle n’a pas de limite.

Il serait donc nécessaire que notre être omniscient dispose aussi de ces informations qui sont en quantité infinies. En outre, ces informations n’existent que dans l’esprit de chacun et sont souvent non formulées, et même souvent inconscientes. Non, cet être omniscient ne peut pas exister.

Il n’est donc pas possible de « répartir le travail ». Il n’est donc pas possible de « conserver l’emploi » en interdisant le licenciement.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

2 Responses to conserver l’emploi et répartir l’emploi

  1. TL says:

    « Les besoins des hommes n’ont aucune limite » : qu’est-ce que vous entendez par là ?

    Je crois au contraire que les besoins des hommes sont à tout moment limités, dans la mesure où notre rationalité – qui conditionne la vision que nous avons des choses, et notre capacité à les conceptualiser – est elle-même limitée.

  2. gidmoz says:

    @TL
    Les besoins d’un individu n’ont aucune limite. S’il le pouvait, il posséderait un logement plus spacieux, plus confortable, plus conforme à son gout. S’il le pouvait, cet individu consacrerait plus de temps à collectionner les papillons, puisque c’est sa passion. Ou bien il préférerait consacrer son temps à l’étude de la philosophie au lieu de survivre péniblement dans un job précaire.

    Nul ne peut imaginer une limite à ses besoins immédiats. Il lui manque seulement les moyens financiers de les assouvir. Parfois, il préfère ignorer volontairement ses besoins pour moins souffrir du manque. C’est une posture psychologique, peut-être aussi une posture philosophique.

    En ce sens, le désir de richesses matérielles et humaines d’un individu ne peut pas avoir de limite. Si cet individu atteignait cette hypothétique « limite », il lui viendrait aussitôt un nouveau besoin. Et cette limite serait alors dépassée.

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