Malthus, pollution et patrimoine

La planète est-elle saccagée? Aucun propriétaire ne saccage la terre qui lui appartient. Il veut lui conserver la valeur de son patrimoine. La propriété d’un terrain possédé par un vrai propriétaire est la meilleure garantie d’éviter de détruire la valeur de ce terrain. L’État est un « mauvais propriétaire ». Ses décisions de gestion ne sont pas celle d’un propriétaire de terrain. Les motivation de l’action d’un État sont politiques.

Ainsi un État donne parfois une concession de dix ans à un exploitant. Cette exploitation de durée limitée risque d’être, en fait, un permis d’anéantir la valeur du terrain ainsi concédé par ce que cette durée est limitée. Un vrai propriétaire ne saccage pas son patrimoine. Il en est le meilleur gardien.

La pollution de certaines nappes phréatiques proviennent uniquement de l’absence d’un propriétaire de cette eau qui coule sous le sol. Il est souvent techniquement impossible de définir une propriété de cette nappe phréatique. Mais dans certaines dispositions du terrain, il serait possible de définir un droit de propriété sur cette nappe phréatique. Dès qu’il est possible de définir un droit de propriété d’un bien, alors, nul ne saccagera ce bien car le propriétaire s’y opposera. Il fera valoir ses droits devant les tribunaux et le pollueur sera condamné.

En Écosse, il arrive assez souvent qu’un propriétaire possède la totalité d’un petit cours d’eau. Dans ces cours d’eau, l’eau y est plus pure. Les saumons y vivent. En effet, nul ne se risque à salir l’eau. Un pollueur craindrait que le propriétaire lui demande de lourds dommages et intérêts devant un tribunal. La propriété privée est la solution à la plupart des questions d’écologie. C’est une solution juridique de droit privé ordinaire. Et ce n’est une solution ni technologique ni législative.

Avec le temps, on relativisera-t-on l’erreur de Malthus? L’erreur de Malthus n’est pas qu’il n’avait imaginé l’avenir. Nul ne connait l’avenir. C’est, amha, une mauvaise raison de le lui reprocher. L’erreur de Malthus est bien plus grave. Malthus a été aveugle à la capacité de l’homme à inventer des produits nouveau, des services nouveaux.

Pourtant, chaque jour, chacun améliore sa manière de travailler, invente une astuce, rend son entreprise plus productive, trouve un nouveau produit pour les infinies demandes de clients. On produit plus et mieux et, souvent, en choisissant des fournisseurs différents. Malthus n’a pas vu que la nature humaine produit sans cesse de nouvelles inventions, de nouveaux produits. Au 21e siècle, la profusion quotidienne de nouveaux produits devrait convaincre chacun de l’immense inventivité de l’Homme. Cette profusion de nouveautés donne, amha, définitivement tort à Malthus.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

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