les prétendus acquis sociaux

Ces prétendus acquis sociaux sont entièrement financés par les « charges salariales » et par les « charges patronales ». Ces « charges sociales » sont versées par l’employeur. Mais pour un économiste, ces charges sont entièrement payées et supportées par le salarié. Ces « charges sociales » appartiennent, de fait, au salarié. La différence administrative entre charges salariales et charges patronales est une simple illusion fabriquée par l’État.

Il s’ensuit que le salarié est le seul à financer les prétendus acquis sociaux. Ce qui signifie, en clair, qu’il n’existe pas d’ « acquis sociaux ». C’est un mensonge, c’est une illusion. Ce n’est pas l’employeur qui subit ces prétendus « acquis sociaux », c’est uniquement le salarié. On oblige le salarié à s’assurer à ses frais à un tarif d’assurance si grand qu’il est égal à son salaire net.

Un effet, un smicard qui reçoit 1000 euros net, doit payer 1050 euros de charges sociales. Son employeur verse ces 1050 euros, mais c’est le smicard qui les supportent réellement. Nul part au Monde, on ne connait une assurance-santé aussi chère que la Sécu. Les prétendues « charges sociales » sont une escroquerie. Les innombrables gestionnaires syndicalistes se goinfrent avec l’argent des salariés.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

4 Responses to les prétendus acquis sociaux

  1. Eric says:

    On voit d’ailleurs bien si on a eu la chance d’être des deux coté (salarié et employeur) que :
    – Ce qui compte pour le salarié c’est son salaire net
    – Ce qui compte pour l’employeur c’est son salaire intégralement chargé

    Et pourtant, la négociation porte sur le salaire brut, qui demande donc après à chacun des contractant des calculs pour savoir combien lui rapportera ou lui coûtera ce contrat …

    Je n’ai jamais trouvé de réponse « socialiste » satisfaisante à cette interrogation de l’idiotie de la distinction charge salariale/charge patronale. Pourtant cela doit bien exister pour une autre raison que tromper les gens ?

  2. gidmoz says:

    @Eric
    L’État ne peut gouverner qu’en fabriquant sans cesse des illusions. Lorsqu’une illusion fonctionne, l’État peut envisager de construire une nouvelle action fondée sur cette illusion. L’État ne peut agir que s’il existe, préalablement à son action, une illusion efficace, une illusion à laquelle les gens croient. Lorsqu’une illusion s’effondre, l’État abandonne son action qui était liée à cette illusion-là. Puis l’État construit sa prochaine action sur une autre illusion qui lui semble mieux ancrée dans l’imagination populaire. Ainsi, une minorité qui ne peut pas protester devient le plus souvent une cible facile à l’action liberticide ou spoliatrice de l’État.

    L’intervention de l’État est entièrement inutile et, d’une certaine manière, il en a conscience. Ce n’est que par le mensonge et l’illusion que l’État feint d’être utile à chacun. L’appareil de l’État est une pyramide de mensonges agréables emboités les uns dans les autres. Ces mensonges agréables sont des illusions agréables pour ceux qui en sont les victimes.

    Avec les charges sociales, l’État a frappé très fort. Il a prouvé son immense capacité à tromper des millions de gens avec un tour de prestidigitation pourtant bien grossier. Certes, un naïf écolier de l’école primaire saurait découvrir la supercherie. Cet enfant pourrait dire que le Roi est nu. On ne le croirait pas. Et pourtant, cette illusion des charges sociales fonctionne efficacement depuis 60 ans. Il nous faut découvrir chaque ressort de cette magnifique machination.

    Un moyen d’illusion étatique est le vocabulaire légal. L’État invente souvent un deuxième sens à un mot ordinaire. Ainsi le terme « cotisation patronale » est doublement trompeur. D’une part, il fait croire qu’il s’agit d’une « cotisation », alors qu’il s’agit d’un impôt. En effet, une somme prélevée sur son fric, sans son accord, et par la force de la loi s’appelle un impôt.

    D’autre part, le terme « cotisation patronale » renvoie à l’idée que ce serait l’argent de l’employeur qui serait ainsi « cotisé » en faveur du salarié. Puisque l’employeur fait l’acte de payer, cet acte de verser donne une réalité à l’illusion que l’employeur verserait son argent pour le profit indirect de l’employé. Cette cotisation patronale est le triomphe de la lutte des classes. C’est le miracle quotidien que les anciennes grèves ont apporté, de haute lutte, à la classe ouvrière. Seule la lutte permet de reprendre au patron l’argent qu’il a volé en exploitant le salarié.

    Cette liturgie syndicale absurde n’est démentie par aucun syndicat, puisque eux aussi vivent de cette illusion, vivent de cet impôt prélevé sur les smicards, sur les salariés. Ils vivent de l’argent de la Sécu. De l’argent volé aux salariés. Les syndicats patronaux aussi en vivent. Entre syndicats, ils se répartissent équitablement les postes honorifiques et le gâteau. Il se répartissent honteusement le sang et la sueur des salariés.

    Toute contestation sur ces charges sociales est étouffée dans l’oeuf par la sacralisation du Dieu Sécu. Puis que la Sécu ne fait pas de profit, il n’existe pas d’actionnaire profiteur qui voleraient les assurés. On oublie pudiquement les dizaine de milliers de délégués syndicaux ayant des postes honorifiques dans les nombreuses caisses de la Sécu. Cotiser moins serait mettre en danger la Sécu, c’est à dire la fraternité entre les citoyens. Non, il ne faut pas demander à cotiser moins. Ce serait démontrer un égoïsme écoeurant.

    Le monopole étatique interdit toute concurrence afin de créer l’illusion que seul l’État, ici l’État-Sécu, serait capable de fournir ces services nécessaires à chacun. Aucune compagnie d’assurance-santé n’est autorisée à briser le mythe de la Sécu.

    Voilà le contexte d’illusion étatique qui permet d’entretenir ce mythe de la Sécu et le mythe des cotisations sociales prétendument acquises de haute lutte contre le patronat.

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