Le cout nul des inondations climatiques

Je possède une maison qui, pour moi, vaut 100000 euros. J’apprend qu’elle sera inondée dans 100 ans. Je la revend à un acheteur qui l’achète 100000 euros. Cet acheteur est indifférent à cette future inondation.

Résultat: Je n’ai rien perdu. Mon acheteur ne perdra rien puisqu’il a acheté la jouissance de cette maison pendant 100 ans seulement. Ses héritiers ne perdront rien non plus puisqu’il savent qu’il ne possèdent cette jouissance que jusqu’à une date limite.

Donc aucun propriétaire d’une maison, qui sera inondée dans 100 ans, ne subira de perte de son capital. Ni les propriétaires successifs de cette maison.

Le réchauffement climatique prévu par le GIEC provoquera une élévation du niveau des océans. Cette élévation pourrait être de un mètre en un siècle. Il s’en suivra des inondations, des destructions de terres, des destruction de villes entières.

Il est nécessaire de calculer le cout des destructions que provoqueront les inondations climatiques. En effet, ces inondations représentent la part de destruction la plus importante que le réchauffement climatique prévoit. Les couts économiques du réchauffement climatique sont la raison majeure des mesures gouvernementales pour réduire, pour ralentir le réchauffement climatique.

La mauvaise manière d’évaluer le cout du réchauffement climatique

Il existe plusieurs méthodes économique pour calculer ce cout des inondations climatiques. L’État français a demandé à des experts d’évaluer ce cout en France. Leur rapport est ici http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/001-3.pdf A la page 73, les experts évaluent le cout français des inondations climatiques.

Le rapport évalue la valeur totale des biens qui seraient détruits par une élévation de 1 mètre du niveau des océans. Les experts font la somme la valeur des logements définitivement perdus en raison de la montée du niveau moyen de la mer. Pour les pertes permanentes, il y a 104 500 logements entre 0 et 1m d’élévation. Ce qui représente une valeur de construction de 100 000 euros chacun, soit un total de 10,5 milliards d’euros. Le rapport ne tient compte ici que de la valeur de construction. Il ne tient pas compte et pas de la valeur du terrain de bord de mer. En effet, il suppose que la valeur tirée de la proximité de la mer est simplement transféré à un terrain un peu plus élevé. Le logement est reconstruit à l’intérieur des terres, définitivement hors de danger.

Selon ce rapport gouvernemental, le cout des inondations climatiques serait, pour la France, de 42 milliards en cent ans, soit 420 millions d’euros par an. Ce cout est infime, puisqu’il est inférieur au millième des dépenses annuelles de l’État français. Mais surtout ce cout annuel des inondations climatiques est très inférieur aux milliards dépensés aujourdhui pour tenter de réduire le réchauffement climatique. Dépenser 1000 pour éviter de perdre 10 est, bien évidement, un mauvais calcul. La faible cout des inondations ne justifie pas de saigner les français sur leur revenu pour tenter de réduire les émissions de CO2.

Mais il y a bien pire à découvrir dans ce rapport. La méthode d’évaluation des experts du rapport est fausse. En effet, pour évaluer valablement la destruction totale des inondations, il faut additionner les pertes de chaque propriétaire qui voit son bien inondé. Chacun comprend qu’une évaluation de la valeur actuelle ne peut pas correspondre à la valeur du même bien cent ans plus tard. Les experts se sont trompé d’un siècle. Ils raisonnement comme si la valeur d’un bien restait stable sur un siècle, quoi qu’il advienne. Leur méthode de raisonnement est faux dès le départ.

La bonne manière de calculer les destructions des inondations climatiques

En effet, la seule bonne manière de mesurer le cout des pertes de propriétaires des biens immobiliers est de s’intéresser à ces propriétaires. Le cout total subi par ces propriétaires sera la perte totale due aux inondations climatiques. C’est évident pour tout le monde. Mais les experts du rapport cité ci-dessus avaient surement oublié cette évidence. Un assureur procède ainsi lorsqu’il rembourse aux assurés le cout des dommages qu’ils ont subi pour une inondation.

Intéressons nous donc au propriétaire d’une maison de bord de mer. Sa maison subira des inondations dans 100 ans. C’est une prévision scientifique quasi-certaine, ou très probable.
Notre propriétaire s’alarme de cette échéance de 100 ans pour sa maison. Il vend sa maison pour en acheter une autre à 10km à l’abri du risque d’élévation du niveau des océans. L’annonce de cette certitude des inondations dans 100 ans n’a pas diminué la valeur moyenne de l’immobilier. Son acheteur lui a payé la maison au prix normal. Et pourtant son acheteur savait bien que l’inondation atteindrait cette maison dans 100 ans. La perspective de l’inondation future est indifférente à l’acheteur.

Pour l’acheteur, la quasi-certitude d’une inondation dans 100 ans n’est pas un inconvénient pour jouir de sa nouvelle maison achetée. Il sait que la revente dans 20 ans risque d’être moins avantageuse. L’acheteur a bien fait ses calculs pour accepter le prix de vente de cette maison. A cause de l’usage qu’il a de cette maison, cette maison lui convient au prix d’achat. Il sait que lui et ses successeurs, auront une jouissance du bien qui s’éteindra dans 100 ans. L’acheteur accepte le risque d’une moins-value de sa maison s’il la revend dans 20 ans. L’acheteur pense que cette moins-value sera peut-être de 20% si la maison baisse sa valeur de 1% par an. Un impôt sur la vente des maison avoisine souvent les 20%. Et pourtant, les gens achètent et vendent malgré des taxes de 20% sur les transactions.

Un bail emphytéotique de 99 ans ne décourage ni les investissements ni la construction. Le territoire de Hong Kong avait été prêté aux Britanniques par un bail de 99 ans. Cette durée de 99 ans n’a pas découragé les investissements britanniques. Hong Kong était devenu le pays un des pays les plus productifs et les plus riches du monde. On comprend que notre acheteur de maison du paragraphe ci-dessus ne se soucie pas de cette échéance des 100 ans.

Les inondations climatiques ne nuisent à aucun propriétaire

Le premier propriétaire a ainsi vendu sa maison sans subir de moins-value. Il n’a subi aucun préjudice du fait de cette inondation climatique prévue. L’acheteur, et ses ayants-droits, ne subiront non plus aucun préjudice puisqu’ils ont tenu compte que la jouissance de la maison cesse dans 100 ans. Ils se comportent comme un locataire qui sait que la bail cesse à une date fixée à l’avance. L’acheteur achète donc un droit de jouissance du bien devant durer 100 ans.

Lorsque, 100 ans après, l’inondation survient, les successeurs du premier acheteur ne subissent aucun préjudice puisqu’ils avaient payé leur droit de jouissance du bien jusqu’à cette date précise de l’inondation. C’est ainsi que ni l’acheteur de la maison, ni les acheteurs suivant ne subissent aucune perte du fait de la future inondation climatique. Ni le premier propriétaire, ni aucun des acheteurs suivants ne subissent de perte du fait de l’inondation climatique prévue.

Nous avons donc démontré comment et pourquoi les inondation climatiques ne causeront aucun cout à personne. L’État français, ainsi que tous les autres États du monde, doivent connaitre cette démonstration essentielle. Les inondations climatiques ne causeront aucune perte économique. Il faut donc cesser de gaspiller des fortunes obtenues sur la sueur et sur le sang des plus pauvres. L’État doit cesser de lutter contre le réchauffement climatique.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

4 Responses to Le cout nul des inondations climatiques

  1. Eric says:

    J’ai peur de ne pas trop comprendre…

    Est-ce qu’on ne peux pas dire que la perte à eu lieu au moment où les scientifiques on déclaré : « De manière certaine, votre maison va être inondé dans 100 ans ». Si avant la maison valait 100k€ et qu’elle en vaux 20k€ après l’annonce, il y a bien eu une perte ?

    Je vous suis tout à fait pour dire que le coût d’une destruction de maison dans 100 ans n’a rien à voir avec le coût de la maison aujourd’hui et que ce coût est probablement très faible, mais je ne comprend pas comment celui-ci peut être nul, sauf si naturellement les maisons ne dure pas plus de 100 ans.

  2. gidmoz says:

    @Eric
    Je suis tout à fait d’accord avec votre raisonnement et avec la manière dont vous posez le problème.
    Tout d’abord, certaines maisons ne durent pas plus de 100 ans. Nous sommes d’accord que ces maisons-là, ne perdront pas de valeur lorsque les scientifiques divulgueront leur information quasi-certaine. Certains biens immobiliers exigent un coût d’entretien plus coûteux que l’amortissement du bien immobilier. Ces biens seront moins bien entretenus et vieilliront plus vite. En, sorte que l’échéance de 100 ans ne provoquera pas de destruction.

    Ensuite, certaines maisons durent plus de cent ans. Mais il semble toujours exister un propriétaire indifférent au fait que cette maison n’existera plus dans cent ans. Pour ce propriétaire-là, une telle maison ne perd pas de valeur du fait de sa destruction dans cent ans. Ou alors, cette moins-value lui semblera négligeable.

    S’il existe un nombre suffisant de tels propriétaires indifférents à l’échéance de 100 ans, le prix du marché de cet immobilier ne diminuera pas sensiblement. Oui, le nombre d’acheteurs potentiels de cette maison au prix antérieur sera moindre. Oui, selon la loi de l’offre et de la demande, une moindre demande contribue à une baisse du prix de la marchandise.

    Je n’ai eu connaissance d’aucune baisse de prix des maisons de bord de mer. Pourtant la communauté internationale des scientifiques affirme cette certitude de l’élévation inéluctable de l’élévation du niveau des mers. Les élus et les gouvernements de toutes les nations confirment cette prédiction. Comment interpréter cette absence de baisse des prix de l’immobilier sur le littoral? Une vérité scientifique de l’élévation du niveau des mers est pourtant partagé par presque tous les acheteurs.

    La baisse de la maison est-elle si faible qu’elle se confondrait avec les variations aléatoires des prix de l’immobilier? Ou bien certains acheteurs sont indifférents à l’échéance de 100 ans, car ils lui trouvent une utilité immédiate suffisante et négligent cette échéance de 100 ans.

    Par le jeu du changement de propriétaire, la maison semble garder sa valeur lors de la vente. Du moins si elle a lieu 100 ans avant l’échéance.

    Pour les choses qui ne peuvent pas se vendre, l’inondation provoquera des destructions. De même un temple, un lieu de mémoire historique, des souvenirs personnels, un attachement affectif à un lieu.

    Oui, Il existe une incertitude sur l’étendue de la perte du propriétaire qui possédait le bien au moment où l’information de l’échéance de 100 ans devient certaine. Mais, un certain nombre de cas historiques analogues éclairent le montant de cette perte. Elle est très faible. Elle est probablement noyée parmi les autres aléas de la vente.

  3. yoananda says:

    Donc, très simple, si je vous tue, vous ne subissez aucun préjudice puisque de toute manière vous alliez finir par mourir un jour, et qu’en plus vous ne saviez pas la date !
    Et mieux … une fois mort, vous ne pourrez pas vous en plaindre.
    Encore mieux, si je vous annonce la date de votre mise à mort, vous pourrez anticiper et utiliser cette information pour profiter du temps impartit encore mieux qu’en ne connaissant pas la date.

    Bref, avec ce genre de raisonnement … ca fait juste kikoolol dans la tête …

  4. gidmoz says:

    @yaonanda
    Je possède une maison qui, pour moi, vaut 100000 euros. J’apprend qu’elle sera inondée dans 100 ans. Je la revend à un acheteur qui l’achète 100000 euros. Cet acheteur est indifférent à cette future inondation.

    Résultat: Je n’ai rien perdu. Mon acheteur ne perdra rien puisqu’il a acheté la jouissance de cette maison pendant 100 ans seulement. Ses héritiers ne perdront rien non plus puisqu’il savent qu’il ne possèdent cette jouissance que jusqu’à une date limite.

    Donc aucun propriétaire d’une maison, qui sera inondée dans 100 ans, ne subira de perte de son capital. Ni les propriétaires successifs de cette maison. Ce raisonnement s’applique à tous les phénomènes climatiques prévisibles. S’il est prévisible, le coût d’un évènement climatique est nul à long terme.

    Si la maison perd 100% de sa valeur dans 100 ans, on peut poser qu’elle perd 1% de sa valeur initiale chaque année. Si cette maison inondable rend des services bien supérieur à ce 1% de perte de valeur, cette perte de valeur de 1% est indifférente à celui qui l’utilise pour un usage immédiat.

    Existe-t-ils des acheteurs qui acceptent de payer le prix de la maison inondable dans 100 ans? la réponse est oui lorsque l’usage immédiat de cette maison a une valeur supérieure à ces 1% de perte de valeur.

    Le propriétaire initial de la maison vend sans perte sa maison. Il ira s’installer à 10km de son ancienne maison en un lieu plus élevé.

    Revenons à l’acheteur: Lui sait qu’il jouit de cette maison pendant 100 ans seulement. Il, ou plutôt ses successeurs, ne perdront donc aucune jouissance de la maison lorsque l’inondation surviendra dans 100 ans.

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