Un Etat minimal

Chaque libertarien a sa propre conception d’un État minarchiste. Le principe du rôle de l’État minarchiste est la subsidiarité. Si le citoyen ou une société commerciale peut le faire, alors l’État ne s’en occupe pas. L’État n’intervient dans aucune propriété privée des citoyens. Pour certains libertariens minarchistes, l’État minimal, est celui d’un État actuel qui cesserait ses interventions publiques stériles. Pour d’autres libertariens minarchistes, un État minarchiste est constitué de villes privées.

Chaque ville privée a son règlement de copropriété. Une ville privée peut obliger chaque habitant à s’inscrire à une compagnie d’assurance couvrant la santé, les enfants, les événements divers de la vie. Chaque habitant souscrit à une police privée et à une société de Justice. Une société de Justice est une société commerciale fournissant des juges pour d’éventuels litiges. C’est le concept de « tribunal arbitral », concept qui existe dans tous les pays civilisés du monde, y compris en France. Chaque ville privée est une société commerciale ordinaire. Tout y est réglé par le contrat. Les lois en vigueur proviennent de contrats explicites et acceptés par tous sans aucune exception.

L’État minimal assure la gestion, l’administration d’une souveraineté sur un territoire. Un État minimal ressemble à l’État français du 11e siècle. Du moins en ce qui concerne le rôle de l’État. Pour couvrir les frais liés à la gestion de la souveraineté, un État minarchiste prélève un impôt de 1%, par exemple, de la production des citoyens.

Chaque contrat est une véritable et authentique loi, loi acceptée par l’acheteur et par le vendeur. Le Code Civil français le confirme dans son article 1134. La première source de Droit dans notre vie quotidienne est le contrat. Un tribunal se fonde sur le contrat, sur la jurisprudence et, à défaut, sur le Droit Naturel. Le Droit Naturel, c’est ce qui nous inspire un jugement de bon sens et de raison. Les tribunaux fonctionnent comme la « commun law » britannique. C’est à dire sans intervention de l’État et selon la jurisprudence.

Le concept de Montesquieu des trois pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire, n’existe pas du tout dans un tel État minarchiste. Il n’existe ni pouvoir législatif, ni pouvoir exécutif, ni pouvoir judiciaire. L’État gère l’armée, c’est à dire la protection armée contre l’ensemble de la communauté. L’État peut aussi avoir certains tribunaux.

Une cotisation obligatoire de 1% est versé à l’organisme de charité de son choix. Chaque organisme de charité gèrent l’aide aux pauvres sans assurance et sans ressources. Un pauvre ne peut vivre que de la charité. Cette charité provient, apriori, soit de l’État soit d’organisations charitables. Dans un État minimal libertarien, l’État n’intervient pas pour les pauvres. Les organismes de charité suffisent.

Un libertarien tente de monter des villes privées. http://www.freecities.org

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

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