cause cachée de l’inflation

thème: L’Etat dépense mais produit peu. Il s’en déduit une hausse des prix durable, une inflation.

titre: cause cachée de l’inflation

1. Une bonne définition de l’inflation est qu’elle est un processus de hausse général des prix. Ainsi, on ne présuppose pas la cause de cette hausse des prix. Et la discussion devient possible sur chacune des diverses causes de l’inflation. Un avantage de cette définition est qu’un évènement peut contribuer au processus de hausse des prix alors qu’un autre évènement contribuera à la baisse des prix. On peut ainsi parler de ces causes sans les définir par leurs effets mesurables.

2. Amha, le concept de masse monétaire est inopérant dans une théorie monétaire. On s’en rend mieux compte lorsqu’on considère une zone de free-banking. Dans une zone de free-banking, toute marchandise peut devenir une monnaie. Tout titre financier peut devenir une monnaie. Il ne peut exister aucune limite à la masse des marchandises pouvant être utilisées comme monnaie.

3. Ainsi, une Banque Centrale prête à une autre. Et réciproquement. Chacune crée de la monnaie à hauteur du prêt à l’autre banque centrale. Les deux banques centrales ont ainsi créé deux quantités de monnaie de valeur égale. Une telle augmentation totale de la masse monétaire n’aura aucune conséquence ni sur l’inflation des prix, ni sur le reste de l’activité économique.

4. Un processus de hausse des prix provient toujours d’une hausse de la demande. Cette demande induit une demande de crédit bancaire, donc de création de monnaie. L’emprunteur qui a dépensé a contribué à la hausse des prix. Pour rembourser, il devra produire pour rembourser. Il produira autant ou même plus que ce qu’il avait dépensé. En produisant, il contribue à l’offre et donc contribue à la baisse des prix.

5. Comme l’emprunteur a produit plus qu’il avait acheté, il en résulte logiquement une baisse des prix, du moins en moyenne. En effet, en moyenne l’élasticité offre/demande sur tous les secteurs est nécessairement égale à l’unité. Il est donc légitime de considérer que l’offre induit une baisse égale à la hausse qu’avait induite l’achat initial.

6. Un emprunt remboursé induit donc une hausse des prix limité à la durée de l’emprunt. Or un crédit permet de produire avant, donc de produire plus. Plus de crédit induit plus de création de richesses. A condition toutefois que ces emprunts soient productifs. Or, 75% des achats sont faits par des entreprises. Ces achats contribuent parfois aux investissements, donc à la productivité, donc à la baisse des prix. L’augmentation des crédits induit une hausse des prix temporaire et une baisse des prix durable.

7. L’État produit peu de marchandises. En investissant, un fonctionnaire applique une politique venue d’ailleurs. L’investisseur privé joue son fric à lui et a des sueurs froides de crainte de perdre son investissement. Un investissement public est donc moins productif qu’un investissement privé. L’État ne produit pas suffisamment de marchandises qui contribueraient à l’offre. Il s’ensuit une hausse des prix des achats antérieurs ne sont pas compensés par une offre qui contribuerait à la baisse des prix. Il s’ensuit qu’une augmentation des dettes de l’État est une contribution nette à la hausse des prix. Et cette hausse des prix ne sera pas compensée, dans un futur proche, par un remboursement de la dette, ou par une production de marchandises. Il s’agit alors d’une hausse des prix durable. C’est à dire une augmentation de l’inflation.

8. Une cause intérieure de l’inflation est donc l’augmentation des dettes de l’État.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

One Response to cause cachée de l’inflation

  1. TL says:

    1. il manque un « de » dans une vos phrases.
    2. Votre réflexion sur le concept de masse monétaire est très pertinente.

    4. Non, la hausse des prix ne vient pas tout le temps de la demande. Elle ne vient de la demande que sur les marchés financiers et de matières premières, et sur certains souks ou marchés à la criée.
    Sur la plupart des autres marchés, à commencer par les supermarchés, la hausse des prix est au contraire décidée par le côté des offreurs. Les marchands fixent leurs prix. La demande peut simplement dire oui ou non, accepter ou refuser. Etre inélastique ou élastique.

    Il faut un mécanisme absent de nombreux marchés, pour enclencher un système d’enchères coté demande. Dans un supermarché, lorsque la demande est supérieure à l’offre, le rayon est vide et c’est tout. Le prix ne monte ni ne montera nécessairement.

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