liquidité et vendabilité d’un titre financier

thème: Un titre financier est une promesse. L’information sur un titre a un cout d’acquisition. L’achat d’un titre est un échange d’informations entre le vendeur et l’acheteur.

titre: liquidité et vendabilité d’un titre financier

Un titre financier est la promesse commerciale de livrer un bien économique. Chaque promesse a un promettant et un bénéficiaire. Le promettant est le débiteur. Le bénéficiaire est le créancier. La promesse est un « contrat unilatéral ». C’est un contrat qui engage le promettant, mais qui n’engage pas le bénéficiaire. Le bénéficiaire est le propriétaire de la promesse, est le propriétaire du titre financier.

Cette promesse est, elle-même, un bien économique négociable. Un titre financier est une part sociale d’une sarl, ou la reconnaissance de dette d’un emprunteur. Ou encore, un titre financier coté en Bourse est une action de société commerciale, ou une obligation, ou un instrument financier.

L’acquisition d’information sur un titre est toujours couteuse. Un financier ne peut pas posséder toutes les informations disponibles sur chaque titre existant, même si ces informations sont disponibles publiquement. De surcroit, l’information ne suffit pas. Une analyse financière est nécessaire. Et cette analyse exige d’avoir certaines compétences sur tel secteur d’activité. Le financier analyse la valeur du titre grâce aux informations brutes et grâce aux autres analyses financiers dont il a connaissance. Il choisit alors de vendre ce titre, ou bien d’en acheter.

Un acheteur et un vendeur concluent une transaction sur un titre. L’acheteur et le vendeur ne font pas la même analyse de la valeur de ce titre. Ils ont des jugements différents sur la valeur de ce titre. Leurs sources d’informations sont peut-être différentes.

La cause de la vente est toujours une appréciation différente de la valeur de ce titre entre le vendeur et l’acheteur. Chacun des deux a consacré un cout d’acquisition de l’information pour juger de la valeur du titre. Un vendeur peut vendre parce qu’il n’a pas consacré suffisamment de temps à analyser les fondements de la valeur d’un titre et qu’il préfère en acheter un autre. Un acheteur peut acheter en faisant confiance dans le jugement de valeur de tel analyste financier.

Lorsqu’un grand nombre de financiers suivent un titre, La vendabilité du titre est grande. L’acheteur peut acheter puis revendre en limitant son risque d’une perte significative de capital. Lorsque le bien a une grande vendabilité, ce bien est liquide. Un titre financier est liquide s’il est vendable sans risque excessif de perte de capital.

Lorsqu’un grand nombre de financiers dépensent des ressources pour analyser la valeur d’un titre, ce titre est très vendable. Parfois même il est liquide.

Un échange volontaire crée un avantage pour le vendeur et crée un avantage pour l’acheteur. Ces deux avantages sont des créations de valeur, des créations de richesse pour chacun des deux. Cette double création de richesse existe nécessairement dans tout échange de titre financier. Elle est la rémunération du travail d’information du vendeur et du travail d’information de l’acheteur.

Q. Mais non! L’un gagne et l’autre perd. La transaction est une opération à somme nulle. C’est le casino! On en voit la preuve dans les minutes qui suivent. Soit le cours a monté et alors le vendeur a perdu. Soit le cours a baissé, et alors l’acheteur a perdu.

R. La transaction rémunère le travail d’information du vendeur. Le vendeur a accompli ce travail sur la valeur du titre relativement à son portefeuille. De même cette même transaction rémunère l’acheteur pour la même raison. A l’instant de la transaction, ils sont satisfaits de cette rémunération qu’ils reçoivent du travail d’information qu’ils ont, l’un et l’autre, accompli. C’est le travail antérieur à la transaction qui explique cette double rémunération. Cette transaction ne doit donc pas être jugée selon qui adviendra ultérieurement. A chaque instant, le jugement de valeur sur un chose peut changer. Le cours de ce titre peut changer. C’est une toute autre affaire. Mais au moment de la transaction chacun des deux a été rémunéré de son travail.

Si le travail d’information est pertinent, elle sera sanctionné par un gain qui se révèlera ultérieurement. Si le travail d’information a été mal fait, il sera sanctionné par une perte, laquelle se révèlera ultérieurement.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

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