réserves fractionnaires non frauduleuses

thème: Une banque émet de la monnaie échangeable en or. Elle émet plus de billets qu’elle ne possède d’or. Ce n’est pas frauduleux.

titre: réserves fractionnaires non frauduleuses

L’émission de monnaie fondée sur des réserves fractionnaires consiste à ce que la banque émet un nombre de billets de banque supérieur à l’or qu’elle possède. Du moins, à l’époque où la monnaie était le billet de banque convertible en or.

L’émission de monnaie avec réserves fractionnaires n’est pas frauduleuse. Son exposé exige d’être précis et rigoureux dans la présentation juridique de cette création monétaire. Cette création monétaire est parfaitement logique et honnête. 

Une raison suffisante est que l’utilisateur le sait et qu’il l’accepte. Et pourtant, il le choix de la banque qui lui propose des billets de banque. Puisqu’il existe durablement un tel consentement, il ne peut pas exister de fraude. Lorsque ce consentement a duré des siècles, cela signifie une parfaite acceptation et une compréhension du système à réserves fractionnaires. 

Chaque billet de banque est une promesse de la banque. Cette promesse de la banque est publiée. Cette promesse est un contrat unilatéral. La banque est le promettant. L’utilisateur en est le bénéficiaire. Chacun connait les termes et les conditions de la promesse. Et chacun peut poursuivre la banque qui violerait sa promesse devant un tribunal. Voir l’exemple du free-banking en Écosse pendant 130 ans. 

Que dit le contrat d’émission monétaire publié par la banque ? C’est ça qu’il faut voir et savoir avant de condamner les réserves fractionnaires. Ce contrat dit qu’en cas de retard de livraison de l’or, la banque paiera un taux d’intérêt à l’utilisateur. Et chaque utilisateur accepte ce principe de fonctionnement. Et ça a bien fonctionné pendant 130 ans sans intervention de l’État en Écosse. 

Maintenant, on sait que ça marche et que ce n’est pas frauduleux. On peut approfondir pour comprendre comment ça fonctionne. Le fondement de ce système est la valeur de la reconnaissance de dette. Une reconnaissance de dette a, pour une banque, plus de valeur que la monnaie versée à l’emprunteur. Sinon, elle ne prêterait pas. 

La banque possède suffisamment d’actifs. Elle en vend pour obtenir de l’or et payer l’utilisateur de billet lorsqu’il le demande. Ainsi, même si la banque manque d’or, elle peut en obtenir sous un bref délai. 

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

2 Responses to réserves fractionnaires non frauduleuses

  1. Netwak says:

    Encore une fois vous utilisez votre super exemple de l’Écosse. Vous oubliez cependant de rappelez que pendant les 130 ans de fonctionnement du free-banking, la majorité de la population était des prolétaires ou des paysans pauvres. Le free-banking n’avait d’intérêt que pour une minorité de la population de grand bourgeois et la partie riche des petits bourgeois. Cela invalide la portée de votre exemple.

    Vous citez un argument, l’utilisateur sait et l’accepte. Malheureusement, la majorité des personnes ne savent pas ce qu’est le système bancaire. Faites votre enquête, vous serez surpris. Ensuite, personne n’a jamais accepté ce système. Avons nous quand nous naissons à signer un contrat ? Un prisonnier est contraint de sa situation. De la même façon, nous sommes obligés d’accepter ce système car nous ne pouvons vivre en-dehors. C’est accepter par la force des choses et non pas accepter en toutes connaissances de cause.

    Ce sont des arguments frauduleux. Ce n’est pas parce qu’un système a été accepté pendant 130 ans qu’il en devient bon pour aujourd’hui. Les esclaves ont été un bon système pendant des milliers d’années pourtant personne ne le proposerez à nouveau. Les choses dépendent de leur contexte.

  2. gdm says:

    @netwak
    Oui, le free-banking Ecossais entre 1715 et 1845 est un « super exemple ». Cet exemple démontre, par l’Histoire, que ni la Banque Centrale ni l’intervention de l’Etat, ni la régulation de l’Etat ne sont utiles pour le fonctionnement d’une monnaie.

    Le free-banking français entre 1800 et 1804 est un autre excellent exemple historique. Mais plus bref. Aucune monnaie émise par l’Etat. Des banques privées émettaient de la monnaie sans aucun contrôle de l’Etat. Aucune autorisation administrative n’était nécessaire pour créer sa banque, sa monnaie. Les clients savaient choisir les banques fiables, les monnaies fiables.

    D’autres démonstrations théoriques du caractère nuisible de l’intervention de l’Etat dans la monnaie sont disponibles sur mon blog.

    L’Etat écossais n’émettait alors aucune monnaie. Tous les écossais, riches et pauvres, utilisaient cette monnaie des banques commerciales. Ils ne pouvaient pas en utiliser une autre! Mais, chacun pouvait préférer les billets d’une banque plutôt que les billets de telle autre banque. L’Etat n’intervenait pas du tout dans la monnaie. Un billet de banque était la promesse de la banque de verser 1 gramme d’or.

    La nature de cette monnaie écossaise est proche de la nature des monnaie actuelles du 21e siècle, du moins dans son principe de fonctionnement. En effet, chaque unité monétaire était, et est encore la promesse de verser qq chose. Un euro-BNP est la promesse de verser un euro de monnaie de Banque Centrale. Un billet écossais était la promesse de verser un gramme d’or.

    La monnaie contemporaine est une promesse de qq chose. Cette promesse est faite par la banque.

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