emprunt et baisse des prix

thème: Un emprunt pour produire contribue à la baisse des prix. Un emprunt pour consommer ne contribue ni à la hausse, ni à la baisse des prix. Un emprunt pour consommer et qui n’est pas remboursé contribue à une hausse des prix durable, c’est à dire à l’inflation.

titre: emprunt et baisse des prix

1. L’offre de marchandises
La plus grande partie des biens économiques appartient à leur propriétaire, et lui sont utiles. Leur propriétaire en a une utilité et n’a pas l’intention de les mettre en vente. Une infime partie des biens économiques existant sur Terre est à vendre. Ce sont alors des marchandises. Les marchandises sont principalement produites par les entreprises.

Un bien à vendre est aussi un bien d’occasion, un bien de seconde main. Son propriétaire a cessé de voir dans son bien une utilité suffisante pour lui. Il veut le vendre. Il recherche alors un prix convenable en consultant les prix du marché. Il dépense quelques ressources pour découvrir un prix de vente convenable. Il dépense aussi des ressources pour apprêter son bien en sorte qu’il soit vendable et connu des acheteurs. Il en accroît ainsi la vendabilité. Le propriétaire devient alors un vendeur. Un nouveau bien est alors sur le marché. Cette mise en vente accroît l’offre dans un secteur d’activité économique.

La mise en vente d’une maison secondaire peu occupée, accroît l’offre dans tel secteur de l’immobilier. La découverte d’or accroît l’offre dans le secteur du marché de l’or. La fonte de vieux bijoux en or en lingots accroît aussi l’offre dans le secteur du marché de l’or.

2. le crédit
Une opération de crédit crée une reconnaissance de dette. Cette reconnaissance de dette est de la richesse marchande qui n’existait pas auparavant. En effet, une reconnaissance de dette est un promesse qui se vend et qui s’achète librement. Elle a une certaine vendabilité. Cette reconnaissance de dette est toujours garantie par une ressource de l’emprunteur. Le prêteur juge que cette ressource de l’emprunteur a plus de valeur que la monnaie versée à l’emprunteur. Pour le prêteur, la reconnaissance de dette a plus de valeur que l’argent versé.

Certes, cette richesse existait auparavant, mais elle était cachée. Cette valeur n’était connue que de son seul propriétaire. Elle n’existait que pour son propriétaire. Elle consistait dans des jours libres qui auraient ou être occupés à son loisir ou à son travail. Ou cette richesse consistait dans sa maison maintenant hypothéquée. Ces ressources n’étaient connue que par leur seul propriétaire. Cette richesse cachée consiste aussi dans la force de travail de certains emprunteurs. Le prêteur juge alors que cette force de travail de l’emprunteur a de la valeur. La valeur de cette reconnaissance de dette est la valeur d’un certain nombre de jours de travail de l’emprunteur. La reconnaissance de dette devient une nouvelle valeur négociable.

Grâce à la création d’une reconnaissance de dette, une richesse cachée devient une valeur marchande, vendable. Ces jours libres et sans valeur pour autrui deviennent la garantie d’un certain nombre de jours travaillés et productifs. Ou bien cette richesse cachée consistait dans la valeur d’une maison. Elle qui devient, grâce à une hypothèque, le fondement d’une nouvelle valeur marchande. Ces richesses cachées n’étaient connue que de son seul propriétaire. Grâce à la création de cette reconnaissance de dette, une marchandise nouvelle est apparu sur le marché. Cette nouvelle marchandise a de la valeur. Cette nouvelle marchandise accroît l’offre.

3. Liquidité
Une reconnaissance de dette est un contrat unilatéral. Un « promettant » promet à un « bénéficiaire ». Elle est donc, a priori, librement vendable. Sauf rares exceptions. Sa liquidité est parfois très faible parfois très importante. Une obligation est une reconnaissance de dette. Une obligation est parfois cotée sur un marché. Sa liquidité est alors importante.

La liquidité d’un actif exige qu’il existe suffisamment d’information sur cet actif afin d’éviter une asymétrie d’information entre le vendeur et l’acheteur. Ainsi, le prix de vente pourra être égal au prix d’achat.

La reconnaissance de dette est une nouvelle valeur peu liquide. Elle sera donc peu vendue. Elle augmente donc peu l’offre globale, sauf exception. Dans le même temps, la monnaie versée par la banque permet à l’emprunteur d’acheter, et donc d’accroître la demande. Cette dissymétrie entre l’offre et la demande induit une contribution à la hausse des prix.

Une opération de titrisation transforme un actif non vendable ou illiquide en actif vendable et liquide. En ce sens, la création d’une reconnaissance de dette est une sorte de titrisation. Cette titrisation particulière est adossée à la confiance du prêteur dans la capacité de production de l’emprunteur. Ou elle est adossée à une hypothèque sur un actif.

Une Bourse est une organisation, ou est une société commerciale, qui organise le marché de certains biens afin de les rendre plus liquides. Cette société de Bourse impose certaines règles aux vendeurs et aux acheteurs. Ces règles acceptés par ses clients, vendeurs et acheteurs, réduisent les coûts de transaction sur ces biens. Il n’existe pas de limite à la titrisation des biens existant sur Terre. Si la création d’une nouvelle Bourse de valeur devient une activité commerciale libre, de nombreuses catégories de biens seront titrisées. Une plus grande abondance de biens liquides existera alors. L’existence de lois et de taxes sur les échanges limite la prolifération des sociétés de Bourse.

La valeur d’un titre peu liquide provient uniquement de la promesse de son émetteur. Un titre rentable et très liquide bénéficie d’une plus-value. Cette plus-value provient de sa liquidité. Le coût de rendre un actif plus liquide procure ainsi une rentabilité supplémentaire.

4. Le prêt bancaire
Parlons maintenant de banque et de création monétaire. Une unité de monnaie est une créance sur la banque qui a émis cette monnaie. Cette créance est une promesse commerciale classique pour une banque libre. La créance est une promesse politique lorsque la monnaie est produite par l’État. La monnaie est alors la promesse politique que la monnaie conservera son pouvoir d’achat.

La monnaie d’une banque libre est une promesse commerciale selon un contrat d’émission monétaire accepté par l’emprunteur et par chaque utilisateur de cette monnaie. Par exemple, une promesse de la banque de verser de l’or.

La monnaie émise par une banque de second rang, dite « banque secondaire », dite encore « banque commerciale », est la monnaie secondaire. La monnaie secondaire est la promesse de verser de la « monnaie centrale », dite encore « monnaie de Banque Centrale ».

La monnaie centrale est la promesse faite par l’État au peuple que chaque unité de monnaie permet d’acheter de marchandises à hauteur d’une certaine valeur. L’État utilise le cours légal et le monopole monétaire afin que cette promesse soit respectée. La banque centrale a la mission de gérer la monnaie centrale.

Le prêt bancaire s’analyse comme un échange de créances entre la banque et son emprunteur. La banque devient propriétaire d’une créance sur l’emprunteur. Cette créance est la reconnaissance de dette sur cet emprunteur. L’emprunteur reçoit de la monnaie, c’est a dire des créances sur la banque émettrice de la monnaie. La créance sur l’emprunteur est peu liquide. Les créances sur la banque sont très liquides.

Le service rendu par la banque est de savoir transformer des biens peu liquides en d’autres biens très liquides. Plus des biens liquides seront abondants, plus facile sera le travail de la banque.

Le travail d’une Banque Centrale est de transformer quotidiennement des créances sur les banques secondaires en monnaie légale, c’est à dire en monnaie liquide grâce à la force de la loi. C’est son rôle de « prêteur en dernier ressort ». L’actif liquide recherché par une banque secondaire est surtout la monnaie centrale. Un autre actif liquide échangeable contre de la monnaie centrale intéresse aussi une banque secondaire. Un avantage du système de Banque Centrale est que la banque secondaire dispose, à faible coût, de liquidités suffisantes.

Un inconvénient d’une banque libre est le coût de possession et d’achat des actifs très liquides.

5. Limitation de la masse monétaire d’une banque libre
Une banque libre émet de la monnaie sous son seul contrôle. Chaque unité de monnaie d’une banque libre est une créance sur cette banque libre. La banque libre est seule à savoir si elle est capable, ou non, d’émettre de la monnaie en respectant son contrat d’émission monétaire. Ce contrat l’engage envers chaque propriétaire d’une unité de monnaie.

Lorsque le contrat d’émission monétaire promet de verser de l’or, la banque obtiendra rapidement de l’or pour respecter son contrat. Si la livraison de l’or a du retard, le contrat peut stipuler que la banque verse un certain taux d’intérêt pour indemniser du retard. Si la valeur des actifs liquides de la banque est supérieure à la masse monétaire émise, la banque pourra rapidement acheter de l’or pour honorer son engagement.

La valeur des créances sur les emprunteurs a une valeur supérieure à la monnaie émise par la banque. Pour la banque chaque créance a plus de valeur que le montant du prêt. Mais la plupart des ces créances sont peu liquides. La banque ne peut donc pas les vendre au prix évaluée par la banque. La banque est donc contrainte posséder

Une banque libre fonctionne, a priori, avec des réserves fractionnaires.

6. Limitation de la masse monétaire d’une monnaie étatique
Un système de Banque Centrale émet deux sortes de monnaies. La monnaie centrale est émise par la Banque Centrale. Chaque monnaie secondaire est émise par une banque de second rang, dite banque secondaire.

Le rêve populaire est une monnaie dont la valeur serait stable, serait absolue. Une monnaie signifie alors, dans l’imagination populaire, la stabilité d’un pouvoir d’achat. Pour répondre à ce besoin populaire, la Banque Centrale fait ses efforts afin que la valeur de la monnaie suive un indice des prix. Ainsi la monnaie étatique conserve assez correctement son pouvoir d’achat des produits communément consommés par le peuple.

7. Inflation
L’inflation est un processus de hausse générale des prix. Or un emprunt permet un achat, donc contribue à la hausse des prix. Et l’offre correspondante est presque nulle puisqu’elle est une créance peu vendable sur un emprunteur. La masse monétaire est environ égale au montant total des emprunts. Une théorie propose donc que la cause de l’inflation serait liée à la masse monétaire.

L’emprunteur vend sa production pour rembourser son emprunt. Il s’ensuit une contribution à l’offre, donc à une baisse des prix. La dépense initiale est de même ampleur que la production résultant de l’emprunt. Cette baisse des prix est donc d’une ampleur comparable à la hausse des prix de l’emprunt initial. Cette baisse des prix se produit après un certain délai de production. Certaines dépenses sont des investissements qui contribuent à une plus grande productivité. Cette baisse des prix est donc, en moyenne, supérieure à la hausse des prix initiale.

Il est légitime de voir dans la masse monétaire émise une contribution à la hausse des prix. Mais il est contestable d’y voir une cause de l’inflation puisque cette hausse est temporaire, compensée ensuite par une baisse supérieure des prix.

8. Une cause de l’inflation : la dépense non productive
Un emprunteur qui consomme sans produire de richesse marchandes induit une hausse des prix qui ne sera jamais compensée par une baisse des prix. Ces emprunteurs sont ceux qui consomment leur patrimoine. C’est aussi l’État qui dépense en différent le remboursement de sa dette. Il a dépensé et produit peu de richesses marchandes.

9. investissement de l’État
Un investissement de l’État produit indirectement de la valeur en rendant les citoyens plus efficaces pour eux-mêmes et pour leurs productions. Cependant un investissement de l’État est toujours une dépense totalement aveugle. Il ignore la demande réelle. Il ignore le coût social de la réaction des contribuables imposés par son financement. Il ignore le vrai coût de la production. Il ignore la vraie valeur de sa production. La comparaison, lorsqu’elle est possible, montre qu’une production privée concurrente a, en moyenne, des coûts deux fois moindres. Un investissement public est toujours une destruction de valeur nette. La productivité indirecte qu’il induira sera faible. L’investissement public induit, par sa dépense, une hausse des prix non compensée donc durable. Il est donc une contribution à l’inflation.

Une cause de l’inflation est donc l’augmentation de l’endettement de l’État.

10. emprunt et baisse des prix
L’emprunteur qui dépense pour produire et vendre contribue à la baisse des prix.
L’emprunteur qui dépense pour investir contribue à la baisse des prix.
L’emprunteur qui dépense et ne produit pas de marchandises contribue à la hausse des prix.
L’Etat-emprunteur contribue uniquement à la hausse des prix.

La contribution à la hausse des prix se mesure ici en montant de la dépense.
La contribution à la baisse des prix se mesure ici en montant de la production.

Si on exclut la contribution de l’État, la baisse moyenne des prix est de l’ordre de 2% annuel. Le pourcentage des investissements par rapport aux consommations est probablement proportionnel au taux de baisse des prix.

À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

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