théorie de l’agence

thème: L’intérêt d’un directeur général d’une société n’est pas le même ce que celui de l’actionnaire. Comment ces deux intérêts peuvent-ils converger?

titre: théorie de l’agence
adapté d’une publication de Michel Albouy

Lorsqu’une firme est dirigée par un propriétaire-manager, il n’y a pas a priori de conflit d’intérêts entre le dirigeant et l’actionnaire. Par contre, dans toutes les entreprises où est instaurée une séparation du contrôle et de la propriété, apparaît un problème d’agence.

L’origine de l’étude de la relation d’agence et des questions qu’elle soulève remonte à l’origine dans les réflexions d’Adam Smith sur l’inefficacité des sociétés par action dont la direction est confiée à un agent non-propriétaire qui ne serait pas incité de ce fait à gérer au mieux les affaires qui lui sont confiées. Les fondements théoriques de la relation d’agence ont été établis par Jensen et Meckling (1976) qui ont défini cette relation comme « un contrat par lequel une ou plusieurs personnes (le principal) engage une autre personne (l’agent), pour exécuter en son nom une tâche quelconque qui implique une délégation d’un certain pouvoir de décision à l’agent ». Charreaux (1996) définit la relation d’agence comme un contrat dans lequel une (ou plusieurs) personne(s) a recours aux services d’une autre pour accomplir, en son nom, une tâche quelconque. Cette relation implique, de la part du principal, une délégation de nature décisionnelle à l’agent.

Dans le cas où les intérêts des deux parties convergeraient, les problèmes de l’agence n’apparaîtraient plus. Par contre, les problèmes d’agences se posent, lorsque les intérêts sont divergents et, surtout, dans la mesure où il y a information imparfaite et asymétrie d’information entre les parties. Cette théorie suppose que le manager qui n’est pas le propriétaire bénéficie d’un ensemble d’informations privilégiées qui le conduisent, intentionnellement ou non, à agir davantage pour ses intérêts personnels qu’en fonction des stricts intérêts des propriétaires (actionnaires dans les entreprises privées et citoyens dans les entreprises publiques). En outre, comme le fait remarquer Albouy (2002), la relation d’agence entre les propriétaires de l’entreprise publique (les citoyens en théorie) et les dirigeants est bien plus complexe que celle qui prévaut entre les actionnaires de la firme privée et ses dirigeants. En effet, si les citoyens élisent, dans une démocratie, leurs représentants et leur gouvernement, ce dernier nomme les dirigeants de l’entreprise publique ; chaque acteur poursuivant ses propres objectifs.

Au lieu de se jouer à deux (actionnaires/dirigeants), la partie se joue à trois (citoyens/gouvernement/dirigeants) et les coûts d’agence risquent fort d’en être augmentés.

La minimisation des coûts d’agence est considérée comme le gage de l’efficacité de la structure organisationnelle interne de la firme et, par conséquent, de sa performance financière. Par ailleurs, il apparaît que les moyens de contrôle à la disposition des actionnaires de la firme privée sont plus nombreux et plus efficaces que ceux à la disposition de l’actionnaire public représenté par des représentants non impliqués financièrement. Ces considérations théoriques permettent d’émettre l’hypothèse d’une supériorité intrinsèque de la performance économique et financière de l’entreprise privée par rapport à celle de
l’entreprise publique.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

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