cycle de Say

thème: L’entreprise paye ses salariés et ses fournisseurs. Avec cet argent, ils achètent les produits des entreprises. L’entreprise reçoit l’argent de la vente et recommence un cycle de production.

article: cycle de Say

L’économiste JB Say expose un mécanisme économique en supposant que la monnaie serait un « voile jeté sur les échanges ». J’interprète ce « voile » de JB Say comme une absence de thésaurisation et donc une absence de crédit.

Chaque entrepreneur dispose d’argent pour sa production. Chaque entrepreneur dépense cet argent pour produire des marchandises. Les salariés et les fournisseurs reçoivent cet argent. Cet argent est alors dans les mains des salariés et des fournisseurs. Les marchandises produites sont mises en vente. Les salariés et les fournisseurs achètent ces produits. Les vendeurs reçoivent l’argent. L’argent revient ainsi dans les mains des entrepreneurs. L’argent a fait un cycle complet. Il a été, d’abord, versé par les entreprises. Après le cycle, l’argent revient aux entreprises.

Dans un tel cycle, le montant de l’offre est égal au montant de la demande. On peut dire que c’est l’offre qui crée la demande. Ou bien ou peut dire que c’est la connaissance de la demande qui a guidé l’entreprise à produire une offre. Le point crucial d’un tel cycle est la capacité de l’entreprise à deviner la demande. La condition de ce cycle est que l’entreprise dispose d’un capital suffisant pour produire la quantité demandée.

Un tel cycle économique schématique suppose une zone économique fermée.
– l’argent versé aux salariés et aux fournisseurs est utilisé en totalité pour acheter les marchandises produites.
– chaque entrepreneur connait son marché. Il produit donc la quantité qui lui sera achetée.
– les salariés achètent uniquement dans la zone économique.
– les salariés et les fournisseurs des entrepreneurs sont dans la zone économique.
– l’argent possédé est aussitôt dépensé dans la zone économique.

Supposons maintenant que le crédit est possible, c’est à dire la situation économique réelle. La banque sait émettre autant de richesse liquide que la monnaie émise. La reconnaissance de dette de l’emprunteur est une richesse qui sera liquide ultérieurement.
L’agent économique, salarié ou entreprise, emprunte pour acheter. Il produira plus tard la richesse pour rembourser son emprunt. Un tel crédit est donc légitime. Lorsque la monnaie est une « monnaie forcée », c’est à dire étatique, cet agent économique emprunte de la même manière. Son emprunt est, a priori, tout aussi légitime que si la monnaie était en free-banking. A condition que la Banque Centrale réussisse à faire en sorte de conserver durablement la valeur de la monnaie.

Le cycle de Say reste valide dans la situation réelle du crédit. Si la demande augmente, l’entreprise le détecte. Elle empruntera davantage pour produire davantage. Le cycle de Say suggère-t-il un moyen de « relancer l’activité économique »? La réponse est oui. Un crédit plus important aux entreprises leur augmenter la production et de vendre davantage. Un crédit plus important aux demandeurs leur permet d’acheter davantage et plus tôt. Il s’ensuit une plus grande production des richesses qui profite aux entreprises et à leurs clients.

cycle de Say, par JB Say

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

4 Responses to cycle de Say

  1. M.H. says:

    Non, la loi de Say (et non le cycle, ce qui ne veut rien dire) ne suggère rien de tout ceci. C’est vous seul qui le suggérez. La loi de Say s’applique aussi pour la monnaie, l’offre de monnaie fera correspondre la demande de monnaie. Mais dans un marché non obstrué. Toutefois, ce que je souligne ici n’est pas ce que vous sous-entendez par « Un crédit plus important aux demandeurs leur permet d’acheter davantage et plus tôt. » qui signifie ni plus ni moins que l’augmentation de la masse monétaire ne provoquera pas une augmentation de la quantité de monnaie par tête, par on ne sait quelle sorcellerie.
    Il faudrait revoir les fondamentaux car cette assertion est très fausse.
    De plus, je crois que vous vous méprenez sur la loi de Say. Les débouchés, comme il les appelle indique qu’il est impossible qu’il puisse y avoir des ‘glut’ généralisés. Quand les entrepreneurs créent des débouchés, c’est de la demande relative dont il s’agit. Quand un secteur économique prend son expansion, un autre se contracte, entraînant une modification de la structure de l’emploi. L’emploi et la production s’adaptent à la demande relative. J’insiste là-dessus.

  2. gdm says:

    En free-banking, il existe toujours des richesses des ressources réelles marchandes convertibles contre une unité monétaire émise. Il n’existe donc aucune limite absolue à la création monétaire. Donc aucune limite absolue à la production du crédit et de la monnaie. Le cycle de Say suppose une quantité limitée de richesses marchandes. Chacun attendrait de recevoir une richesse pour en produire une autre.

    La réalité du 21e siècle est que la masse de richesses peu échangeables est mille fois supérieure aux biens économiques marchands, ceux qui sont en vente. Des techniques financiers ordinaires peuvent améliorer la vendabilité de cet immense gisement de biens économiques. Ces mêmes techniques financières peuvent transformer un bien vendable en bien liquide.

    JB Say décrit un cycle de production des biens et des services. La circulation des richesses produites est telle que celui qui possède un bien trouve un autre bien en échange de valeur égale. Je parle du « cycle de Say », plutôt que de la « loi de Say ». JB Say décrit seulement une circulation des biens. L’enseignent de Say est que chaque producteur sait que son client est demandeur de ce qu’il produit. Le producteur n’est jamais aveugle. Cette liberté de la production, cette production anarchique est ainsi parfaitement ordonnée. Il ne peut pas exister de surproduction, sauf erreur individuelle ou collective des producteurs.

    Pour JB Say, l’entrepreneur connait suffisamment bien ses clients, connait bien son marché. Il connait la demande des clients. De même chaque salarié sait que sa production, que son travail sera rémunéré par un bien réel, par un salaire. Ce cycle de Say montre une circulation de l’information supposée parfaite. Ce cycle de Say s’analyse, amha, comme une théorie de l’information.

  3. gidmoz says:

    La loi de Say est fondée sur une égalité des valeurs lors d’un échange des marchandises entre elles, des services entre eux. Ce cycle de Say, cette « loi de Say » ne se comprend que si on suppose l’égalité des valeurs des marchandises échangées. Say a commis une erreur en voulant réfuter la thèse de Condillac (page 27/735 de son « Traité d’économie politique »).

    Condillac avait bien vu que la valeur absolue d’une marchandise n’existe pas. La valeur de cette marchandise pour le vendeur est inférieure à la valeur de cette même marchandise pour l’acheteur. Condillac répétait plusieurs fois dans son magnifique ouvrage « commerce et gouvernement » de 1776, que chaque échange crée « deux richesses pour l’humanité ». « Une richesse pour le vendeur et une autre richesse pour l’acheteur ». Condillac avait tout compris.

    Cette erreur de JB Say sur le concept de valeur infirme presque entièrement la loi de Say. Je dis « presque » parce que ce cycle des marchandises qui s’échangent entre elles est exacte. Et il est aussi exact que ces échanges trouvent tous un prix de vente, grâce au savoir faire de chaque entrepreneur. Mais la faute de Say sur la nature de la valeur lui ont interdit de comprendre l’énorme création de valeur que créent chacun des échanges. C’est une faute irrémédiable de cette loi de Say, puisqu’elle passe à coté de l’essentiel de la réalité économique.

    Say termine sa réfutation de Condillac en expliquant pourquoi un échange ne pourrait pas créer de la valeur. Epic fail! Selon Say, c’est le travail, c’est l’ « industrie » qui, seule, crée la valeur. On sait aujourdhui, surtout depuis Carl Menger, que cette conception de la valeur affichée par Say est une grave erreur d’analyse économique.

  4. Ping : dj hire perth

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