la pauvreté et l’Etat

thème: Sans l’Etat, les pauvres mourraient de faim et ne seraient plus soignés. L’Etat prend au riche pour donner au pauvre. C’est la solution la plus directe, la plus simple. Mais c’est une illusion fabriquée par une propagande étatique.

titre: la pauvreté, prétexte à l’intervention de l’Etat

La principale anomalie observée dans le monde n’est pas la pauvreté, mais la richesse. L’extinction de la paupérisation fut une préoccupation des économistes du 19e siècle. La paupérisation s’éteignit par l’accroissement des richesses crées par les succès du capitalisme d’alors.

L’État tente de justifier son existence en prétendant qu’il serait la seule solution pour aider les pauvres. Or pour donner à un pauvre, il faut bien le prendre à un riche. Le vol légal est donc nécessaire. L’État est le seul détenteur de la force armée légale. L’État se charge donc de la telle mission de spolier les riches afin de subvenir aux besoins des pauvres.

Quelle justification morale l’État adopte-t-il pour aider le pauvre? Est-ce la nécessité de réduire des inégalités entre les individus? L’État doit-il viser une égalité dans le bonheur? dans la santé? dans la richesse? Dans le salaire? Dans le revenu? Dans la culture générale? Dans le succès scolaire? Doit-il seulement réduire les inégalités? Mais alors jusqu’à quel point l’État doit-il réduire les inégalités dans la santé, dans la richesse, dans l’enseignement, dans le bonheur?

L’État doit-il donner plus à un pauvre ou à un malade? Et dans quelles proportions devra-t-il exécuter cette mission impossible? En effet, un pauvre en bonne santé doit-il recevoir plus ou moins qu’un riche en bonne santé? Le riche doit-il bénéficier gratuitement des soins médicaux payés par l’État? L’équation des utilités entre ces catégories d’utilités est impossible à résoudre. C’est donc par l’arbitraire des influences des groupes de pressions que l’État versera plus à une catégorie qu’à une autre.

Mais qui sont ces pauvres? Et comment définir un pauvre? Comment rencontrer un pauvre? Il ne peut pas exister des critères objectifs de la pauvreté. Les économistes ont renoncé à une définition objective de la pauvreté. Ils indiquent ainsi un indice de pauvreté par pays. Un pauvre américain serait ainsi un riche dans la plupart des autres pays du monde.

Et que signifie la pauvreté en France au 21e siècle? La tâche d’une telle définition est arbitraire. Un pauvre ayant sa santé peut rapidement gagner de l’argent en travaillant. L’État doit-il donner de l’argent à un pauvre en bonne santé? Ce pauvre préfèrera alors ne pas travailler pour obtenir la subvention légèrement inférieure à un travail salarié. L’État fabrique ainsi des pauvres subventionnés en les décourageant d’aller travailler.

Les clochards sont les pauvres qui viennent d’abord à l’esprit. 88% d’entre eux sont divorcés ou célibataires. C’est le même proportion en France et aux USA. 60% sont soignés pour alcoolisme, toxicomanie ou dépression nerveuse. La moitié des clochards peuvent être aidés par leur famille. Ce sont des drames personnels individuels. Le manque d’argent n’en est pas la cause mais plutôt la conséquence. Mais alors, où sont les autres pauvres? Continuons notre enquête sur la pauvreté en France.

Il y le pauvre qui, pour des raisons personnelles ou familiales, ne peut pas travailler. Certains soufrent un handicap léger. Tel l’age, ou une maladie bénigne, ou parlant mal le français, ou dans un logement insalubre. Le salaire minimum légal est une interdiction légale de travailler pour ceux dont la productivité est inférieure au smic. C’est alors le smic imposé par l’État qui est la cause de cette pauvreté là. En effet, sans salaire minimum, sans une règlementation sociale étouffante, il existe toujours du travail qui rend service à autrui.

C’est l’intervention de l’État qui crée l’essentiel de la pauvreté. Et c’est bien logique. En violant les droits de propriété, l’État provoque invariablement un déséquilibre, une destruction de richesses. En effet, cette intervention brise une harmonie sociale naturelle, brise un processus d’homéostasie. L’intervention de l’État, quel qu’en soit le secteur d’activité, détruit de la richesse.

L’être humain est spontanément capable de générosité, de charité. C’est lui faire offense de croire qu’il en serait incapable. De plus chaque être humain travaille pour ses proches, ou pour un projet qui motive sa vie. Implicitement, l’État affirme que l’être humain serait égoïste au point d’ignorer son prochain. Et ce souci constant de faire de sa vie une belle oeuvre pour la société n’est pas incompatible avec la nécessité individuelle d’un égoïsme bien compris.

La manière moderne d’organiser la charité n’est plus le don au mendiant. Des sociétés de charité sont très actives et reçoivent des dons. En l’absence d’intervention d’un État, des compagnies d’assurance proposeront une option de prise en charge en cas de déchéance morale ou physique. Le propriétaire d’un territoire pourra exiger une telle assurance pour un visa d’entrée sur son territoire. Il pourra aussi exiger une assurance de déchéance morale sur les enfants ou sur les invités sur son territoire.

L’État veut donner l’illusion que, sans lui, les services qu’il rend ne seraient plus rendu par quiconque. Il en est ainsi, entre autres domaines, de l’assurance-santé, de la police, de la Justice, de la monnaie, de l’enseignement, de l’environnement. C’est de la propagande étatique. C’est de l’illusion étatique astucieuse. Des sociétés commerciales peuvent fournir des services analogues et de meilleures qualité. La prise en charge des pauvres et des miséreux peut être pris en charge par des sociétés de type commercial. Les organisations charitables sont parmi celles-ci.

Mais surtout, l’absence d’intervention de l’État permet d’accroitre plus vite la production des richesses. L’argent des impôts sera dépensée plus efficacement par le contribuable que par l’État. Une augmentation de la production des richesse et du niveau de vie s’en suivra. C’est bien le développement du capitalisme qui a, au 19e siècle, éradiqué la pauvreté. C’est la production libérée de ses chaînes étatiques qui permettra de réduire les pauvretés.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

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