neuf questions à un citoyen

article: neuf questions à un citoyen (postjorion)

ma réponse à un article sur postjorion

1. Non, amha, je ne réduirai pas les « écarts de revenu ». Ce serait violer le droit de propriété. Ce serait aussi violer le droit du contrat. Ce serait du vol. Et le vol cause directement et indirectement de nombreuses destructions. D’une part, les victimes investissent pour se protéger des vols de diverses manières. D’autre part, les voleurs et receleurs dépensent beaucoup pour se partager le butin.

Il ne faut évidement pas imposer un revenu maximum. Il est absurde d’interdire à quiconque de créer un « maximum » de richesses.

2. Oui, pour modifier le « système fiscal ». Toute redistribution occasionne des pseudo-investissements pour avoir une partie de cette redistribution. Le montant de ces pseudo-investissement tend vers le montant total des sommes à redistribuer. En effet, pour gagner 100, un investisseur investira 90. C’est pareil pour le pseudo-investissement pour avoir une partie d’une subvention. Le montant total des pseudo-investissements avoisine nécessairement le montant de la redistribution. ces pseudo-investissements ne créent aucune richesse nouvelle. C’est un gaspillage de ressources.

Ainsi, les véritables bénéficiaires d’une subvention ne sont pas les bénéficiaires désignés. Ce sont les plus chanceux ou les plus malins. Ou alors ce sont ceux qui sont des « facteurs décisifs » de la production subventionnée. Ainsi, c’est les chanteurs lyriques comme Pavarotti qui sont les véritables bénéficiaires des subventions pour l’Opéra.

3. La spéculation crée de la valeur, crée de la richesse. Tout échange volontaire crée de la valeur pour l’acheteur ET crée de la richesse pour le vendeur. Le droit de propriété est le socle de la civilisation moderne et de la prospérité économique. Toute atteinte au droit de propriété scie ce socle de la prospérité. Chacun est libre d’aller ou il veut. Nul n’est l’esclave de quiconque. Chacun a le droit de déposer son argent dans le lieu qu’il choisit.

4. Le taux d’intérêt. La monnaie est aujourd’hui un monopole d’État. L’État confie ce monopole à sa Banque Centrale. Le manque de choix des monnaie augmente sa rareté. Et conduit à des taux d’intérêts plus élevés. Comme le demandait l’économiste Hayek, il est nécessaire de privatiser la monnaie. Les taux d’intérêts seront alors plus bas.

5. le système monétaire « 100% money ». Ce système est le seul aboutissement qui serait logique d’un monopole étatique total sur la monnaie. Il est simple à comprendre. Aujourd’hui, les banques secondaires émettent de la monnaie secondaire avec l’autorisation, sous le contrôle de la banque centrale, et au nom de la banque centrale.

Mais c’est encore trop. Selon le 100% monnaie », il faut supprimer cette monnaie secondaire. Le statut de fonctionnaire de la banque centrale donne un sentiment de pouvoir d’intelligence suprême de connaitre tous les besoins des populations. Le système centralisé étatique prétend savoir mieux qui quiconque quelle est la masse de crédit que demande le peuple.

6. Une monnaie unique dans l’euroland fut une hérésie intellectuelle pour tous les connaisseurs de la monnaie. Mais le vrai but de la création de l’euro ne fut pas économique, mais politique. L’euro fut une une première étape vers un gouvernement européen. Un premier pas vers un gouvernement mondial. ce qui limites les défaut d’un État , c’est la concurrence des États voisins. Un État mondial pourrait se vautrer dans ses défauts et das sa corruption sans risquer aucun concurrence.

7. L’étalon-or est une fausse bonne idée. L’avantage de l’étalon-or n’existerait que dans la cas où les État renoncerait à la frauder. Or, sous les pressions populistes, un État frauderait aussitôt la regle stricte de l’étalon-or. Une loi démagogique transformerait aussitôt un étalon-or en image sans contenu.

8. C’est celui qui émet la monnaie qui doit en être évidement celui qui en garantit la valeur. C’est un principe de responsabilité essentiel. Une collectivité n’est aucune consistance juridique. Ce concept est, en lui-même, inopérant pour le discours logique ou pour l’action. Et l’État ne représente pas la « collectivité ». Jusqu’au 20e siècle, chaque unité monétaire, chaque billet, était une promesse de la banque. Une promesse juridique précise. La promesse de verser de l’or dans une certaine quantité. Or, la monnaie a existé indépendamment de l’État. L’État n’a aucune légitimité pour exiger le monopole de la monnaie.

Aujourd’hui, c’est l’État qui garantit la valeur de la monnaie. Et ce sont les banques secondaires qui la créent. Mais la logique de la responsabilité est sauve. En effet, les banques secondaires créent la monnaie sous les ordres de la Banque Centrale.

En effet, la Banque Centrale reconnait son incompétence a émettre a monnaie pour les agents économiques de toutes tailles. Elle demande donc aux banques secondaires de la faire en son nom. Votre compte bancaire est bien stipulé en euro et non pas en euro-BNP.

9. Une banque émettrice peut émettre de la monnaie pour ses propres dépenses. Mais alors, il lui faut être très prudente en évaluant la garantie dont elle dispose dans ses comptes. C’est exactement ce que fait une banque Centrale lorsqu’elle émet de la monnaie centrale pour les banques secondaires. Et une Banque Centrale est la mandataire du monopole monétaire de l’État.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

2 Responses to neuf questions à un citoyen

  1. JJegu says:

    @ gdm

    Voici devant vous un citoyen ébranlé. Les neuf questions ne s’adressaient pourtant pas à lui, mais c’est bien lui qui les adressait aux futurs candidats à la Présidence de la République. Mais, futur candidat, peut-être l’êtes-vous ?

    Ainsi vos positions ont le mérite d’être claires :

    1. réduire les écarts de revenus, ce serait du vol.
    2. modifier le système fiscal en supprimant, je suppose, toute redistribution éviterait un gaspillage de ressources.
    3. la spéculation crée de la richesse ; spéculons, spéculons. Chacun est libre n’est-ce pas.
    4. privatisons la monnaie ; cela fera baisser les taux d’intérêt.
    5. la Banque Centrale contrôle les banques secondaires qui seules connaissent la masse de crédit que demande le peuple. Alors, osons : supprimons la Banque Centrale sans doute.
    6. Ce qui limite les défauts des Etats, c’est la concurrence ( entre leurs monnaies nationales, je suppose). Alors renforçons la guerre économique avec le moins d’Etat possible probablement.
    7. Pas d’étalon-or. A supposer que les Etats renoncent à la fraude, des pressions populistes ne manqueraient pas de les y ramener.
    8. Aujourd’hui, c’est l’Etat qui garantit la monnaie et les banques qui la créent , mais c’est parfaitement logique car l’Etat a délégué à la Banque Centrale qui délégue elle-même – vu son incompétence – aux banques secondaires. Donc en bout de chaine, les contribuables paient dès que nécessaire ; c’est juste et logique.
    9.une banque peut émettre de la monnaie – prudemment – pour ses propres dépenses. La belle affaire ; la Banque Centrale ne fait-elle pas de même pour le compte de l’Etat ! (Oublions l’article 123 du traité de Lisbonne ).

    Ebranlé, je le suis. Comme si je débarquais sur une autre planète. Comment n’ai-je donc pas vu plus tôt toutes ces évidences.
    Mais, comprenez-moi ; il me faut encore un peu de réflexion pour les assimiler. Aujourd’hui, sûr, pardonnez-moi, mais seriez-vous candidat que vous n’auriez pas ma voix !

    • gdm says:

      @JJegu
      Vous dites qu’en me lisant, vous débarquez sur une autre planète. Je suis libertarien. C’est sans doute la cause du dépaysement que vous exprimez. Un autre libertarien que moi aurait probablement répondu des réponses proches des miennes. Sauf sur l’étalon-or. Vous pouvez aller sur le forum libertarien http://www.liberaux.org. Vous lirez comment raisonnent des libertariens.

      Je me permet donc de dire qq mots sur les libertariens. Le libertarianisme est une manière d’analyser la société et l’économie qui est différente de ce qu’on lit dans les journaux. C’est une théorie politique, c’est un courant du libéralisme. Il est fondé sur le respect du droit de propriété et sur le respect du contrat. Il est aussi fondé sur l’absence de contrainte sur autrui. C’est un principe de non agression.

      Ce que vous retenez de mes neuf points me convient. Sauf le point 6. D’une part, la concurrence entre les Etats ne se limite pas à une concurrence entre les monnaies. C’est aussi une concurrence entre les fiscalités respectives de deux Etats.

      D’autre part, le concept de guerre économique est, pour un libertarien, invalide. L’économie est une analyse des échanges entre des êtres humains. Ces échanges sont fondés sur des consentements mutuels et avantageux. S’il existe une « guerre », il y a violence et contrainte de l’un par l’autre. On n’est plus dans le domaine de l’échange volontaire. On est dans l’échange violent, qui viole le droit de propriété de l’un, qui viole l’autre. C’est du vol, c’est immoral.

      Sur le point 8, le libertarien considère que l’impôt est du vol. L’impôt est donc injuste.

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