impôt et redistribution

résumé: Prendre à un riche pour donner à un pauvre a un coût. Le riche tente d’éviter l’impôt au lieu de produire. Des profiteurs d’aides travaillent à en profiter au lieu de produire. L’argent arrive souvent ailleurs que chez le pauvre. Ces gaspillages avoisinent le montant de l’impôt.

article: impôt et redistribution

Le coût de la redistribution par l’État se décompose en multiples familles de coûts. Un coût évident et visible est le montant des salaires des employés des services fiscaux. Il y a aussi le coût de l’immobilisation et de l’entretien des bâtiments nécessaires. Plus le coût direct pour les contribuables qui doivent remplir leur déclaration de revenu. Le coût pour les entreprises qui doivent faire une comptabilité aux normes fiscales.

Il y a aussi les coûts d’opportunité des contribuables qui produisent moins du seul fait de la taxation. Ou qui s’expatrient. Il y a le coût d’opportunité des investisseurs qui préfèrent investir dans un autre pays. Ces coûts d’opportunité sont des richesses françaises qui ne sont pas produites à cause des impôts. Ce sont des coûts indirect de la redistribution.

Chaque subvention de l’État est une redistribution qui vise certains citoyens bénéficiaires. La valeur des services qui parviennent à ces bénéficiaires est faible, parfois dérisoire. Chaque étude administrative montre que les bénéficiaires d’une loi n’en profitent quasiment pas. Le gaspillage est la différence entre la subvention et la valeur reçue par les bénéficiaires. Ce gaspillage systématique est un coût de redistribution.

processus de gaspillage

La raison théorique de ce système de gaspillage est donné par la loi d’équilibre général de Pareto lorsqu’elle est appliquée aux sommes distribuées par l’État. Il y a une offre et une demande de redistribution. Ce sont les plus vifs qui échappent à l’impôt. Ce sont les plus vifs à se mettre sous les fenêtres l’État qui attrapent le mieux l’argent qui en est jeté. Chacun « pseudo-investit » pour échapper à l’impôt, ou pour bénéficier de la redistribution. Chaque pseudo-investissement est un coût de redistribution.

investissements de l’État

La comptabilité publique considère que la valeur d’une production est égale à son coût de production. Elle est donc inopérante pour connaitre la valeur des services gratuits offerts par l’État aux citoyens et aux entreprises.

Un investisseur privé investit un million d’euros. Il a des sueurs froides qui lui coulent dans le dos lorsqu’il prend ce risque. L’investisseur sait que cela devrait produire de la richesse, mais son risque d’échec existe. Il lui faudra veiller attentivement la réalisation de chaque détail. S’il échoue, il perd son million d’euro.

Le fonctionnaire qui investit un million d’euros ne pend pas autant de précaution car ce n’est pas son argent. De plus, il n’est lui-même responsable sur ses biens du risque d’un échec. Il applique une politique décidée ailleurs. Chaque dépense étant automatiquement une production, son éventuel échec sera comptablement invisible. Il s’ensuit que l’investissement public est moins rentable que l’investissement privé.

pseudo-entrepreneurs

Un « pseudo-entrepreneur » est celui qui dépense de l’énergie et de l’argent pour bénéficier d’une partie des subsides distribués par l’État. Le terme « pseudo-investisseur » a été inventé par l’économiste Gordon Tullock, collaborateur du Prix Nobel Arrow. Des particuliers pseudo-investissent pour bénéficier des subventions pour les pauvres. Par exemple, certains renoncent à travailler pour recevoir une allocation chômage. Ce refus de travailler est un coût d’opportunité, c’est une richesse non produite. Ces pseudo-investisseurs auraient pu investir dans une production réelle. Le coût des pseudo-investissements est donc un coût indirect de la redistribution.

Derrière chaque redistribution, derrière chaque subvention, il existe des « pseudo-entrepreneurs » qui ont investit en temps, en structures, afin de profiter les largesses de l’État dans tel secteur. L’existence de ces pseudo-investissement découlent d’une source de profit. Toute source de profit attire les investisseurs. Un investisseur investira tant que son investissement est rentable. Donc un investisseur investit son argent et son temps jusqu’au montant du gain espéré.

Il en est de même pour un pseudo-investisseur. Le pseudo-investisseur investira autant d’argent et de temps que le montant de la subvention espérée. Cette égalité provient du modèle théorique de l’équilibre général. Cette égalité est donc une tendance, au mieux une approximation. Mais elle éclaire le coût réel de la redistribution. Le coût de la redistribution est donc, en tendance, égal au montant de l’impôt.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

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