création monétaire en free-banking

thème: La monnaie pourrait fonctionner sans aucune intervention de l’État. Elle serait alors un contrat commercial entre la banque et l’utilisateur de monnaie. Par exemple, chaque billet serait une promesse de la banque de verser 1 gramme d’or.

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1. un exemple d’une banque libre
De nombreuses formes de banques libres émettant de la monnaie sont viables en free-banking. Pour fixer les idées, décrivons un exemple de banque libre en free-banking. Le free-banking signifie que toute banque, toute entreprise, peut émettre de la monnaie sans l’autorisation de l’État, et sans son contrôle. L’État cesse d’interdire la circulation des autres monnaies que la sienne. Cette banque en free-banking est une société commerciale dotée d’un capital principalement constitué de titres financiers cotés en Bourse. Dans notre exemple, cette banque utilise l’étalon-or. Le valorimètre de la monnaie émise est l’or. la banque aurait pu choisir un autre valorimètre, comme le platine ou le blé. La banque publie un contrat de monnaie, ou contrat d’émission monétaire. Ce contrat de monnaie stipule les conditions d’utilisation de la monnaie et de son remboursement en or par la banque. Ce contrat est commercial. Tout utilisateur de monnaie peut faire un procès à la banque s’il ‘est pas satisfait. Cette banque s’efforce de posséder dix fois plus de titres financiers cotés en Bourse que la masse monétaire émise par la banque.

2. le contrat de monnaie
Le texte du contrat de monnaie décrit comment la banque s’engage sur la monnaie émise. Il expose comment la banque rembourse les possesseurs de monnaie. Ce contrat définit aussi le délai qui sera nécessaire à la banque pour verser l’or promis. Le contrat de monnaie définit aussi le tribunal compétent en cas de litige entre la banque et le possesseur de monnaie. Le contrat de monnaie n’engage pas le possesseur de monnaie. C’est donc un contrat unilatéral. Le possesseur de monnaie est le bénéficiaire de la promesse de la banque. La monnaie est librement cessible. Le contrat de monnaie est donc un contrat unilatéral cessible. La banque publie le texte du contrat de monnaie.

Le contrat de monnaie définit le valorimètre de la monnaie, c’est à dire l’étalon de mesure de la monnaie. Le contrat de monnaie définit le nom de la monnaie. Le contrat de monnaie définit les procédures de publication d’audit comptable qui informent les utilisateurs sur la santé de la banque.

3. nature de la monnaie
Chaque support de la monnaie que la banque émet est une obligation de verser de l’or sous un certain délai. Ce support de monnaie est soit un billet de banque, une pièce ou un nombre sur un compte bancaire. Une telle monnaie est ainsi un « contrat unilatéral cessible ». Chaque support monétaire est la preuve qu’un contrat existe entre le possesseur du support monétaire et la banque. Par extension de langage, on peut aussi dire que chaque support monétaire est un contrat unilatéral engageant la banque. Par exemple, la banque émet une monnaie qui est une promesse de verser 1 gramme d’or. Cette promesse circule sous la forme de billets de banque, de pièces métalliques, et de comptes bancaires.

4. le paradoxe de la monnaie nulle
Un contrat avec soi-même n’a aucune valeur. Une telle monnaie entre les mains de la banque n’a donc aucune valeur. Ainsi, la monnaie existe, a une valeur, entre les mains de tout autre que la banque. Mais la banque ne peut posséder de la monnaie de sa propre banque. Ce ne serait pas de la monnaie, puisque sa valeur serait nulle. Ainsi, la banque est le seul agent économique qui ne peut pas posséder de la monnaie, du moins de la monnaie de la banque elle-même.

Une banque peut librement imprimer des billets. Tant que ces billets sont dans la banque, ces billets sont démonétisés. Ils ne sont pas de monnaie. La banque ne peut évidement pas les ajouter comme une valeur d’actif.

5. reconnaissance de dette
Une reconnaissance de dette de prêt bancaire est une « créance sur l’emprunteur ». La reconnaissance de dette signé par l’emprunteur a, pour la banque, plus de valeur que la monnaie prêtée. C’est la raison pour laquelle la banque a accepté de prêter. Après la signature de la reconnaissance de dette, la valeur des actifs de la banque augmente.

6. prêt bancaire
La banque a émis des billets, ou émis d’autres supports monétaires. Elle les a remis à l’emprunteur, lequel les met en circulation en dépensant. Des agents économiques vont bientôt recevoir ces billets. Certains vont se présenter à la banque pour recevoir l’or promis par le billet.

7. banques écossaises
L’Ecosse entre 1715 et 1845, pendant 130 ans, fut une zone de free-banking. Des banques concurrentes émettaient de la monnaie échangeable en or.

8. création monétaire des intérêts des prêts
Lorsqu’un emprunteur doit des intérêts à sa banque, la banque possède un créance sur cet emprunteur. Le montant de cette créance est le montant des intérêts dus par l’emprunteur. Cette créance est liquide puisque sa maturité est proche. La banque peut donc valablement créer et dépenser de la monnaie à hauteur des intérêts dus par l’emprunteur.

9. création monétaire lors de l’emprunt
L’emprunteur remet à la banque une reconnaissance de dette. La banquier lui verse, en échange, une somme de monnaie. Cette monnaie est sous la forme d’un support monétaire. Par exemple, ce support monétaire est un nombre sur un compte bancaire. Chaque support monétaire est la preuve qu’une obligation de la banque existe envers le possesseur du support monétaire.

10. le paradoxe du prêt bancaire
Un prêt bancaire ressemble au prêt ordinaire d’un objet. Mais ce n’est pas un véritable prêt. En effet, l’emprunteur est le véritable propriétaire des billets que lui remet la banque. Dans un prêt ordinaire, l’emprunteur n’est pas propriétaire de l’objet prêté. De plus, la monnaie prêtée est créée au moment où elle est remise à l’emprunteur. Avant d’être « prêtée », cette monnaie n’existait pas. Pour ces deux raisons, le prêt bancaire n’est pas un prêt, au sens propre du terme.

11. le paradoxe des intérêts manquants
La banque prête 100 à 10%. L’emprunteur doit donc rembourser 110. Mais on se demande où l’emprunteur va trouver les 10 qui n’existent pas encore. La réponse est que la banque peut valablement émettre et dépenser 10 dès le moment où les intérêts du prêt sont dus par l’emprunteur. Ainsi les 10 circulent dans l’économie. L’emprunteur peut donc rembourser les intérêts d’un montant de 10.

12. le paradoxe de la monnaie équivalente à l’or
Chaque support monétaire est une obligation de la banque de verser de l’or. Or, la valeur de l’or est toujours supérieur à la valeur d’une promesse d’obtenir de l’or plus tard. Ce principe de préférence est évident. La monnaie est ici une promesse d’obtenir de l’or avec un certain délai. Et pourtant les utilisateurs préfèrent conserver cette monnaie plutôt que de détenir de l’or. La raison de cette préférence est que chaque support monétaire est plus qu’une promesse d’obtenir de l’or. C’est aussi un moyen de paiement. C’est aussi une réserve de valeur pratique. C’est aussi une monnaie utile. La valeur, ou plutôt « valeur+utilité », de la monnaie est donc, pour l’utilisateur de monnaie, supérieure à la valeur de l’or correspondant.

13. le paradoxe de la destruction de la monnaie
Lorsque l’emprunteur rembourse son emprunt, il remet chaque support monétaire entre les mains de la banque. Or, la monnaie entre les mains de la banque est un contrat entre la banque et elle-même. Un contrat avec soi-même a une valeur nulle. La valeur de la monnaie remboursée est donc soudain nulle. Elle est démonétisée.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

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