la spéculation, en bref

La spéculateurs ne provoquent pas de hausse des prix. Ils anticipent les besoins futurs. Grâce aux spéculateurs, les entrepreneurs réduisent leur risque en profitant de prix régulés.


dessin de Frep

Le spéculateur et l’investisseur sont indiscernables l’un de l’autre. Il n’existe aucun moyen de savoir si un investisseur achète pour un jour, pour une semaine ou pour dix ans.

Les prix correspondent au marché. Les prix ne sont pas artificiels. L’acheteur achète la marchandise avec son argent. Pour lui, ce prix n’est donc pas artificiel. Il s’informe pour acheter moins cher. Le vendeur vend une marchandise qui lui appartient. Et il reçoit du vrai argent. Le vendeur s’informe pour vendre plus cher. Là encore, le prix est très concret. Le prix n’est pas du tout artificiel. Le prix provient de chaque échange entre un vendeur et un acheteur. Sur un marché organisé, le prix de chaque vente est une précieuse information pour les autres acheteurs et pour les autres vendeurs.

La spéculation est utile, et même indispensable au bon fonctionnement des entreprises. En effet, les entreprises ont souvent besoin de prix stables de leurs matières premières. Elles ont parfois besoin de ne prendre aucun risque sur la valeur de leur production future, à telle date. Ainsi un agriculteur n’a aucune envie de spéculer sur le prix du blé. Il aime savoir six mois avant son prix de vente.

Afin que certaines entreprises puisse travailler sans risque de variation des prix, il est nécessaire que des « spéculateurs » prennent des risques en achetant lorsque le prix est inférieur à la moyenne. Et ces mêmes spéculateurs vendent lorsque le prix est supérieur à la moyenne. Puisqu’ils achètent autant qu’ils vendent, ils ne contribuent pas à une hausse durable des prix. Grâce aux spéculateurs sur une marchandise, les prix sont stables pour celui qui ne veut pas prendre de risque sur le prix de cette marchandise.

Par exemple, imaginons que le prix moyen du sac de farine soit de 10. Imaginons encore des ventes aux enchères journalières des sacs de farine. A ces enchères, il y a des boulangers et des spéculateurs. Certains jours, le sac de farine se vendra 8, car peu de boulangers sont acheteurs ce jour là. Un spéculateur l’achète alors à 8 et l’ajoute à son stock de sacs de farine. Le lendemain, le prix du sac de farine monte à 12, notre spéculateur vendra alors son sac de farine au prix de 12. Il fait ainsi sa marge de 12-8=4. Grâce aux spéculateurs, le prix du sac reste situé entre 8 et 12. Grâce aux spéculateurs, les boulangers bénéficient de prix moyens, régulés. Ils ne risquent donc pas d’avoir la mauvaise surprise de payer certains jours leur sac à 20 euros.

Ainsi, le spéculateur prend des risques sur le cours de la farine. Comme tout commerçant, il gagne sa vie s’il a bien compris et anticipé les besoins futurs de ses clients.

La spéculation tend vers la meilleure stabilité des prix, et sur le long terme. Elle révèle que la production future sera insuffisante par des prix hauts. Ou bien elle révèle que la production future sera excessive par des prix bas. La spéculation donne ainsi les informations nécessaires aux producteurs pour ajuster leur production à la demande. L’ignorance populaire sur les bienfaits de spéculation est surprenante. Il semble que cette ignorance soit utilisée comme moyen de propagande politique.
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Le spéculateur vend ou achète un bien à un autre qui accepte la transaction. Le spéculateur ne vole donc personne, et ne nuit à personne. Bien au contraire, il enrichit son partenaire dans la transaction. Sinon, son partenaire aurait refusé la transaction. La certitude qu’il existe un double enrichissement découle de la seule logique. Si l’un des deux n’y gagne pas, il renonce à la transaction.

Plus concrètement, en quoi consiste cet enrichissement dans la spéculation? prenons l’exemple du marché de sacs de riz. Le spéculateur a suffisamment étudié le marché du bien pour savoir les besoins futurs. Le spéculateur achète quand le prix est bas, et revend quand le prix est haut. Il en résulte une stabilité des prix pour les acheteurs de ce bien.

Les exemples des stabilisations de prix par la spéculation sont innombrables depuis trois siècles. Aucun économiste ne contestera l’utilité de la spéculation et même sa nécessité pour les demandeurs et pour le producteurs. Ceci dit, on trouve parfois des économistes-charlatans sans formation sérieuse en science économique.

Grace au travail du spéculateur, l’acheteur connait les prix moyens futurs et consomme selon les prix du bien. Et les producteurs savent les prix futurs estimés et peuvent ainsi produire pour la future demande.

Un prix futur plus haut est une incitation à produire plus pour la future demande. C’est aussi une information donnée aux acheteurs de modérer leur consommation. Et réciproquement, un prix futur plus bas est une moindre incitation de certains producteurs à produire. Et c’est une incitation faites aux acheteurs d’acheter de plus grandes quantités.

La liberté de la spéculation réduit ainsi les risques de pénurie ou de surproduction d’un bien. L’interdiction de la spéculation, ou sa taxation, conduit, bien logiquement à une plus grande volatilités des prix, à une instabilité des prix, à des surproductions, à des « bulles », ou au contraire, conduit à des pénuries.

Le marché n’est pas aveugle. Grace aux spéculateurs, le marché est connu à l’avance, parfois des années à l’avance. Et Grace aux spéculateurs.

À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

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