emprunt étatique et inflation

thème: En achetant, un emprunteur augmente la demande. Puis, en produisant, il augmente l’offre et induit une baisse des prix. En moyenne, la baisse annule la hausse. Sauf l’Etat qui dépense en produisant peu de marchandises. L’endettement de l’Etat provoque de l’inflation.

article: emprunt étatique et inflation

définition de l’inflation
L’inflation est un processus de hausse générale des prix. Un indice des prix est une image de la variation des prix dans certains secteurs d’activité d’une zone économique. Les prix des marchandises sont le résultat du jeu de l’offre et de la demande.

Un agent économique emprunte pour acheter. Ces achats contribuent à la hausse des prix. On peut distinguer quatre cas différents du comportement de l’emprunteur :

1 er cas. L’emprunteur crée des marchandises qu’il vend pour rembourser son emprunt. Un volume de ces ventes supérieur au montant de l’emprunt lui est nécessaire pour rembourser. Au terme de la durée du prêt, ces ventes contribuent à augmenter l’offre, donc contribuent à une baisse des prix. La contribution à la hausse initiale des prix est, a priori, différente de la contribution à la baisse des prix ultérieure.

Le montant des marchandises achetées grâce à l’emprunt est proche du montant des ventes nécessaires à le rembourser. L’offre et la vente sont dans des secteurs différents d’activité. L’élasticité des offres et des demandes sont différentes. L’achat et la vente sont séparée par la durée de l’emprunt. La contribution à la baisse se produit longtemps après la contribution à la hausse des prix.

Certaines dépenses sont des investissements qui augmentent durablement la productivité. L’augmentation de la productivité contribue à la baisse des prix.

Dans la zone économique, la moyenne des emprunts aux agents économiques privés contribue plus à la baisse qu’à la hausse des prix. Le démontrer est difficile sauf dans des cas particuliers. Néanmoins, c’est une hypothèse vraisemblable.

2. ème cas. L’emprunteur vend des actifs pour rembourser son emprunt. La vente de ces actifs induira une offre qui contribuera parfois à une baisse des prix. Pour les mêmes raisons que ci-dessus, il est difficile de comparer la contribution à la hausse des prix initiale et la contribution à la baisse des prix du moment de la vente. Si notre « hypothèse des contributions » s’applique, alors cet emprunt contribue aussi à la baisse des prix.

3 ème cas. L’emprunteur ne peut pas rembourser et le créancier subit alors une perte sèche. Cette perte du créancier peut n’avoir aucune incidence immédiate sur les prix. Parfois, cette perte du créancier aura le même effet économique sur l’inflation qu’une vente d’actif par l’emprunteur. Là encore, supposons que l’hypothèse des contributions s’applique encore. Cet emprunt contribuera alors à la baisse des prix.

Une destruction de marchandise à vendre contribue à la baisse relative de l’offre donc à la hausse des prix. Lorsque l’emprunteur échoue, il ne produit pas les marchandises prévues. Cet échec contribue alors à une hausse des prix.

4 ème cas. L’emprunteur est l’État. L’Etat crée très peu de marchandises vendues sur un marché. ce n’est pas son objectif principal. Son offre marchande produite est faible et contribue donc insuffisamment à la baisse des prix. La contribution nette d’un emprunt d’État est donc une hausse des prix. Lorsque l’État ne rembourse pas, la créance du créancier garde sa valeur. Le créancier ne subit donc aucune parte sèche. La contribution à la hausse des prix provient de l’augmentation de la dette de l’État. Lorsque la monnaie empruntée est remboursée, elle est détruite. La demande diminue et contribue à la baisse des prix. Lorsque l’emprunt étatique est prolongé indéfiniment, la hausse des prix perdure indéfiniment.

Dans un tel processus d’un emprunt, les emprunts des agents économiques privés induisent une hausse des prix temporaire mais pas d’inflation. L’augmentation des prêts à l’État contribue à une hausse durable des prix, donc à une inflation.

Un emprunt d’Etat est aussi appelé « bon du trésor ». Les épargnants et certains Etats achètent des « bons du trésor » US car c’est un placement rentable et sûr. Les bons du trésor sont une partie importante de la « dette publique », c’est à dire de la dette d’un Etat.

On peut imaginer que l’Etat remboursera ses créanciers. Lorsque cet évènement surviendra, l’Etat versera de la monnaie aux créanciers. Il y a deux scénarios. Un scénario est que l’Etat rembourse les créanciers sans émettre un nouvel emprunt. L’autre scénario est que l’Etat rembourse en émettant un nouvel emprunt. Le premier scénario diminue l’endettement de l’Etat. Le second scénario maintient l’endettement de l’Etat.

Lorsque l’État rembourse une créance, l’argent versé au créancier provient soit des ressources dont dispose l’État, soit cet argent provient d’une émission supplémentaire de monnaie. Lorsque l’État rembourse en émettant un nouvel emprunt, le niveau des prix n’est pas modifié. Si le marché craint une faillite de l’État, le nouveau taux d’intérêt du nouveau prêt est supérieur.

Lorsque l’État rembourse le créancier sans émettre un nouvel emprunt, il s’ensuit une diminution de la quantité de monnaie. Cette quantité de monnaie est ainsi soustraite aux besoins de crédit des agents économiques privés. Il existe alors un risque de ralentissement de l’activité économique.

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À propos gidmoz
libertarien, ingénieur

3 Responses to emprunt étatique et inflation

  1. serfix says:

    Bonjour gérard ?

    Merci pour ton billet.

    Voici ci-dessous une petite vidéo d’un économiste disons, plus conforme à mes études actuelles (attention, il est Belge 🙂 )
    https://www.degroof.be/sites/degroof/fr-BE/Pages/videos.aspx

    Luc

    • gdm says:

      @serfix
      J’ai visionné la première moitié de la vidéo de l’économiste Catallay. Catallay met l’accent sur l’inflation importée due au changement du taux directeur. Mon billet ne vise pas à exposer les causes monétaires habituelles de l’inflation.

      Une contribution à l’inflation provient de l’augmentation de la dette publique. En d’autres termes, l’activité économique marchande intérieure n’induit pas d’inflation. L’augmentation des dépenses de l’Etat est une des causes de l’inflation.

      • serfix says:

        Bonsoir g comme Gédéon ? Je rigole, …

        « L’augmentation des dépenses de l’Etat est une des causes de l’inflation ».

        Enfin quelqu’un qui sait de quoi il parle. Merci, heu … Georges ?

        Bonne soirée,
        Luc, le petit gars du Nord

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