réfutation de la décroissance

Que pensez de la décroissance? L’État, voire un Etat mondial, devrait-il restreindre la consommation, voire les naissances, afin d’éviter de consommer les précieuses ressources de la Planète?

Nul ne peut interdire à quiconque de rester pauvre en s’abstenant de s’enrichir afin de donner une vie plus digne a ses proches, a sa famille. Il faudrait pour cela, un Etat autoritaire et tyrannique qui viole le droit de chacun à disposer de ses biens. Ce serait la négation du droit de propriété, donc la négation du Droit. Ce serait un retour à la barbarie, ce serait le triomphe du socialisme éclairé. Ce serait le triomphe du despote qui impose ses lubies au peuple asservi.

Les ressources de la Planète ne sont pas limitées. Par chance, les ressources économiques sont illimités. La production de l’un est la ressource de l’autre. Et chacun sait produire plus de ressource qu’il n’en consomme. Il s’ensuit qu’il n’existe aucune limite à la croissance des ressources.

Une autre bonne nouvelle : une ressource naturelle, cela n’existe pas. Il existe des matières sur et dans le sol que celui qui investit peut découvrir, s’approprier et exploiter. Cet investisseur transforme ainsi la matière en ressource économique. Et nul ne sait quels seront les futurs besoins des hommes. Nul ne sait de quelles ressources auront besoin les hommes dans le futur. Nul ne connait ce qui n’a pas encore été découvert et exploité.

Enfin, il ne peut pas exister de surpopulation, ni de manque de ressource sur notre planète. En effet, le parent ne procrée que s’il dispose de ressource suffisante à nourrir et élever dignement ses enfants. Et si le parent se trompe, la sanction naturelle serait la mort de ses enfants en surnombre. Le problème macro-économique de la surpopulation n’existe pas, car c’est au niveau individuel que se fait la régulation automatique de la population et de ses ressources.

Social Security et obamacare, par Phlippe Lacoude

Philippe Lacoude La "Social Security" est une assurance retraite publique qui existe depuis 1936. Obama n’a rien à voir là-dedans. La "Social Security" est aussi pourrie financièrement aux Etats-Unis qu’en France : on reçoit en moyenne 75 cents pour chaque dollar cotisé (en valeur réelle ajustée pour l’inflation). Grâce à Dieu, ses niveaux de cotisation et ses niveaux de versement sont plafonnés ce qui fait que les « riches » (aussi connus sous le nom de travailleurs productifs) n’y sont soumis que pour fraction de leurs revenus (en gros en dessous de 80000 euros environ). Juste pour mémoire, la "Social Security" est insolvable et son bilan fait aujourd’hui apparaître un trou de 8000 milliards de dollars.

Ce que veut mettre en place Obama – mais ce qui n’a pas vu le jour depuis le vote de la loi il y a plus de deux ans faute de décrets d’application et, plus important, de fonds –, c’est une aide d’Etat à l’achat d’assurance PRIVEE de services de santé. Nous n’en voulons pas. Ceux qui sont pauvres n’en veulent pas parce que pour ce faire, il faut diminuer les prestations de l’assurance maladie PUBLIQUE qui couvre déjà les pauvres (Medicaid). Ceux qui sont vieux n’en veulent pas parce que pour ce faire, il faut diminuer les prestations de l’assurance maladie PUBLIQUE qui couvre déjà les vieux (Medicare). Ceux qui ne sont ni jeunes, ni vieux, ni pauvres, n’en veulent pas parce que pour ce faire, il faut taxer tout le monde à mort et augmenter le prix de l’assurance maladie PRIVEE qui couvre déjà ceux qui ne sont ni jeunes, ni vieux, ni pauvres. Reste les jeunes pas trop pauvres : ils pourraient bénéficier de la réforme d’Obama en utilisant la subvention SAUF que les nouvelles règles d’assurance qui couvrent tout et même des choses qui ne sont pas des maladies vont leur coûter la peau du c… Ils préféraient jusqu’à présent tenter leur chance en évitant d’acheter une assurance maladie. Aussi pour mémoire, Medicaid et Medicare sont insolvables et leurs bilans font aujourd’hui apparaître un trou total de 24000 milliards de dollars.

Bref, Obamacare, tout le monde ou presque est contre et, depuis que la loi a été votée et bien qu’elle ne soit pas complètement promulguée faute de décrets d’application, on a déjà vu nos assurances s’envoler de 20% ou plus. Il faut être informé comme un Français moyen (c’est-à-dire pas du tout) pour croire que le peuple américain est suffisamment bête pour vouloir de ce système débile déjà en déficits avant d’avoir commencé.

http://www.rasmussenreports.com/public_content/archive/health_care_update_archive/april_2013/72_favor_individual_choice_when_it_comes_to_how_much_health_insurance_coverage

http://www.washingtonpost.com/politics/federal_government/co-author-of-obama-health-care-law-sees-huge-train-wreck-in-implementation/2013/04/17/d839c784-a789-11e2-9e1c-bb0fb0c2edd9_story.html

Le présent post est un extrait d’une conversation de facebook: https://www.facebook.com/kuing.yamang/posts/353644511412591?comment_id=1701294&offset=0

nationalisation des ressources naturelles

David: À ce titre j’aimerais citer l’exemple du gouvernement de Morales, qui a nationalisé les ressources de son pays pour en redistribuer les revenus à ses citoyens. Je serais curieux d’avoir ton avis sur Morales

Gidmoz: Il n’existe pas de "ressources naturelles". Il n’existe que des ressources économiques. Chacun investit pour devenir propriétaire d’une ressource économique. Il ne faut pas confondre "ressource" et "matière minérale dans la terre". Si cette matière est connue et a de la valeur, alors elle a un propriétaire. Si nul ne connait l’existence de cette matière à cet endroit là, alors cette matière là n’est une ressource pour personne.

Ensuite vous dites "nationaliser". Non, l’État ne représente pas la nation. L’État usurpe le droit de représenter la nation. Ensuite, cette "nationalisation" est un vol des propriétaires exploitants, par l’État. L’Etat est une mafia au service d’elle-même, et non pas au service du peuple. Cet État-mafia distribue qq miettes pour faire illusion.

Vous semblez croire que l’État distribue au peuple. Non, l’État échoue systématiquement à redistribuer. Toute subvention est toujours accaparée par ceux qui sont le mieux placés pour recevoir cette subvention. La redistribution au peuple par un État ne peut pas exister. C’est une question de logique politique, et aussi de logique économique, de bonne connaissance des motivations des employés d’un État. C’est connaitre l’économie des choix publics, branche importante de la science économique.

baisse de l’or

Un panier de quasiment toutes les commodities, en excluant l’or et l’argent, suit assez fidèlement les indices moyens des prix depuis 40 ans. C’est bien logique. La production de ces commodities nécessite du capital et du travail. A l’image de toutes les autres productions composant un indice de prix moyens. De plus, ces commodities ne subissent aucune demande monétaire, donc aucune spéculation d’origine monétaire. La spéculation sur l’une de ces commodities n’a pour cause que son risque de rareté future, ou de surproduction future. C’est une spéculation saine.

La valeur de base de l’or est son utilité pour l’orfèvrerie. La demande purement monétaire multiplie son prix. Dans le prix de chaque chose, il existe un effet de rémanence fondée sur le jugement des autres. Pour l’or, cet effet de rémanence et d’imitation est le plus important. On achète car il existera des acheteurs pour acheter. Ces jugements ne sont connus que par le prix des choses. La demande purement monétaire de l’or provient d’une confiance dans cet effet de rémanence de la valeur de l’or.

Un des fondements de cette rémanence du prix de l’or est que les circuits commerciaux et d’opinion existent comme réserves de valeur et que cette idée de la valeur de l’or est bien répandue. De plus, il existe aujourdhui peu d’autres substituts aussi pratiques comme réserve stable de valeur. Le jour ou on trouvera une alternative "pratique" à une réserve de valeur stable, le prix de l’or reviendra à une valeur plus proche de sa valeur non monétaire.

Un panier de commodities pourrait un jour remplacer l’or dans le comportement de beaucoup de possesseurs d’or comme réserve de valeur.

l’argent des impôts est-il utile?

Catherine: Les vrais perdants sont ceux (modestes en général) qui paient leurs impôts, car c’est eux qui compensent et paient pour les fraudeurs. Je croyais que les Suisses étaient réglos…mais ils sont aussi pourris que ceux qu’ils dénoncent

Gidmoz: Ceux qui réussissent à ne pas payer l’impôt enrichissent d’autant le pays. Un euro d’impôt en plus, c’est un euro de production en moins. Ne pas payer son impôt enrichit le pays.

Catherine: Faux. s’il y a dix personnes qui doivent payer 20 000 francs de taxes pour faire fonctionner le pays normalement, il doivent payer 2000 chacun. SI 5 trichent et ne paie pas les 5 restants, honnêtes devront payer 4000 euros. résultat : il y a plus d’argent pour acheter les produits de ces tricheurs et ils l’auront bien cherché. les 5 honnêtes déjà démunis se retrouvent au chômage : c’est exactement ce qui se passe en ce moment en France, merci les tricheurs…

Gidmoz: L’erreur de votre argument tient dans votre croyance qu’il serait nécessaire d’une certaine somme "pour faire fonctionner le pays normalement". Moins l’État dispose d’argent, mieux le pays fonctionne. Plus l’État dispose d’argent, plus l’État détruit les richesses, aggrave la pauvreté.

Catherine: juste mais le réajustement prend des années ou ne se fait jamais… il faut bien payer les fonctionnaires les intérêts de la dette, c’est incompressible

Gidmoz: Non, un fonctionnaire licencié retrouvera aussitôt du travail en un mois dans le privé. De plus il produira des richesses certainement utile puisqu’un client les achètera. La richesse du fonctionnaire augmentera, la richesse de son client aussi, et la richesse du pays aussi. Sauf si l’Etat interdit d’embaucher.

Catherine: je ne vois pas comment vos fonctionnaires licenciés pourraient retrouver du travail dans le privé alors que le chômage atteint des records

Gidmoz: la SEULE cause du chômage français est l’accumulation des interdictions de travailler. C’est l’OCDE qui l’écrit dans un rapport. Sinon, le chômage est inexistant pour un freelance. le temps de trouver son client se compte en jours ou en semaines

Catherine: Si c’était vrai il n’y aurait pa tant d’entreprises qui déposent leur bilan

Gidmoz: Les économistes savent bien les causes du chômage français. mais les politiciens n’osent pas abroger le code du travail pour ne pas déplaire aux syndicats.

Catherine: vous voulez dire supprimer tous les droits des travailleurs ?

Gidmoz: C’est le contrat libre qui donne le maximum de droit à chacun, qui optimise le gain de chacun des deux co-échangeurs. Ici, un vrai contrat de travail, sans interdictions légales diverses, est nécessairement optimal pour l’employeur et pour le salarié. La loi supprime des droits du travailleurs. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer que le freelance, donc entrepreneur libre de son contrat, reçoit 3 fois plus que le salarié faisant exactement le même travail.

Catherine: Gidmoz, soyons sérieux, vous êtes intelligent, observateur. Ouvrez les yeux et regardez comment les employés sont traités dans les pays où n’existe aucun droit du travail… c’est ce que vous souhaitez pour nous ? pourquoi pas rétablir l’esclavage tant qu’on y est. Je crois percevoir à travers les échanges que j’ai pu avoir avec les libertariens qu’ils souhaitent faire partie d’une caste qui gagnerait beaucoup d’argent au mépris des employés qui sont bien le dernier de leurs soucis. Ils essayent de nous endormir avec des théories à dormir debout, d’un monde du travail bisounours… Vous savez parfaitement comme la réalité est brutale et cruelle. En plus de ça ils ignorent complètement la crise actuelle. et ne me dite pas que tout le monde peut devenir entrepreneur…. qui fera marcher vos machines ? des robots ?

Bertrand: Ce qui est brutal c’est un contrôle fiscal. Ce qui est cruel c’est un redressement URSSAF. Voici les 2 raisons majeures qui expliquent le nombre si important de disparitions d’entreprises. Bonne soirée !

Gidmoz: Par exemple, aux USA, il n’y a pas de Code du Travail. Et cela permet aux salariés d’être payés deux fois plus. Le niveau du salaire provient de l’offre et de la demande. La loi qui impose ne peut que réduire les salaires et empirer les conditions de travail. Encore une fois, c’est du bon sens de le comprendre. Deux individus négocieront au mieux de leurs intérêts afin d’optimiser leur satisfaction. Chaque contrainte légale détruira beaucoup d’opportunité d’accord mutuel, c’est a dire détruira beaucoup d’emplois.

Catherine: les américains travaillent énormément et leurs vacances sont maigrelettes (au canada 2 semaines) en ce qui me concerne l’argent a peu de valeur du moment que j’en ai pour vivre normalement avec une simplicité voulue. je préfère le temps libre bien plus précieux que l’argent et mon temps libre me permet de faire des choses qui m’apportent beaucoup de satisfaction. Et je n’exploite personne pour ca…. Les libertariens m’ont au moins apporté une chose : c’est de prendre conscience du gaspillage par l’état de nos impôts.

Catherine: Désolée pour vous si vous avez eu des ennuis avec un contrôle fiscal. J’espère que tout s’est bien terminé. Mais croyez vous vraiment que ce soit pire que de se retrouver au chômage alors que vous avez des prêts à rembourser et une famille à nourrir ?

Gidmoz: Vous dites "Les libertariens m’ont au moins apporté une chose : c’est de prendre conscience du gaspillage par l’état de nos impôts". On montre et démontre que un euro d’impôt est un euro de PIB en moins. Mais, de plus, on montre que chaque euro dépensé, c’est entre deux et quatre euros gaspillé ou détruits, ou non produits.

Catherine: si vous le dites … mais je ne comprends pas comment !

Gidmoz: La première partie de la démonstration me semble accessible. La voici: Si on vous prend 100% de votre production, vous préférez ne pas produire du tout. Si le taux de l’impôt est 100%, la production du contribuable est zéro. On ne se fatigue pas si on en retire aucun avantage.

Si le taux de l’Impôt est 0%, on produit normalement. Il n’y a pas d’impôt, donc on ne se pose pas de la question de produire moins. Entre le taux de 0% d’impôt et le taux de 100% d’impot, plus le taux de l’impôt augmentera, moins on produira. Et lorsque le taux de l’impôt sera de 100%, on verra que la production est nulle.

Donc un euro d’impôt en plus, c’est un euro de production en moins. Voyez-vous ce jeu de motivation individuelle qui conduit à une production nulle? Jusque là êtes-vous d’accord avec ma conclusion de cette première partie?

Catherine: oui je vous suit très bien, jusque là, je comprends !

Gidmoz: Je suis ravi que nous soyons d’accord sur ce premier résultat. J’ajoute que des économistes américains ont mesuré ce phénomène assez précisément. Un économiste mesurait une baisse de production 1,16 dollar pour un euro d’impôt en plus. Et un autre économiste mesurait 0,98 dollar en plus pour un dollar d’impôt en moins. Ces chiffres sont ainsi très proche de la théorie du un pour un. Ce raisonnement de pure logique a ainsi pu être mesuré, et confirmé, grâce aux statistiques.

Ce premier résultat semble être inconnu des gouvernements qui augmentent les impôts pour enrichir le pays. Non, pour enrichir le pays, il faut augmenter la production. Il faut donc diminuer les impôts. C’est une logique incontournable. Mais nos politiciens ignorent tout de la science économique. Leur seul souci est de gagner leurs sacrées élections.

Catherine: Les cabinets ministériels apportent toutes les compétences nécessaires aux élus. Seulement on dirait qu’il y a autant de théories économiques que d’économistes… qui se contredisent bien souvent. merci pour l’explication. intéressant.

Gidmoz: Un économiste important, Rothbard, a écrit "économistes et charlatans". Ce livre est disponible en pdf sur scribd. Il y a beaucoup de charlatans parmi les économistes. Et les politiciens préfèrent embaucher les économistes qui tentent de justifier de dépenser plus pour avoir encore plus d’électeurs. Eh oui, il existe des théories débiles et des économistes charlatans qui expliquent qu’on peut gagner plus d’argent en dépensant plus, même si cette dépense est inutile.

Cette attitude des économistes charlatans est tellement sotte, que Madame Michu aura raison de douter que ces gens ont encore conservé toute leur raison. En fait, il s’agit de mensonges étatiques habituels. Des mensonges agréables à entendre et délicieux à croire. En effet, ce sont des illusions agréables fabriquées par l’Etat.

Catherine: ah oui c’est votre gourou !

Gidmoz: Gourou, non. Mais Rothbard est un très grand économiste. Je continue si vous le voulez sur la deuxième partie de la destruction par l’impôt. On a vu que un euro d’impôt est un euro de production en moins. On va voir comment un euro de subvention, c’est deux euros de produit en moins.

Catherine: oui, c’est la multiplication des pains !

Gidmoz: C’est une bonne image. Chacun croit à la multiplication de pains, a la distribution par l’Etat des butins obtenus. Au lieu de produire vraiment, on prefere dépenser beaucoup d’énergie et de temps pour espérer avec un poste dans ceci, ou une allocation dans cela. Un industriel investira dans des dossiers somptueux pour avoir une subvention pour des éoliennes. Tous ces efforts sont couteux en ne produisent rien de concret, pas de richesse nouvelle.

Il est possible de savoir le coût de ces dépenses inutiles que tous ces quémandeurs investissent pour avoir une miette de ces subventions. Ce coût dépensé en vain est égal au montant du "butin". En effet, on investit pas plus que le gain espéré. Et chacun sait mesurer assez bien son risque de gain et ce qui lui semble utile d’investir en temps passé pour obtenir sa subvention, son allocation, ou son poste. Ce cout est donc égal au montant du butin.

Tous ces gens qui ont investit pour avoir une miette du butin n’ont pas fait un vrai travail productif qui aurait produit de vraies richesses. C’est une production perdue pour tout le monde! C’est ainsi que toute subvention induit une production inutile du même montant. cette production inutile, on peut la désigner par "destruction" systématique de toute subvention.

Catherine: "Ce cout dépensé en vain est égal au montant du "butin". En effet, on investit pas plus que le gain espéré. " cela ne me paraît pas du tout scientifique…..

Gidmoz: Au contraire, c’est une loi majeure de la science économique. "on investit si le gain espéré est supérieur à l’investissement". On investit 80 pour gagner 100. C’est vrai "en tendance".

Catherine: ah peut-être dans les entreprises mais pas dans les ménages… j’investis rien et je peux avoir une alloc si je rentre dans les bons créneaux

Gidmoz: Oui, pour une entreprise, tout est comptabilisé ou presque. Donc, on peut prouver facilement, et avec des chiffres, que toute dépense est faite pour espérer un gain. Mais pour un particulier, c’est pareil, mais il n’y a pas de chiffres pour le prouver.

Gidmoz: Pour les particuliers, il y a plusieurs cas différents. Ils sont tous en commun que l’individu dépensera un certain investissement en temps, en sacrifices, pour avoir doit à telle miette distribuée par l’État. Par exemple, il y a le phénomène de la resquille. On a presque le droit, mais avec un petit effort, un petit sacrifice, un petit coût, on bénéficiera de l’allocation ou de la subvention. Les cas sont innombrables. Et vous en connaissez certains certainement.

Catherine: non , je ne connais pas trop je ne demande aucune allocation à L’état, je ne profite même pas de la sécurité sociale préférant ne pas consulter de médecins

Gidmoz: Par exemple, l’allocation chômage. Avoir 50% de ses revenus sans travailler convient bien à certains pendant six mois. Ils peuvent se livrer à leur passion de voyager ou de collectionner les papillons. Ce travail non fait pas ces chômeurs est un exemple de non production. Cette non production est, de fait, un sorte de destruction de richesses. Cette allocation chômage induit directement une non production de la richesse qu’auraient pu produire ces chômeurs en travaillant normalement.

Catherine: Bien sûr encore faudrait il qu’il y ait du travail ! or le chômage en France atteint des records

Gidmoz: Nous en avons déjà parlé. La seule cause structurelle du chômage français est l’accumulation des interdictions de travailler. Il n’y en a pas d’autres.

Catherine: Mais c’est vrai que des chômeurs qui pourraient retrouver un emploi dans leur branche préfèrent profiter de l’indemnité tant qu’elle est versée.

Gidmoz: Oui, mais il faut aussi compter le coût de l’administration qui gère ces subventions , qui contrôlent. C’est un coût qui est souvent entre 20% et 40% du coût total. J’ignore si cette estimation a été faite pour les cotisations chômage. Ce n’est jamais négligeable. En plus, il faut compter le cout des diverses formations qui ne servent à rien du tout. Sauf a faire semblant d’aider.

Catherine: oui, c’est exact

Catherine: Bon tout ceci est très intéressant , merci pour toutes ces explications, c’est très aimable à vous. je dois me rendre à la cuisine préparer le repas du soir à bientôt

Gidmoz: On peut aussi prendre l’exemple d’une subvention à une entreprise. Cette subvention nuira aux entreprises concurrentes, lesquelles produiront moins. Une telle subvention crée une destruction de valeur d’un montant semblable au montant de la subvention. L’entreprise subventionnée produira plus cher que ses concurrents, mais vendra au cours du marché. Cette différence de cout de production sera du pur gaspillage de la subvention.

bitcoin, une expérience intéressante

Thierry: Bitcoin est en tout cas une expérience intéressante, et vouée à un certain succès… sauf quand les États vont s’en mêler !

Gidmoz: Cette expérience illustre que la valeur de la monnaie a deux sources: d’une part sa valeur non monétaire. Et d’autre part, la facilité des transactions. C’est la raison pour laquelle la promesse d’un gramme d’or(si billet de banque) a autant de valeur qu’un gramme d’or, sinon plus. C’est aussi la raison pour laquelle bitcoin a de la valeur alors que sa valeur non monétaire est quasi-nulle, sauf pour qq geeks. La valeur de bitcoin réside dans le gain que bitcoin permet lors des échanges. Un des gains est l’anonymat.

Thierry: Oui, je sais (j’ai d’ailleurs intégré plusieurs de vos objections dans l’article de Wikibéral). Il y a en fait deux populations intéressées par Bitcoin : 1. ceux qui s’intéressent à la facilité de transaction (on peut imaginer des transactions d’une monnaie fiat à une autre monnaie fiat où Bitcoin servirait de pur intermédiaire, c’est peut-être là l’avenir de Bitcoin ?) et 2. les spéculateurs ou "épargnants". La théorie de Mencius Moldbug à ce sujet est que c’est la catégorie 2 qui détermine entièrement la valeur et la viabilité de Bitcoin, et que si l’Etat empêchait la conversion Bitcoin/monnaies fiats, Bitcoin s’effondrerait.

Gidmoz: 1. Oui, bitcoin serait un bon intermédiaire des échanges à condition que le cours du bitcoin sur un marché organisé varie peu entre le début et la fin de la transaction. C’est la loi qui interdit aux monnaies légales de permettre des échanges aussi faciles. Les techniques pour faire mieux que bitcoin sont innombrables, contrairement à ce qu’imaginent certains admirateurs de bitcoin. 2. J’apprends, ravi, que ce monsieur Mencius Moldbug pense exactement comme moi sur la source de la valeur de bitcoin. Toute loi restreignant la liberté des échanges de bitcoin amoindrirait, voire annulerait, la valeur des bitcoins.

Frédéric: bref ça s’effondrera dès que ça deviendra trop important et que le léviathan aura sorti sa tentacule… no future

Thierry: Le rêve aurait été un bitcoin adossé à l’or, qui sait, un jour peut-être ?

Gidmoz: Ce ne serait pas exactement un bitcoin adossé à l’or. Mais presque. Ce serait un "bitcoin", une information numérique unique, et représentant une promesse d’un gramme d’or dans le coffre de telle société commerciale bien identifiée. Et cette société commerciale remettrait un gramme d’or en échange de ce "bitcoin" là, bien identifié. Mais alors, chaque société commerciale de gardiennage d’or émettra ses "bitcoin" différents des autres "bitcoins" de sociétés concurrentes.

valeur d’un bien servant de monnaie.

Je propose une explication de la valeur d’un bien qui sert de monnaie. Un bien qui ne sert pas encore de monnaie est demandé pour ses qualités, pour son "usage initial". Lorsque ce bien sert de monnaie, il est demandé comme réserve de valeur. A la "demande non monétaire", s’ajoute une "demande monétaire", pour devenir la "demande totale". Ce qui augmente la valeur du bien.

Cette "demande monétaire" provient de gens que n’utilisent pas ce bien dans son "usage initial". Et ceux qui font une demande monétaire" savent que ce bien a de la valeur car ils savent que d’autres sont intéressés par l’ "usage initial" de ce bien. Ainsi, les "demandeurs monétaires" évaluent la valeur du bien par observation, par imitation. L’existence de la valeur provient de l’ "usage initial du bien". Mais le niveau de la valeur de ce bien dépend de la somme des deux demandes.

Une interaction complexe se met en place entre les demandeurs non monétaires et les demandeurs monétaires. C’est une observation limitée aux cours sur les marchés organisés ou non. Les demandeurs observent les demandeurs non monétaires. Les demandeurs monétaires s’observent entre eux. Ces observations se limitent à des observations du résultats des comportements, principalement aux prix constatés. Cette interaction complexe peut prendre de nombreux chemins. Chaque utilisateur d’un bien s’habitue à une certaine valeur de ce bien, à un certain prix du bien. Dans l’esprit de chaque utilisateur, il existe ainsi une sorte de "rémanence de la valeur" d’une chose. C’est aussi une rémanence de la confiance, parfois une rémanence de la croyance. Ce phénomène de rémanence se nourrit de l’effet d’imitation réciproque des uns sur les autres. Dans ce processus psychologique, la "rémanence de la valeur" est la norme, et la modification est l’exception. Cette interaction complexe passe aussi par la demande non monétaire du bien.

L’or suit bien ce schéma d’explication. L’or a de la valeur car il sert à faire des bijoux. Et son niveau de valeur provient principalement de la demande monétaire.

Pour bitcoin, ce schéma d’explication ne s’applique pas exactement. En effet, la valeur non monétaire n’existe pas, ou alors comme valeur de plaisir ludique. Bitcoin s’amuse à jouer à une vraie monnaie. Et les amateurs de ce jeu semblent nombreux. Mais bitcoin sait transférer des sommes d’argent de manière anonyme. La demande pour cet anonymat semble si intense qu’elle soutient suffisamment d’achats et de ventes de bitcoins.

L’absence d’utilisation non monétaire interdit à bitcoin d’avoir une valeur de référence. Chacun suit les cours erratiques du bitcoin. Pendant certaines périodes, il semble exister une croyance temporaire autour d’une certaine valeur, laquelle devient alors stable pendant cette période temporaire. Pendant cette période stable, un acheteur achète des bitcoins pour payer son vendeur, lequel les revendra. Le phénomène de "rémanence de la valeur" joue pour les bitcoin, comme pour tout autre bien. Tant que cette rémanence perdure dans l’esprit d’un nombre suffisant d’utilisateurs, la valeur d’un bitcoin perdure lui aussi.

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