conserver l’emploi et répartir l’emploi

Le travail ne manque pas. En effet, les besoins des hommes n’ont aucune limite. Les capitaux ne manquent pas non plus aux investisseurs, du moins si la production est rentable.

Tentons de préciser l’idée de “conserver l’emploi”. Ce concept implique qu’un employé passerait d’un emploi à un autre sans aucun cout. Or le cout de passage d’un employé allant d’un emploi à un autre est immense. Il implique l’existence d’un être omniscient. Cet être omniscient saurait lire dans l’esprit des employés, dans l’esprit des employeurs, connaitrait donc les critères, les préférences et les contraintes, présentes et futures, de chaque employé, de chaque employeur.

Cet être omniscient ne peut pas exister. Une société d’intérim connait le cout de mettre en relation l’employeur et l’employé. La rémunération de l’agence d’intérim est une mesure possible de ce cout d’une seule mise en relation professionnelle.

Le concept “répartir le travail” est lui-aussi un faux concept. Pour répartir le travail, il faut etre informé de tout job possible, de sa définition, de ses conditions. Or, la quantité de travail possible est infinie. Elle n’a pas de limite.

Il serait donc nécessaire que notre être omniscient dispose aussi de ces informations qui sont en quantité infinies. En outre, ces informations n’existent que dans l’esprit de chacun et sont souvent non formulées, et même souvent inconscientes. Non, cet être omniscient ne peut pas exister.

Il n’est donc pas possible de “répartir le travail”. Il n’est donc pas possible de “conserver l’emploi” en interdisant le licenciement.

arguments contre le protectionnisme

Le protectionnisme consiste à augmenter les prix de certaines marchandises par une taxe. Ce qui appauvrit nécessairement les acheteurs du pays prétendument “protégé”.

- Un argument des protectionnistes est de dire que l’Etat reverse ensuite le montant de cette taxe au profit des entreprises de cette activité. cet argument est inexact pour plusieurs raisons cumulatives
- une subvention destinée à telle catégorie ne parvient jamais aux destinataires espérés par l’Etat. Ou alors par hasard fortuit. Ce sont ceux qui “courent le plus vite” qui reçoivent les subventions.
- Dans le cas aléatoire où une société du secteur concerné reçoit cette subvention “protectionniste”, c’est le capitaliste qui l’encaisse. Ce ne sont pas les salariés.
- L’investisseur qui a choisit de produire à perte est un mauvais investisseur, un mauvais entrepreneur. Il y a bien d’autres activités rentables. Il est absurde que l’Etat le subventionne pour ses mauvais choix d’investissement et d’activité.
- enfin l’argument inepte sur le chômage qui serait induit par une entreprise en perte qui fermerait. Investir dans une autre entreprise produisant de manière rentable peut induire plus d’embauche. Subventionner une entreprise en perte est une destruction absolue de valeur. Cette subvention détruit donc de la valeur dans le pays.

Le protectionnisme est une taxe sur les importations. Prenons l’exemple d’un importateur d’une marchandise taxée. Cet importateur verse 1000 euros de taxes sur son importation. Ses clients devront donc payer plus cher. Ses clients sont donc appauvrit d’un montant au moins égal au montant de la taxe versée à l’État.

L’État reçoit ces 1000 euros. Il choisir l’entreprise recevra la subvention selon un certain critère. A cause de la loi de l’incidence, celui qui reçoit la subvention n’est pas celui qui en bénéficiera. On sait depuis Ricardo que c’est le facteur le plus spécifique de la production qui empochera la subvention.

L’ouvrier est rarement le facteur le plus spécifique de la production. Ce n’est donc pas lui qui empochera la subvention. Le facteur le plus spécifique est parfois le capital. C’est alors l’investisseur qui bénéficiera de la subvention. Mais cette subvention n’aura pas d’incidence sur l’emploi. Sauf hasard fortuit.

Le protectionnisme ne permet de “sauver” aucun emploi. Le protectionnisme ne protège personne. Il détruit l’emploi.

Vive les riches!

Je suis content qu’il y ait des riches dans mon pays. Pour devenir riche, il faut recevoir l’argent de ses clients. Le riche n’a forcé aucun de ses clients à lui verser de l’argent. Au contraire, le riche a vendu un produit utile à son client.

Le riche n’a rien volé. Il a enrichit TOUS ses clients. C’est un bienfaiteur de l’humanité. Il a créé beaucoup de richesses dans le monde. Ses clients en ont bénéficié. Ses fournisseurs aussi.

En Angleterre, un riche reçoit un titre de Noblesse de la Reine. Les anglais ont bien compris que celui qui s’enrichit enrichit tout le monde. Les politiciens anglais l’ont compris. Il est urgent que les politiciens français le comprennent, eux aussi.

Il faut du capital pour investir, produire, payer ses fournisseurs. Il faut beaucoup de capital. ce capital provient de l’épargne des riches. Sans les riches, il n’y a pas d’investissement, pas de richesse produite.

L’Etat est incapable d’investir pour produire de la richesse. La valeur de sa production est toujours inférieure à son coût. Seuls les riches savent investir pour produire de la richesse, de la vraie richesse. Leur production a plus de valeur que le coût de cette production. Et produire de la richesse est le seule manière d’enrichir un pays. C’est aussi la seule manière de faire reculer la pauvreté. Vive les riches! Et merci à eux d’investir dans notre pays.

il fallait sauver les banques

Je suis libertarien. Je suis un partisan du freebanking, c’est à dire favorable à l’abolition de la Banque Centrale, à la liberté de chaque banque d’émettre sa propre monnaie en concurrence avec les autres monnaies.

Et même, je suis favorable que ce que chacun puisse aussi facilement créer une banque qu’on ouvre un magasin de chaussures. C’est à dire sans aucun contrôle de l’État sur la qualité des chaussures. Et sans aucun contrôle de l’État sur la nature de la monnaie, ni sur son fonctionnement.

Je vais même jusqu’à être convaincu qu’il serait aussi nuisible d’imposer un monopole étatique sur la production et la distribution de chaussures que d’imposer un monopole sur la production de monnaie et de règlementer son fonctionnement.

Pour aggraver mon cas, je considère que les cartels commerciaux sont des organisations qui sont toujours avantageuses pour les clients et pour les producteurs. Et que, en free banking, des cartels de banques seraient utiles à tous. Les cartels augmentent la concurrence, permet des prix plus faibles, une qualité plus grande. En effet, le cartel permet à un plus grand nombre de petits concurrents de collaborer sans fusionner. Et de fournir ainsi une production d’une qualité égale à celle d’entreprises plus grosses.

Ainsi, je suis ainsi un adversaire résolu du principe de système de Banque Centrale.

Et pourtant, à mon avis, pendant la crise monétaire de 2008, l’État, par le truchement de la Banque Centrale, devait sauver les banques de la faillite. Le système de Banque Centrale est intellectuellement viable et logique. Comme tout monopole, le monopole monétaire détruit de la richesse par l’interdiction faite aux concurrents de produire de la valeur.

Un avantage du système de Banque Centrale est qu’il peut fonctionner sans stock d’or, et même sans posséder d’autres actifs que les créances des emprunteurs. Ce système de Banque Centrale permet ainsi d’éviter le cout d’une immobilisation de capital stérile. La liquidité de la monnaie centrale provient de son cours légal.

En free banking, une banque doit posséder une quantité suffisante d’actifs ayant une bonne vendabilité, afin que ces actifs puissent éventuellement servir de liquidités. Une telle possession d’actifs est une immobilisation couteuse. Ce cout d’exploitation conduit à augmenter le taux d’un prêt bancaire d’une banque en free banking. Du moins c’est le raisonnement des économistes favorables au système de Banque Centrale.

La force et l’avantage du système de Banque Centrale est qu’il économise le cout de l’immobilisation des liquidités. En effet, la seule liquidité légale est la monnaie de Banque Centrale. Or la monnaie de Banque Centrale est une promesse de l’État que la valeur de cette monnaie sera stable. Elle est produite par la force de la garantie de l’État. Tant que l’État peut valablement la garantir, la cout de production de la monnaie de Banque Centrale est nul. Ou plutôt semble nul. En effet, il ne faut pas produire trop de monnaie sous peine de dysfonctionnement.

La Banque Centrale a réussi à inventer, après de quelques essais infructueux, un règlement permettant un fonctionnement de la monnaie. Ce règlement est purement pragmatique. Tant qu’il fonctionne, on le maintient. S’il dysfonctionne, on le modifie. Ce règlement n’est pas fondé sur une logique économique théorique, mais sur l’observation de la pratique. Ce règlement consiste à obliger les banques à posséder de la monnaie de Banque Centrale dans une certaine quantité pour avoir le droit de prêter à leurs clients.

Les banques prêtent leur propre monnaie, dite ici “monnaie secondaire”. Une unité de monnaie secondaire est une promesse de verser une unité de monnaie de Banque Centrale. Pour dire simple, une banque peut prêter quatre fois plus de monnaie secondaire que la quantité de monnaie centrale qu’elle possède. Cette proportion est purement pifométrique. Cette proportion est valable uniquement si les banques se font suffisamment confiance pour se prêter et se vendre des créances sur leurs emprunteurs respectifs.

La crise monétaire de 2008 provenait précisément du fait que les banques refusaient de se prêter leurs créances respectives. Le règlement savamment inventé de toute pièce par la Banque Centrale dysfonctionnait soudain. Les banques étaient solvables, puisque la valeur de leurs actifs était suffisante. Mais elles manquaient de liquidités. La Banque Centrale a très logiquement prêté de la monnaie de Banque Centrale à un taux faible afin de corriger un dysfonctionnement du règlement.

Il faut bien comprendre que ces prêts aux banques par la Banque Centrale étaient uniquement destinés à corriger un défaut de fonctionnement d’un règlement pragmatique. Il eut été absurde de forcer des banques, ayant un excellent bilan, de cesser leur activité commerciale par manque de liquidité. On avait ainsi atteint une limite du règlement régissant les relations entre la Banque Centrale et les banques. C’est le règlement qu’il fallait adapter. Il ne fallait évidement pas faire tomber les banques. Il fallait donc évidement “sauver les banques”.

la question de l’eau

L’eau potable est produite en usine. C’est une question d’investissement et de coût de production. La matière première est abondante. C’est l’eau des fleuves, l’eau du sous-sol, l’eau de la mer, l’eau de pluie, l’eau des nappes phréatiques. Il existe plusieurs catégories d’usage de l’eau. L’eau potable, l’eau agricole et l’eau industrielle. L’eau a un coût de production et un prix de vente. L’eau est un produit industriel ordinaire. Le prix de l’eau obéit à l’offre et à la demande. Comme n’importe quelle autre denrée, comme n’importe quel autre production.

L’Etat a tendance à établir un monopole sur l’eau sous divers prétextes. C’est le monopole étatique qui engendre des problèmes de rareté ou des problèmes de qualité. La privatisation totale et entière de ce secteur ferait disparaître toute la question économique de l’eau. La question de la qualité ou de la rareté de l’eau devient aussi intéressant que la qualité ou la rareté du ciment ou des voitures.

L’eau n’est pas un monopole naturel. Ni sa production, ni sa distribution. La concurrence conduit à investir, à innover, à entreprendre. L’eau est le plus souvent un problème local. Dans certains cas et en certains lieux, une association des usagers est la formule la plus efficace de gestion de l’eau.

bank run en free banking

En free banking, chaque billet de banque est une promesse commerciale de la banque. Cette promesse est le contrat d’émission monétaire. Ce contrat stipule les obligations de la banque ainsi que chacun des conditions exactes d’exécution de ces obligations. Chaque billet, chaque unité monétaire émise par la banque est une promesse commerciale. Un tribunal jugera un litige qui surviendrait entre la banque et un usager, et concernant l’exécution de ce contrat.

Une des clauses de contrat d’émission monétaire stipule le comportement de la banque dans le cas où la banque rencontre des difficultés à livrer ce qu’elle doit au porteur d’un billet. Prenons, par exemple, le cas d’une banque qui promet de verser 1 gramme d’or contre chaque billet, contre chaque unité monétaire émise. La banque prévoit une formule analogue au surbooking des places d’avions. L’or promis usager est remboursé dès que les emprunteurs remboursent à la banque. De surcroit, la banque verse à l’usager un intérêt de retard.

Le cours de cette monnaie est forcée à un gramme d’or par la garantie de conversion donnée par la banque émettrice. Un marché d’échange entre les devises indiquera donc un cours de cette monnaie équivalente aux autres devises promettant un gramme d’or.

Dans le cas d’un bank run, la banque ne parvient pas à rassembler suffisamment d’or. Elle est contrainte de retarder ses livraisons d’or. Le cours de cette monnaie sur le marché des devises deviendra alors inférieur à la valeur nominale du billet. Cette différence de cours découragera l’utilisation de cette devise. A fortiori, aucun emprunteur n’empruntera cette monnaie pendant la période de difficulté de la banque.

La banque émettrice de cette monnaie subira alors une sorte d’hibernation temporaire de son activité. La banque attendra que l’arrivée de liquidités lui permette de rembourser l’or promis. On peut imaginer une procédure d’attribution d’or aux utilisateur proche du surbooking des places d’avion. Puis, la banque reprendra son activité normale.

interventionnisme et destructionisme

Tout échange contractuel crée de la valeur pour les deux co-échangeurs. Tout échange commercial crée de la richesse pour le vendeur et crée de la richesse pour l’acheteur. Aucun tiers ne subit de préjudice du fait qu’un bien appartienne à Monsieur A ou bien soit transféré à Monsieur B. Lorsque l’un échange son bien avec l’autre, un tel échange ne peut donc pas nuire à un tiers. Cette double création de richesse de chaque échange est le premier moteur de la création de la richesse dans le monde.

Une intervention de l’État est toujours une interdiction d’échanger ses biens ou ses services. Cette intervention détruit la richesse qui aurait été créée par les échanges qu’elle interdit.

De plus toute intervention de l’État est financée par l’impôt. Tout impôt est de l’argent pris à un contribuable et dépensé par un représentant de l’État, et obéissant à une décision politique. Chacun dépense plus utilement son propre argent que l’argent des autres. L’argent de l’impôt ainsi dépensé par l’État produit donc moins de valeur que s’il avait été dépensé par le contribuable. Moins l’État intervient plus la quantité de richesse créée est grande. 

Un deuxième processus de l’action humaine explique cette inévitable destruction de valeur de toute intervention étatique.

“Tout impôt détruit une production égale à son montant”. C’est une loi de l’économie en théorie des choix publics. Cette loi est soutenue par certains économistes libertariens. Elle est profondément fondée et juste. Cette loi provient de deux constations. 

D’une part, le contribuable réagit à l’impôt en produisant moins. Lorsqu’on applique la règle habituelle des marchés[équilibre de Pareto] au comportement du contribuable, le contribuable aura tendance à dépenser 80 pour éviter de payer 100. Et ces 80, sont ainsi dépensés à réagir à l’impôt, sans vraie production. En effet consacrer du temps uniquement pour réduire son impôt est du temps qui ne profite à personne, qui ne produit aucune richesse pour personne. Le contribuable aurait pu dépenser cette énergie, ce temps passé à créer une vraie valeur. Ces 80 ainsi dépensé par le contribuable sont une destruction de valeur.

D’autre part celui qui veut bénéficier d’une subvention dépense de l’énergie pour obtenir cette subvention versée par l’État. Il peut réussir ou échouer dans cette tentative d’obtenir une subvention. Lorsqu’on applique la règle habituelle des marchés au comportement du bénéficiaire, le bénéficiaire de la subvention dépenser 80 pour obtenir 100. Et ces 80, ainsi dépensés en temps, en énergie, en argent, sont une fausse production, ne sont pas une vraie production. Ces 80 dépensés par le bénéficiaire pour obtenir la subvention n’ont pas créé de vraies richesses.

Ainsi 100 euros d’impôt auront détruit 80 à cause du contribuable qui n’aura choisit de ne pas produire une production utile. Et lorsque ces 100 euros sont distribués, un phénomène symétrique se produit chez le bénéficiaire. le bénéficiaire produit 80 de fausse production au lieu de produire 80 de vraie production. Il pourrait ainsi exister jusqu’à 160 détruit pour un prélèvement d’un impôt égal à 100.

Le chiffre 80 illustre un raisonnement, illustre une tendance logique. Ce chiffre de 80 est destiné à faire comprendre ce double mécanisme de destruction de la production par l’État. Néanmoins, lorsqu’on approfondit chaque dossier de chaque action de l’État, l’État détruit effectivement une production égale au montant de l’impôt. L’économiste Von Mises qualifiait l’interventionnisme de “destructionisme”.

L’argent-dette est-il légitime?

L’argent-dette est-il légitime?
Le terme “argent-dette” est souvent utilisé. Ce terme évoque une dette de la banque envers chaque utilisateur de monnaie. Il est impossible de comprendre la monnaie contemporaine sans connaitre les principes de la monnaie des 18e et du 19e siècles.

Chaque unité monétaire, chaque billet de banque était alors la promesse de verser un gramme d’or. Cette promesse était une promesse de nature commerciale. C’est à dire non pas une promesse politique incertaine, mais une promesse contractuelle, ou quasi-contractuelle. Or une promesse commerciale s’achète, se vend, est un bien économique. La monnaie se définissait ainsi comme un bien, un bien économique. Une pièce d’or est un bien économique. La promesse d’un gramme d’or est aussi un bien économique.

La banque crée de la monnaie, c’est à dire des promesses à la condition de pouvoir honorer sa promesse. Une banque possède de l’or, ou d’autres actifs. Elle émet alors des billets, des unités monétaire. La banque dépense, achète pour elle-même.

La reconnaissance de dette d’un emprunteur est un autre actif, et qui a de la valeur. Cet actif s’achète et se vend. La vendabilité de cet actif dépend de l’emprunteur. Cet actif permet à la banque d’émettre des promesses, c’est à dire de créer de la monnaie. Cette monnaie est remise à l’emprunteur lui-même.

Voilà la réalité économique et juridique qui existe derrière ce terme peu flatteur de “argent-dette”. On comprend alors que la création monétaire est parfaitement logique, légitime, juridiquement cohérente.

Ce qui condamnable n’est pas le principe de création monétaire. Ce sont les abus d’un État qui s’endette excessivement, et sans vraiment rembourser.

Une Banque Centrale permet-elle une monnaie moins chère?

La monnaie est un commerce ordinaire qui fonctionne sans État. Par cupidité, l’État a décrété un monopole monétaire. Par le monopole monétaire monétaire, l’État veut pouvoir s’endetter davantage.

Un monopole économique étatique induit toujours des dysfonctionnements. Le monopole monétaire étatique est aussi nuisible que le serait un monopole de la fabrication et de la distribution de chaussures.

Tout monopole étatique est délégué à une entreprise, ou à une administration, qui organise une production monopolistique. L’État confie à une Banque Centrale le mandat de gérer le monopole monétaire.

Une Banque Centrale doit choisir entre de nombreuses manière de gérer la monnaie. Dans une zone de free banking, l’Etat ne gère pas la monnaie et n’intervient pas dans la monnaie. Comme tout industriel, chaque banquier émet sa propre monnaie. les nombreuses périodes de free banking montrent que la monnaie est mieux gérée lorsque l’État ne s’en mêle pas du tout.

Le monopole monétaire oblige la Banque Centrale à choisir une organisation industrielle pour produire la monnaie, donc pour prêter l’argent. Quel que soit le scénario choisi par la banque Centrale, aucun ne sera optimal. Le marché libre, sans intervention de l’État, est nécessairement la seule manière d’un fonctionnement optimal. Le seul fait de décréter un monopole monétaire induit nécessairement des dysfonctionnements de la monnaie.

Le scénario actuel d’une Banque Centrale avec des banques de second rang est un scénario qui a une certaine cohérence logique. Tout monopole induit un cout de production plus élevé. Le monopole monétaire induit un cout plus élevé de la monnaie, donc un cout important des prêts aux emprunteurs. Mais ce scénario théorique monétaire fonctionne bien.

Un avantage apparent du monopole monétaire étatique est que la liquidité est obtenue avec une moindre quantité d’or, donc un moindre cout d’immobilisation d’une masse d’or. La monnaie actuelle a même réussi à se passer entièrement de la référence à l’or. Il en résulte un cout presque nul de l’immobilisation d’un stock d’or. La production de monnaie n’exige plus la couteuse possession d’un stock de valeur.

Une banque en free banking doit organiser la possession d’actifs ayant une bonne vendabilité afin d’assurer la liquidité de sa monnaie. Cette possession d’actif est une immobilisation couteuse. En système de Banque Centrale, un moindre cout de la liquidité semble permettre de proposer des prêts à un taux moindre. C’est un avantage apparent du système de Banque Centrale.

Malheureusement cet avantage théorique est très contestable. En effet, le cout de gestion d’une Banque Centrale est supérieur au cout de la production des actifs financiers nécessaires à la liquidité de la monnaie.

Un monopole monétaire étatique souffrira toujours de deux maladies. La maladie la plus grave est la tentation de l’État de s’endetter excessivement ou de manipuler la monnaie. La deuxième maladie d’un monopole monétaire étatique provient de la nullité du cout de la liquidité. Ce cout apparemment nul ne donne pas l’information pertinente sur une offre de monnaie compatible avec l’économie.

peut-on prêter l’argent qu’on n’a pas?

On entend parfois “la banque prête de l’argent qu’elle ne possède pas”. Cette phrase contient une erreur sur la nature de la monnaie. Cette même phrase contient aussi une erreur sur le fonctionnement de la monnaie. Pour comprendre la monnaie actuelle, il est nécessaire de comprendre la monnaie du 19e siècle.

1. Un “prêt bancaire” n’est pas un prêt au sens commun du mot “prêt”. Si je prête un livre à un ami, il me rendra ce même livre. A aucun moment ce livre prêté ne lui appartient. Dans un prêt bancaire, la banque possède la reconnaissance de dette de l’emprunteur. Cette reconnaissance de dette a de la valeur. Pour la banque, cette reconnaissance de dette a plus de valeur que la monnaie émise. Sinon, la banque n’aurait pas “prêté”, c’est à dire versé la monnaie à l’emprunteur. La reconnaissance de dette est ainsi un bien qui s’achète et qui se vend comme toute marchandise, comme tout bien économique.

L’emprunteur possède ainsi la pleine propriété de la monnaie ainsi remise par la banque. Le “prêt bancaire” est donc un échange de biens économiques. Au remboursement du prêt, l’emprunteur remettra de la monnaie à la banque. L’emprunteur remettra d’autres billets que ceux que la banque lui avait remis. Ou bien il remettra d’autres pièces d’or que les pièces d’or que la banque lui avait versées.

La différence entre “prêt bancaire” et “prêt” est importante. Cette différence mériterait que le dictionnaire précise bien qu’il existe deux définitions différentes du mot “prêt”. Il n’y a aucune fraude à utiliser le mot “prêt bancaire” dans sa deuxième signification.

2. Aux 18e et 19e siècle, chaque billet était la promesse de verser un gramme d’or. C’est le billet qui est alors la monnaie. Et non pas l’or lui-même. Cette différence est essentielle pour la théorie de la monnaie. Ainsi, la banque ne prête pas d’or. Elle remet une promesse d’un versement d’or à l’emprunteur. Il est donc inexact de dire qu’elle prête ce qui ne lui appartient pas.

Chaque billet est une promesse de la banque de verser de l’or. Cette promesse contient une clause expliquant les cas dans lesquels la banque peut verser l’or avec un certain retard. La banque prévoit alors de verser un intérêt de retard à l’utilisateur du billet. Le billet est alors échangé contre un titre donnant un intérêt à l’ancien porteur du billet. C’est ainsi que fonctionnaient les banques écossaises du 18e siècle. Ainsi, la banque respecte sa promesse en émettant plus de billets qu’elle ne possède d’or. Si elle manque d’or, la banque paye un intérêt de retard, et donc sans préjudice pour l’utilisateur. Là non plus, la banque ne commet aucune fraude puisque elle respecte sa promesse, respecte son contrat, respecte toutes ses obligations contractuelles.

le risque de l’or

Au 19e siècle, la monnaie était une promesse de livrer de l’or. C’était la raison de sa valeur. Aujourdhui, la valeur de la monnaie actuelle est fondée sur l’interdiction, de fait, d’utiliser d’autres devises. En effet, on est bien obligé d’utiliser la monnaie légale. L’État crée ainsi une demande artificielle de monnaie légale. Le niveau de la valeur de la monnaie est devenue la capacité de l’économie à produire des richesses.

Les monnaies ont souvent existé dans aucun contrôle ni règlement de l’État. C’était le free banking. Chaque commerçant pouvait créer sa monnaie et sa banque. La cupidité de l’État fut la seule raison du monopole monétaire. Les raisons prétendument techniques sont frauduleuses pour tenter de justifier le monopole monétaire de l’État.

Le Nobel d’économie Hayek avait écrit deux livres pour rappeler qu’il faut “dénationaliser la monnaie”. C’est une évidence technique pour l’économiste qui accepte d’envisager que l’Etat pourrait abandonner son pouvoir monétaire.

Le retour à l’étalon-or serait une catastrophe pour le pays qui s’y risquerait. En effet, seul le free banking offre une solution monétaire stable et pérenne à une monnaie saine et robuste.

Dans une zone de free banking, chaque banque peut choisir un étalon de mesure différent pour la monnaie qu’elle choisit d’émettre. On peut parier qu’un panier de commodities, ou de biens de consommation, sera souvent choisi pour servir d’étalon de valeur à une monnaie. Chaque commodity a de la valeur car elle représente une utilité immédiate. Cette valeur est formée par le travail et l’investissement dans un certain domaine d’activité.

Ce n’est pas la rareté qui donnerait, en elle-même, de la valeur à un bien. C’est la demande de ce bien qui est le fondement du prix de ce bien, de sa valeur. Certains achètent un bien car ils lui trouvent une valeur pour eux-mêmes. D’autres acheteurs achètent ce bien car ils savent qu’il existe une minorité d’amateurs de ce bien. Ainsi, dans un camp de prisonniers, la cigarette devenait souvent la monnaie, même s’il n’existait que 10% de fumeurs. C’est l’envie de fumer d’une minorité de fumeurs qui donne de la valeur à la “monnaie-cigarette”.

De même la valeur de l’or provient de l’existence d’une minorité d’amateurs qui aiment l’or pour la joaillerie, pour faire des bijoux, ou comme objet de collection. Certains aiment la possession d’or pour ressentir le plaisir de cette possession d’un objet magique. D’autres possèdent de l’or pour la seule raison qu’ils savent qu’il existe une forte minorité d’amateurs et d’utilisateurs d’or.

C’est cette idée qui fonde le “théorème de régression” de Von Mises. Le fondement de la valeur d’une monnaie est son usage non monétaire. Ensuite, la demande strictement monétaire augmente cette valeur. Encore une fois, c’est l’usage non monétaire qui donne, in fine, de la valeur à la monnaie. La demande monétaire de ce bien en augmente le prix. Mais cette demande monétaire est, par nature volatile et spéculative.

La demande monétaire est plus forte que la demande non monétaire de l’or. Ce double fondement de la valeur d’une monnaie est une des difficultés de la conception d’une monnaie. Une monnaie universelle est nécessairement fragile et volatile.

Ainsi, la concurrence d’une autre monnaie de bonne qualité peut provoquer un moindre intérêt pour l’or comme valeur refuge. Il existe toujours d’autres placement qui ont une valeur refuge qui concurrence l’or. La valeur de l’or est donc, par nature, instable. Bien plus que toute autre commodity. Bien plus que tout autre bien directement utilisable.

mariage et homosexualité

Dans le Royaume de France d’avant 1150, le mariage était une cérémonie privée. Ensuite, l’Eglise a pris un rôle politique en enregistrant les mariages. En 1350, un Concile affirmait que le mariage était un sacrement.

Chacun peut convenir avec quiconque d’une association affective ou économique. Et au 21e siècle, le rôle de l’Etat ne devrait pas être se s’occuper de savoir qui on aime, ni son identité, ni son sexe.

Le mot “mariage” a toujours été défini comme une union sexuelle d’un homme et d’une femme. Ce concept est universel dans tous les pays. Il est scandaleux que l’Etat veuille encore une fois changer les définitions des mots important de notre vie quotidienne.

C’est le changement étatique de la définition du mot “mariage” qui est inacceptable. L’Etat a tendance à changer par la loi des définitions des mots. Ainsi le mot “solidarité” est désormais utilisé pour désigner la contrainte de verser de l’argent sous la menace du revolver d’un policier.

Il faut préserver le mot “mariage”, mot universel du dictionnaire. Il ne faut pas en changer le sens. Il ne faut pas violer le bon sens. Mais encore une fois, chacun peut inventer toute sorte de manière de vivre ensemble, sans autorisation de l’Etat. Et sans utiliser le mot “mariage”.

impôt et solidarité

Payer ses impôts n’est pas de la solidarité, c’est une contrainte que l’Etat exerce sur chacun sous la menace de l’arme d’un policier. C’est un mensonge de confondre la solidarité et la contrainte.

Une définition universelle du vol est de prendre le bien d’autrui sans son consentement. Or nul contribuable n’a donné son consentement à payer l’impôt. L’impôt est donc du vol. Certains admettent que l’impôt est du vol, mais, selon eux, ce vol serait nécessaire à la survie de l’Etat, et donc utile pour l’intérêt général, utile pour le bien commun.

D’autres contestent que l’impôt serait du vol. Mais aucun de ceux-là ne savent pas donner une définition cohérente du vol. Leur définition du vol serait alors différente selon le pays. Ce qui rend leur définition inopérante.

Ainsi, l’action de l’Etat est fondé sur le vol. Chacun voit bien que l’Etat illusionne le peuple avec de doux mensonges. L’Etat vit par le vol et perdure dans le mensonge.

Certains crédules pensent que, malgré qq défauts, malgré qq gaspillages, l’Etat exécuterait néanmoins des missions d’intérêt général nécessaires à tous. C’est faux. Chaque action de l’Etat détruit plus de richesses dans le pays que les richesses qu’elle crée.

Les plus optimistes pensent que l’Etat serait capable de prendre aux riches pour donner aux pauvres. Là encore, c’est faux. Les salariés les moins payés, les smicards payent 1050 euros de charges à l’Etat-Sécu lorsqu’il reçoivent 1000 euros net. L’Etat taxe surtout les plus pauvres. Taxer un riche, c’est le faire fuir du pays, ou bien le ruiner. L’Etat prend à des pauvres pour distribuer des services souvent inutiles à d’autres pauvres.

20% du budget des SDF arrive effectivement dans la poches de qq SDF. Tout le reste du budget est absorbé par les fonctionnaires qui en vivent. Et chaque budget est ainsi. L’argent n’est jamais redistribué. Il est gaspillé et ne parvient jamais aux destinataires désignés par la loi.

la destruction monétaire, par Gérard Foucher

[Texte de Gérard Foucher]

Notes :

1. Destruction monétaire
Je n’aborde pas dans ce texte la destruction de monnaie, qui est simplement l’annulation comptable de la dette quand un crédit est remboursé. En réalité, ce qui compte, c’est la masse monétaire, et son évolution par rapport à la production et aux échanges réels.
Or, dans le système actuel, la masse monétaire varie, à la hausse comme à la baisse, en fonction de la différence entre crédit émis et crédits remboursés, c’est à dire en fonction de la volonté des agents à “prêter” et à emprunter… c’est à dire en fonction de la confiance des agents dans l’avenir, en fonction de critères psychologiques !
En période d’optimisme, les banquiers veulent prêter, les clients veulent emprunter. En période de pessimisme, les banquiers deviennent frileux, et les clients aussi ! En gros, la masse monétaire varie selon que le vent vient du Nord ou du Sud. De plus, l’optimisme comme le pessimisme sont soumis à de nombreux facteurs procycliques, ce qui crée par nature une succession inévitable de booms et de busts.
L’Allocation Universelle monétaire résout ces problèmes. En effet, elle est calculée selon des critères objectifs et mesurables, entre autres la masse monétaire existante et l’espérance de vie moyenne dans la zone monétaire concernée. (Ce post de Stéphane Laborde explique les bases du calcul.)
De plus, l’A.U. est censée remplacer, à terme, l’ensemble de la création monétaire par l’emprunt, et rend donc indispensable, d’une part l’émergence d’un système de crédit mutualisé et d’autre part, le remplacement du système à réserve fractionnaire par un système à réserve pleine. Dans un système à A.U., il n’y a donc plus de destruction de monnaie. Ce besoin disparaît naturellement, car d’une part le circuit du crédit devient un circuit fermé entre épargnants et emprunteurs, il ne déborde plus indûment dans l’économie commune ; et d’autre part, l’A.U., devenue le seul canal d’injection monétaire, est calculée et régulée pour que la quantité de monnaie créée soit suffisante et régulière.
Enfin, la création monétaire par A.U. ne repose que sur le droit de chaque citoyen à émettre/recevoir sa part de monnaie en propre. La question d’un remboursement ne se pose pas, donc pas de destruction.

2. Inflation
Le contrôle de la création monétaire a été attribué au système bancaire au prétexte qu’il n’était plus possible d’en laisser la responsabilité aux politiciens, à cause du risque d’inflation (les brouettes !  :^).
Or, nous le constatons, la Finance, en prenant ce contrôle, s’est en fait alliée aux états pour encore mieux en faire profit, et cette fois-ci en diriger le flux arbitrairement vers les secteurs les plus sûrs et les plus rentables, tout en obligeant les états à créer toujours autant de monnaie, mais cette fois-ci en la leur empruntant ! Cette évolution, toute positive qu’elle eût été alors que les besoins de l’industrie étaient en phase avec ceux des hommes, devient aujourd’hui un facteur immense d’inégalité et de destruction, créant bulles et récessions, et menaçant d’imploser à tout instant.
Tout comme la contrepartie de la monnaie-dette était in fine le contribuable, la contrepartie de la monnaie à A.U., ce sont les êtres humains qui la reçoivent. La monnaie repose toujours sur une promesse, la promesse que chaque citoyen possède en lui-même ses propres capacités de production et de création, et la confiance que la communauté lui accorde pour qu’il les utilise.
La création monétaire par A.U. repose effectivement sur une légère et régulière inflation, précisément répartie sur l’ensemble de la société. En tout état de cause, l’augmentation éventuelle des prix ne pourra que suivre la monnaie, jamais la dépasser. La création de monnaie doit donc bien entendu se faire selon des critères objectifs, mesurables, transparents, équitables et incontestables. C’est tout l’enjeu de son calcul et de son attribution.
De plus, la tentation inflationniste n’existe que si l’on confie l’émission monétaire à un centre exclusif qui sera, il est vrai, inévitablement tenté d’utiliser ce pouvoir à son profit. Mais la question ne se pose plus dans un système acentré.

3. Risque de non-acceptation de la monnaie complémentaire par les agents
La part de monnaie complémentaire rapportée à l’ensemble de la masse monétaire existante sera par nature variable et progressive. Partant de 0%, le pourcentage augmentera en fonction de l’évolution de l’A.U. Il serait donc logique, statistiquement, que tout commerçant ait un pourcentage de chances similaire de recevoir soit l’ancienne soit la nouvelle monnaie. Par ailleurs, le change sera inévitablement possible, officiellement ou non, permettant à chacun d’acquérir l’une ou l’autre monnaie pour ses besoins personnels. De plus, dans la mesure où les usages les plus communs de la monnaie (paiement des services publics, fiscalité, etc) sont intrinsèques à la monnaie complémentaire, les raisons de la refuser ne sont pas légion.

création et répartition des richesses

Chaque échange accepté crée de la richesse pour l’acheteur et crée de la richesse pour le vendeur. Du moins l’échange lorsqu’il est un contrat. Cette double création de richesse est la première source des richesses. Ainsi si j’achète mon pain un euro, mon boulanger s’enrichit. Et je m’enrichis, moi aussi, de la possession de ce pain.

L’échange est aussi la seule manière par laquelle la création des richesses est répartie entre les individus dans le monde.

Si un échange existe, c’est qu’il a enrichit l’acheteur et qu’il a enrichit le vendeur. Sinon, cet échange n’existerait pas. Nul n’échange s’il n’y trouve aucun avantage. Donc nul n’échange s’il ne s’y enrichit pas.

C’est ainsi que le commerçant, l’industriel s’enrichit et enrichit chacun de ses clients. Un salarié vend les produits de son travail en échange d’un salaire. Le salarié s’enrichit et enrichit son employeur. L’accumulation des richesses acquises par un individu provient donc de l’enrichissement de ses clients.

J’exclue ici le vol. Ni le vendeur ne contraint l’acheteur. Ni l’acheteur ne contraint le vendeur.

propriété et droit du plus fort

Le plus fort n’a pas besoin du droit de propriété pour jouir d’un bien. Il dispose grâce, à sa force violente, de tous les biens que sa force lui permet de prendre à autrui. Le plus faible a besoin d’un droit de propriété respecté par autrui afin de pouvoir jouir d’un bien, de jouir de son bien.

Le vol est l’obtention du bien d’autrui sans son consentement. Un vol peut être fait sous la menace d’une arme, par la violence, ou par la ruse et la tromperie. Le plus riche soufre moins que le pauvre d’un vol. Car il peut remplacer le bien volé en rachetant un autre bien équivalent.
Un pauvre ne peut pas s’enrichir lorsqu’il n’existe pas un droit de propriété reconnu et respecté.

La violence est antinomique du Droit. En ce sens, il n’existe pas de “droit du plus fort”. Il ne s’agit pas de droit, mais de fait de violence. La force, la violence ne peut pas être une norme cohérente de Droit. La force est un fait. Pas un droit.

Sans un droit de propriété reconnu est respecté, le plus fort doit entretenir une force armée pour pouvoir jouir de ses biens. Il est plus rentable pour lui de respecter les biens possédés par autrui afin que chacun respecte les siens. Le vol est une manière couteuse de jouir d’un bien. Le cout supporté par le voleur inclut la réaction des victimes du vol. Cette réaction est immédiate, mais aussi à plus long terme.

Attenter à la propriété d’autrui, c’est attenter à sa dignité, à sa personne. La réaction de la victime envers le voleur risque d’être d’une égale violence, voire supérieure, à la violence de l’agresseur.

rationalité, Droit et science économique

Comment se pose la question de la rationalité de l’homme et ses conséquences en science économique? Un juge doit s’appuyer sur un droit qui ne dépend pas de l’individu qui exerce ce droit ou qui le transgresse. Ce droit doit aussi être connu apriori, afin que chacun sache, a priori, s’il agit selon son droit, ou bien en violation du droit d’un autre. Ce sont des conditions nécessaires de toute norme de Droit cohérente.

Les considérations psychologiques individuelle sur la rationalité ne peuvent pas exister dans une norme de Droit. Ces considérations seront seulement des circonstances pour la sévérité de la punition dans le cas d’une violation du droit d’autrui. S’il n’est pas possible de connaitre a priori le droit de son action, il ne peut exister ni acte juste, ni acte injuste. Donc aucun Droit opérationnel dans une société.

Toute norme de Droit est contrainte de postuler la responsabilité de l’individu. Certains individus sont juridiquement irresponsables. Un autre individu est alors civilement responsable d’un tel individu. Ainsi, un enfant, un malade mental, un vieux perdant la tête.

La raison d’être de la responsabilité est certes, que l’homme est capable de raison, capable aussi d’exercer son libre-arbitre. La religion catholique rappelle que chacun est seul responsable de ses actes. Il ira au paradis ou en Enfer selon ses choix de vie, selon ses actes et selon ses pensées. Un telle norme de droit se fonde sur la responsabilité et ignore la question de l’étendue de la rationalité humaine. Cette rationalité minimale est postulée pour faire exister la nécessaire norme de Droit. La responsabilité est la capacité à répondre devant un tribunal.

Le discours sur une rationalité absolue ou relative n’a pas sa place dans une norme cohérente de Droit.

J’en viens maintenant à la science économique. La science économique est l’analyse de la création de valeur par chacun. Comment chacun acquiert un droit de propriété sur une chose. Comment ces droits se forment. Comment chacun dispose du droit de jouir d’une chose. La science économique n’aurait aucun sens si elle ne se fonde pas sur le droit de propriété individuel.

Les principes de la science économique doivent donc ignorer l’évidente rationalité relative de tous les hommes. Ces principes doivent aussi nécessairement ignorer leurs faiblesses physiques et mentales, toutes aussi évidentes. La science économique se fonde sur le droit de propriété, se fonde sur une norme de Droit qui ignore nécessairement la rationalité relative.

A quoi sert une monnaie ?

Une intéressante interview de l’économiste JP Pollin.

http://bernardthomasson.com/2012/02/17/a-quoi-sert-une-monnaie/

Le commentaire de gidmoz à cette interview:

L’économiste JP Pollin dit que la monnaie serait fondée sur la confiance. C’est inexact. La valeur de la monnaie actuelle est fondée sur l’interdiction des autres monnaies. Pour acheter ou vendre, on est ainsi bien obligé d’utiliser la seule monnaie possible, c’est à dire la monnaie légale. L’État interdit la création de toute autre monnaie que la monnaie légale. D’autre part, l’utilisation d’un devise étrangère subit des frais administratifs qui rend son utilisation plus coûteuse. Ce coût supplémentaire donne un avantage concurrentiel à la monnaie étatique. La monnaie actuelle est un monopole étatique.

Peu avant la fin de cet entierview, JP Pollin commet une erreur sur l’Histoire des monnaies. En effet Pollin dit que les monnaies privées auraient été des “monnaies fondées sur rien”. C’est inexact. Bien au contraire, chaque billet émis était la promesse commerciale de la banque de fournir un gramme d’or. Et une promesse commerciale a de la valeur. En effet, s’il le demandait, chaque utilisateur obtenait son or en échange d’un billet.

Chaque billet de chaque banque était échangeable contre un gramme d’or. Sous la pression de leurs clients, ces banques concurrentes ont été contraintes à collaborer. Chaque jour, les banques se réunissaient pour échanger les billets des autres banques. Chaque banque vendait les billets des autres banques contre des billets à elle, ou bien de l’or. Ou bien contre une dette. C’est l’opération de “compensation” entre banques.

JP Pollin dit qu’une Banque Centrale serait nécessaire pour effectuer une telle compensation. La compensation existe évidement sans aucune Banque Centrale. C’est une erreur totalement incompréhensible pour un économiste de sa qualité.

Les monnaies privées écossaises ont durée 130 ans, de 1715 à 1845. Trente banques concurrentes émettaient chacune leur monnaie, sans Banque Centrale, sans aucun contrôle de l’État écossais. En 130 ans, aucun utilisateur n’a été lésé, malgré la faillite d’une des banques. Et aucune inflation par rapport à l’or, puisque chaque billet était une promesse d’or. L’Écosse était alors plus prospère que l’Angleterre.

JP Pollin comment ensuite une deuxième erreur sur l’Histoire monétaire. JP Pollin dit que les monnaies privées se seraient toujours toujours mal terminées. C’est encore inexact. Je cite ci-dessus le free banking écossais, c’est à dire les monnaies privées, dites encore monnaies libres, ou banques libres. En écosse, c’est l’État Anglais qui a décrété autoritairement la fin de la banque libre écossaise.

JP Pollin appuie son propos en affirmant que l’épisode de monnaie privée française du début du 19e siècle se serait mal terminée. Il y eut en effet, une période française de free banking entre 1797 et 1804. L’État n’intervenait pas. Les banques, toutes privées, émettaient des billets de banque. Chaque billet était une promesse commerciale de verser 1 gramme d’or. Et tout fonctionnait normalement.

Une de ces banques privées françaises appartenait à Napoléon lui-même et à quelques amis très proches. Le nom de cette banque était “la Banque de France”. Napoléon voulait financer ses guerres. Il imposa alors le monopole de la Banque de France. Il envoya ses soldats détruire, manu militari, les presses permettant aux autres banques d’imprimer des billets. Ainsi, Napoléon a pu financer ses guerres.

Ainsi JP Pollin se trompe en affirmant que cet épisode de monnaies privées françaises sera mal passé. La cupidité de Napoléon, et sa violence, sont les seules causes de l’arrêt des monnaies privées françaises, de l’arrêt de cette période de free banking.

Plus généralement, il y eut de nombreuses périodes de free banking dans presque tous les pays développés. Elles furent prospères. Elles se terminèrent par la cupidité de l’État instaurant un monopole monétaire. Grâce au monopole monétaire, l’État peut emprunter plus facilement et à moindre coût. Un économiste comprend qu’il s’agit alors d’un impôt déguisé.

Voir mon papier sur les nombreuses périodes de free banking dans le monde, en Europe et en Asie. http://gidmoz.wordpress.com/2011/09/20/crises-monetaires-et-free-banking/

Les économistes de l’école autrichienne d’économie affirment qu’un système monétaire avec Banque Centrale dysfonctionne nécessairement, ou bien il est sous-optimal. Une Banque Centrale est aussi absurde que le serait un monopole étatique de la fabrication et de la distribution de chaussures dans un pays. Pour l’école autrichienne d’économie, la seule cause structurelle des crises monétaires est l’existence d’un monopole monétaire étatique. Hayek, Nobel d’économie 1974, avait publié des livres sur la nécessité de dénationaliser la monnaie. “dénationalisation de la monnaie”, de Hayek.

 

le théorème d’Arrow, ou la démocratie contre la raison

LE THÉORÈME D’ARROW, OU LA DÉMOCRATIE CONTRE LA RAISON, par Mickaël Mithra
http://www.quebecoislibre.org/030510-4.htm

Qu’est-ce que la démocratie? N’importe quel dictionnaire nous donnerait une réponse du genre: « la démocratie est le gouvernement où le peuple exerce la souveraineté ». Avant même de nous demander comment mettre en oeuvre ce fameux gouvernement du peuple, essayons de comprendre un peu plus clairement ce qu’il peut bien désigner.

Trancher entre des alternatives

Pour « gouverner » tout d’abord, et quelles que soient les nuances que l’on peut voir dans ce mot, il faut à un moment ou à un autre faire des choix, trancher entre des alternatives. Si c’est le « peuple » qui dirige, ces choix devront être réalisés collectivement. Or ces choix collectifs ne sauraient être réalisés à partir d’autre chose que les choix des individus composant le peuple. Il va donc falloir, d’une manière ou d’une autre, agréger les choix indivuels en un (ou plusieurs) choix collectifs. En effet, comment des choix collectifs pourraient-ils être établis autrement?

Le peuple est composé d’un certain nombre d’individus ayant chacun leurs préférences sur un ensemble de choix possibles. Le premier problème incontournable à résoudre pour pouvoir parler de démocratie est donc l’agrégation de ces préférences individuelles en un choix collectif.

Or les choses sont moins simples qu’il n’y paraît. Parce que l’agrégation ne peut pas se faire n’importe comment, sauf à cesser d’être qualifiée de « démocratique ». Par exemple, elle ne peut pas consister à tirer au sort quelqu’un, à lui demander ses préférences et les appliquer à toute la collectivité: ce serait une sorte de dictature. Il y a donc bien certains principes minimaux que l’agrégation doit respecter (toutes les procédures d’agrégation, y compris les votes, doivent les respecter), faute de quoi on ne peut évidemment pas parler de démocratie.

Ce sont ces principes que nous allons formaliser plus clairement. Cette formalisation peut s’exprimer mathématiquement, mais pour la rendre plus accessible, notamment à ceux qui n’aiment pas les symboles mathématiques, j’utiliserai simplement le langage courant.

1. Principe d’universalité
Ce principe énonce qu’à partir du moment où le groupe des individus dont les préférences vont être érigées en choix collectif a été déterminé, on ne peut pas éliminer par commodité les préférences de certains. Par exemple, si le processus d’agrégation est un vote, on ne peut pas décider que les votes de Durand et de Dupond, quoique procéduralement corrects, sont nuls. Sinon, qui oserait encore parler de démocratie?

2. Principe d’unanimité
Ce principe énonce que si tous (pas seulement la majorité, mais bien TOUS) les individus préfèrent A à B (A et B étant des choix possibles dans l’ensemble des choix à agréger), alors le choix collectif devra aussi préférer A à B. Exemple: un groupe d’individus veut décider collectivement s’il y aura des poires, des pommes ou des abricots au dessert (et un seul de ces choix). Le principe d’unanimité énonce simplement que si tout le monde préfère les poires (A) au pommes (B), il ne peut y avoir de pommes au menu. Comment prétendre qu’une procédure qui viole un tel principe soit démocratique?

3. Principe de non-dictature
Ce principe énonce que la préférence d’un seul individu ne peut être érigée en préférence collective si tous les autres sont d’avis contraire. Sans doute ce principe se passe-t-il de commentaire…

4. Principe d’indépendance vis-à-vis des états non pertinents
Ce principe, quoique moins intuitif, n’en est pas moins incontournable. Il énonce que le choix collectif entre A et B ne doit dépendre que des choix individuels entre A et B et non d’un « état non pertinent » X totalement indépendant de A et B.

Exemple: Un groupe d’amis en vacances doit choisir démocratiquement s’il ira à la plage (A), au cinéma (X) ou faire le ménage (B). Imaginons que la procédure d’agrégation (qui peut être par exemple un vote) ait mené au choix collectif suivant: le groupe préfère aller à la plage (A) plutôt que faire le ménage (B). Après cela, ils apprennent brusquement que le cinéma est fermé (état indépendant non pertinent). On reprocède à la consultation et à l’agrégation des choix individuels, selon les mêmes règles que précédemment. Le principe d’indépendance énonce que si personne n’a changé d’avis quant à ses propres préférences, le résultat ne doit pas être différent. Si donc le résultat de cette deuxième consultation est que le groupe préfère faire le ménage plutôt qu’aller à la plage parce que le cinéma est finalement fermé, alors, le principe d’indépendance a été violé. On dit que la procédure d’agrégation était manipulable(1).

En réalité, une procédure manipulable fait en sorte que les consultés aient intérêt à ne pas révéler leurs véritables préférences. On peut croire a priori que ce principe n’est pas important, et que s’en passer fait partie des « vices acceptables » de la démocratie. Mais il n’en est rien. Quoique la discussion soit sur ce point un peu plus technique, on sait(2) que les procédures manipulables sont telles qu’on ne peut jamais reconstituer les vraies préférences non révélées. Il est donc impossible de tirer quelque information que ce soit du résultat d’une procédure d’agrégation manipulable. Or, comment pourrait-on parler de démocratie s’il est impossible de savoir dans quelle mesure le résultat d’une consultation révèle les préférences des acteurs, puisque la consultation démocratique a précisément pour but de les révéler?

« Que peuvent bien représenter ces “représentants”? La “volonté générale”? Mais qu’est-ce que la “volonté générale” si ce n’est une agrégation des volontés individuelles, et donc une fable de plus? »

5. Principe de transitivité
Si dans le résultat de la consultation, A est préféré à B et B est préféré à C, alors A doit être préféré à C. Sinon, bien évidemment, n’importe quoi est préféré à n’importe quoi et il n’y a plus moyen de parler de « choix », et donc par conséquent de « choix démocratique ».

Fort de ces cinq principes qu’aucune procédure d’agrégation démocratique digne de ce nom ne devrait jamais violer, nous pouvons maintenant énoncer le théorème d’Arrow, du nom de celui qui l’a formulé, Kenneth J. Arrow, Prix Nobel d’économie en 1972.

Le théorème d’Arrow (1951)
Le voici: Il n’existe pas de procédure d’agrégation des choix individuels en choix collectifs qui respecte les 5 principes ci-dessus.

Remarquez ici qu’il s’agit bien d’un théorème mathématique et non d’une théorie empirique. J’ai exprimé les hypothèses d’Arrow en langage courant, mais elles sont également exprimables en langage mathématique. Ce théorème a été démontré de façon conclusive, par plusieurs méthodes d’ailleurs(3). Il est donc inutile de chercher à le prendre en défaut, sauf si vous avez vraiment du temps à perdre(4).

Il faut d’ailleurs préciser qu’Arrow n’a pas été le seul à avoir mis à jour l’impossibilité logique des prétentions démocratiques. Il n’a fait que développer la théorie des choix publics, déjà pressentie au XVIIIe siècle par Borda et Condorcet, qui avaient déjà mis en relief certaines incohérences propres aux procédures de vote. Il a été suivi par de nombreux disciples (comme Gibbard, Satterthwaite, Müller, Bossert, Storcken, etc.). Les théorèmes démontrés par ces successeurs utilisent des hypothèses encore plus simples et minimalistes, ce qui donne à leurs résutats une force encore plus lapidaire(5). Dans certains cas, comme les hypothèses d’Arrow ne plaisaient pas aux démocrates, ces logiciens ont démontré les mêmes impossibilités avec d’autres hypothèses (comme la monotonie).

Les défenseurs de la démocratie soutiendront sans doute à ce stade que la démocratie directe est effectivement impossible, ce qui justifierait l’élection de représentants. Mais cet argument ne tient justement pas puisque l’élection des représentants est elle-même une procédure d’agrégation des choix individuels en choix collectifs, et qu’elle est donc impossible (selon les hypothèses démocratiques) pour les mêmes raisons.

De plus, que peuvent bien représenter ces « représentants »? La « volonté générale »? Mais qu’est-ce que la « volonté générale » si ce n’est une agrégation des volontés individuelles, et donc une fable de plus? Et s’ils n’appliquent pas la « volonté générale », qu’appliquent-ils donc? La réponse crève pourtant les yeux: leur intérêt particulier, qui lui, existe bel et bien. Et les lois votées par 500 ou 600 députés? Sont-elles l’agrégation des choix des députés, à défaut des choix des citoyens? Pas davantage. À quoi correspondent-elles? À rien, ou peut-être, à l’intérêt particulier de quelques-uns.

Je pose donc solennellement la question aux démocrates: Que représentent les « représentants »? Hélas, je connais la réponse dogmatique à ma question: « Ils sont élus par la voie démocratique et c’est ce qui fait leur légitimité ». Mais c’est précisément la légitimité de la voie démocratique qu’il faut établir!!! Or elle n’est pas légitime puisqu’elle est impossible. Autant tirer au sort ces fameux « représentants » et proclamer que leur légitimité est assurée par la «voie aléatoire»!

Remarquons ici que les adversaires de la démocratie, c’est-à-dire de l’obscurantisme moderne, font montre d’une excessive bonne volonté à l’égard des démocrates: en effet, il appartient aux démocrates de démontrer que leurs concepts (« volonté générale », « gouvernement du peuple », etc.) ont un sens quelconque avant de vouloir les imposer aux autres. La charge de la preuve appartient à ceux qui affirment. Or cette preuve, on l’attend toujours (et pour cause!). Quand on voit les impossibilités logiques qui ôtent tout sens aux concepts qu’ils nous présentent comme évidents, on ne peut considérer les démocrates autrement que comme de dangereux fanatiques.

Toutes ces foutaises démocratiques ne me dérangeraient évidemment pas si les démocrates se contentaient de s’appliquer à eux-mêmes leur croyance absurde. Mais non! Comme tous les fanatiques religieux, ils veulent l’imposer à la terre entière! Quelle différence y a-t-il entre les fous d’Allah et les fous du vote? Malheureusement il n’y en a pas.

Malthus, pollution et patrimoine

La planète est-elle saccagée? Aucun propriétaire ne saccage la terre qui lui appartient. Il veut lui conserver la valeur de son patrimoine. La propriété d’un terrain possédé par un vrai propriétaire est la meilleure garantie d’éviter de détruire la valeur de ce terrain. L’État est un “mauvais propriétaire”. Ses décisions de gestion ne sont pas celle d’un propriétaire de terrain. Les motivation de l’action d’un État sont politiques.

Ainsi un État donne parfois une concession de dix ans à un exploitant. Cette exploitation de durée limitée risque d’être, en fait, un permis d’anéantir la valeur du terrain ainsi concédé par ce que cette durée est limitée. Un vrai propriétaire ne saccage pas son patrimoine. Il en est le meilleur gardien.

La pollution de certaines nappes phréatiques proviennent uniquement de l’absence d’un propriétaire de cette eau qui coule sous le sol. Il est souvent techniquement impossible de définir une propriété de cette nappe phréatique. Mais dans certaines dispositions du terrain, il serait possible de définir un droit de propriété sur cette nappe phréatique. Dès qu’il est possible de définir un droit de propriété d’un bien, alors, nul ne saccagera ce bien car le propriétaire s’y opposera. Il fera valoir ses droits devant les tribunaux et le pollueur sera condamné.

En Écosse, il arrive assez souvent qu’un propriétaire possède la totalité d’un petit cours d’eau. Dans ces cours d’eau, l’eau y est plus pure. Les saumons y vivent. En effet, nul ne se risque à salir l’eau. Un pollueur craindrait que le propriétaire lui demande de lourds dommages et intérêts devant un tribunal. La propriété privée est la solution à la plupart des questions d’écologie. C’est une solution juridique de droit privé ordinaire. Et ce n’est une solution ni technologique ni législative.

Avec le temps, on relativisera-t-on l’erreur de Malthus? L’erreur de Malthus n’est pas qu’il n’avait imaginé l’avenir. Nul ne connait l’avenir. C’est, amha, une mauvaise raison de le lui reprocher. L’erreur de Malthus est bien plus grave. Malthus a été aveugle à la capacité de l’homme à inventer des produits nouveau, des services nouveaux.

Pourtant, chaque jour, chacun améliore sa manière de travailler, invente une astuce, rend son entreprise plus productive, trouve un nouveau produit pour les infinies demandes de clients. On produit plus et mieux et, souvent, en choisissant des fournisseurs différents. Malthus n’a pas vu que la nature humaine produit sans cesse de nouvelles inventions, de nouveaux produits. Au 21e siècle, la profusion quotidienne de nouveaux produits devrait convaincre chacun de l’immense inventivité de l’Homme. Cette profusion de nouveautés donne, amha, définitivement tort à Malthus.

richesses illimitées ou décroissance

La quantité des richesses est illimitée. Certains soutiennent le contraire. Ce débat est essentiel. Ceux-ci disent qu’il existerait des limites matérielles à la croissance. Les ressources économiques sont illimitées. Au 19e siècle, l’économiste Malthus pensait que les ressources auraient été limitées, et que leur croissance avait une limite. Il se trompait. L’imagination de l’homme crée sans cesse de nouvelles sortes de richesses qui n’existaient pas auparavant.

Plusieurs démonstrations sont possibles pour démontrer que la quantité des ressources n’a aucune limite, pour démontrer que la création des richesses n’a aucune limite. Et même pour démontrer que toute idée d’une limite des richesses est incohérente et impensable.

La valeur est un acte de la pensée, un acte de préférence. La création de valeur provient du choix de faire une chose qu’on préfère plutôt que de faire une autre chose qu’on ne préfère pas. C’est le profit créé par chaque action humaine. Le jugement de valeur existe dans chacun de nos actions humaines. Si j’ai fait ceci plutôt que cela, c’est que ceci avait, pour moi, plus de valeur.

Chaque échange crée de la valeur pour l’un et crée de la valeur pour l’autre. Je parle de l’échange accepté par chacun, et d’une absence de contrainte de l’un sur l’autre. Ainsi, tout échange marchand crée de la valeur pour l’acheteur et crée de la valeur pour le vendeur. Si le vendeur ou si l’acheteur est une entreprise, la comptabilité analytique lui permettrait d’évaluer le montant de cette valeur ainsi créée. Dans tous les cas, l’échange volontaire crée deux richesses, l’une pour le vendeur et une autre pour l’acheteur.

La thèse qu’il existerait une limite à la quantité des richesses est contestable. La valeur provient de l’échange. A chaque fois qu’un être humain échange volontairement, il s’enrichit. L’hypothèse d’une limite à la création de richesse est donc absurde. Elle supposerait que plus personne ne peut plus échanger quoi que ce soit avec son voisin. Imaginer une limite, c’est aussitôt démontrer qu’on peut la dépasser. Non, il ne peut évidement exister aucune “limite” à la richesse.

Il y a aussi les exemples historiques. Malthus voyait 90% du peuple travailler la terre pour nourrir 100%. Il craignait donc la pénurie, la famine due à l’augmentation de la population. Il n’imaginait pas que 100 ans plus tard 2% d’agriculteurs nourriraient 100% de la population. Les exemple historiques sont nombreux. Malthus n’avait pas compris que chaque être humain crée plus de richesse qu’il n’en consomme. Chaque nouvel être humain est une richesse pour tous.

injustice et droit de propriété

Le sentiment d’ “injustice” est un point central de toute réflexion sociale. L’injustice est nécessairement contraire au Droit. L’individu qui agit en exerçant son Droit ne commet aucun acte injuste. On ne peut définir l’injustice que si on définit un système de Droit, que si on définit une norme cohérente de Droit.

Un système cohérent de Droit inclut nécessairement le droit de propriété. La plupart des litiges entre personnes est un litige sur la propriété de l’un ou sur la propriété de l’autre. Un système cohérent de Droit permet à chacun de savoir, a priori, si ce qu’il envisage de faire est conforme au droit. Le droit est efficace s’il permet au juge de trancher d’une manière objective sur le droit de l’un et sur le droit de l’autre, dans un litige entre ces deux personnes.

Un système de droit qui exclut le droit de propriété est inopérant pour l’action judiciaire. Il ne sert à rien au juge. Le juge ne peut donc pas se servir d’un droit qui exclurait le droit de propriété. L’injustice est donc, d’abord, une violation du droit de propriété.
Au 16e siècle, les scolastiques de Salamanque disaient que la seule définition cohérente du “bien commun” est le respect du droit de propriété de chacun. Ils avaient raison. Le principe de prendre au riche pour donner au pauvre viole donc tout système juridique cohérent. En d’autres terme, l’État détruit l’ordre et le bien-être général en prenant ou riche pour donner au pauvre.

une société commerciale, c’est quoi?

La nécessité de l’unanimité de chaque décision de gestion d’une société est juridiquement nécessaire. Ainsi dans toute société commerciale, la décision du directeur est adoptée à l’unanimité par les actionnaires au moment de l’Assemblée Générale. Les actionnaires approuvent les actes du directeur avant même qu’il ait agit. En effet, le directeur est le mandataire de chaque actionnaire. Le directeur est le “mandataire social”. Il agit donc au nom de chaque actionnaire, et dans chacun de ses actes de gestion.

Cette approbation de chaque actionnaire est donnée au directeur à l’Assemblée Générale pour tous les actes que le directeur fera pendant son mandat de gestion de la société. En effet, les statuts stipulent que tout actionnaire, même s’il a voté négativement est réputé avoir approuvé chaque acte du directeur. Un actionnaire peut revendre son action s’il le souhaite. Il est donc inutile de voter à chaque décision du directeur puisque les actionnaires ont déjà approuvé, a priori, chaque acte de gestion du directeur. Une approbation de chaque décision du directeur serait incohérente. De plus, le coût de donner une information à chaque actionnaire pour chaque décision du directeur serait prohibitive. Ce coût nuirait à une gestion efficace.

Chaque actionnaire agit par le bras du directeur. Le directeur agit par le bras du salarié. C’est donc l’actionnaire qui agit par le bras de chaque salarié. C’est ainsi l’actionnaire qui agit, qui produit, qui possède le résultat de son action. C’est l’actionnaire qui achète le travail du salarié. C’est donc l’actionnaire qui possède la production de la société commerciale. Du moins en proportion de son investissement. Les statuts d’une société commerciale sont clairs. Le profit appartient donc, de plein droit, aux seuls actionnaires de la société commerciale.
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production des services publics

Un vrai prix d’un bien est le prix payé par qq’un qui paye avec son vrai argent. Pas avec l’argent des autres. C’est aussi le prix du bien vendu par son vrai propriétaire à son client. Le vendeur possède le bien qu’il vend. Le vendeur cherche donc à le vendre le plus cher. L’acheteur cherche à acheter le moins cher. Il en résulte un vrai prix.

Un prix fixé administrativement n’a aucune signification quant à la valeur du bien ou du service. Rien n’interdit donc d’affirmer que la valeur du service ainsi fourni est nulle. Il est donc légitime d’affirmer que la valeur des services fournis par l’État est nulle. Il est ainsi légitime d’affirmer qu’une administration fournissant un service coute un certain prix et produit de services de valeur nulle.

C’est le raisonnement de l’économiste libertarien Rothbard. Son raisonnement est exact dans la forme. Cette exactitude dans la forme permet de mieux comprendre le raisonnement au fond. Comment et pourquoi le production de biens communs par l’État est toujours une destruction nette de valeur? Le décideur étatique applique une politique qui n’est la sienne, qui a été décidée ailleurs.

Et celui qui dépense son vrai argent est attentif à ce que chaque euro soit utile, soit productif de biens ou de services. Ce n’est jamais le cas d’un décideur étatique. Il ne recherche pas l’efficacité de chaque euro. Bien au contraire, il affirme avec fierté que sa dépense ne sera pas rentable, c’est à dire qu’elle détruira plus de richesses qu’elle n’en produira.

Une autre raison pour laquelle une production de “biens publics” est une destruction nette de valeur. Tout argent dépensé provient d’un impôt volé à un contribuable. Avec cet argent volé par l’État, ce contribuable aurait pu investir, produire des choses utiles pour lui. Cet impôt le prive de son argent. On dépense toujours plus utilement quand on dépense pour soi que lorsqu’on dépense de l’argent qui n’est pas le sien. Et pour un but déterminé non pas par le besoin des gens, mais par une politique. La quantité de richesses qui n’a pas été produite par le contribuable est une perte sèche. C’est une destruction de la production de richesses qu’aurait faite le contribuable si on lui avait laissé l’argent de l’impôt.

Enfin, tout argent public est comme un butin guetté par les resquilleurs et par les profiteurs. Entre le moment où l’argent quitte la poche du contribuable, et le moment où il est dépensé, on voit souvent qu’à 90% l’argent est gaspillé dans des choses non urgentes, non utiles, voire du pur gaspillage. Ceux qui en profitent ne sont pas les plus pauvres. Les plus pauvres sont un prétexte pour lever l’impôt. 5% de très pauvres ne justifient pas 50% d’impôt sur la production totale des français. C’est encore une manière d’expliquer que la production de l’État est une pure destruction de richesse.

L’impôt détruit une production égale à son montant.

les inondations climatiques et leurs couts

Un habitant habite sa maison. Il sait que sa maison sera détruite dans 100 ans par l’inondation climatique. Sa maison perd 1% de sa valeur chaque année pendant 100 ans. Et dans 100 ans, sa maison de vaudra plus rien.

L’habitant veut vendre aussitôt sa maison à un acheteur. L’acheteur sait que cette maison sera détruite dans 100 ans. Mais il sait rentabiliser ce capital à 15% de sa valeur. Perdre 1% de valeur par an est négligeable devant le produit qu’il peut retirer de ce capital. De nombreux acheteurs font ce raisonnement. Il s’ensuit que les acheteurs sont nombreux. Le prix du marché de l’immobilier ne baisse pas. Ou alors, la baisse des prix n’est pas observable. L’acheteur achète donc la maison sans baisse du prix du marché de l’immobilier.

Le propriétaire initial ne perd ainsi rien de son bien puisqu’il le revend au prix du marché, sans baisse de prix malgré la prévision d’une destruction 100 ans plus tard.

L’acheteur, et ses successeurs, ne perdent rien non plus puisque l’acheteur a acheté ce bien en sachant qu’il n’en jouirait que 100 ans. Son dernier successeur ne subit lorsqu’arrive la date d’échéance où l’inondation rend la maison inhabitable. Cette échéance était prévue et chacun savait que la maison ne serait plus habitable après cette échéance.

Ainsi, si chacun peut vendre et aménager son bien à sa guise, nul habitant actuel, et nul habitant futur, ne subira de préjudice. Mon autre condition est que la date d’échéance de cette inondation soit certaine et de l’ordre de 100 ans. Mon raisonnement a ainsi deux conditions. Avec ces deux conditions, nul habitant côtier ne subira de préjudice. Les inondations climatiques ne provoqueront dans aucun préjudice pour quiconque.

Le même raisonnement s’applique de manière analogue pour toutes les destructions prévisibles liées au réchauffement climatique.

Il en résulte que les Etats ont tort de dépenser des budgets importants pour tenter de ralentir le réchauffement climatique. Il suffirait que l’Etat supprime les législations qui réduiraient les possibilités des habitants d’aménager les terrains inondables.

Bitcoin, un enfumage réussi

Un Bitcoin est fabriqué comme le serait un grand nombre premier.  Il nécessite beaucoup de temps de calcul d’un ordinateur. Son prix de marché est celui donné par une infime minorité de collectionneur de Bitcoins.

Rien n’interdirait un programmeur d’inventer une nouvelle collection de “bitcoin2″ entièrement différente des Bitcoins. Et ainsi de suite pour des bitcoin3 et des bitcoin4. Et ainsi de suite. Le nombre de ces entités numériques sont infinies. Il n’existe donc aucune rareté de telles entités numériques.

La valeur d’un Bitcoin est ainsi le résultat d’une mode passagère de certains collectionneurs. Bitcoin n’est pas une monnaie. Si Bitcoin était une monnaie, l’Etat l’aurait déjà interdite. En effet, le Code Monétaire interdit l’émission ou la circulation d’autre monnaies que la monnaie légale, l’euro.

Il faut bien comprendre que nul émetteur de monnaie ne garantit de donner qq chose en échange d’un bitcoin. C’est le gout de qq centaines d’amateurs qui induit un marché des bitcoins.  Par curiosité qq badaud observent les cours des bitcoins. Et parfois ils achètent un bitcoin. Pour voir.

J’ignore qui possède la TradeMark “Bitcoin”, marque commerciale. Mais je félicite le propriétaire de la marque “Bitcoin” pour avoir réussi sa campagne de marketing. Cette marque est maintenant connue mondialement. Elle a donc probablement acquis beaucoup de valeur commerciale du seule fait qu’elle est connue. Ce marketing de Bitcoin s’est fait en mystifiant ceux qui ne comprennent pas le fonctionnement d’une monnaie.

cause du taux d’intérêt d’un emprunt

La cause d’un taux d’intérêt est que, pour l’emprunteur recevoir 10000 euros maintenant a plus de valeur que la valeur de la promesse de verser 10000 euros dans un an. Pour cet emprunteur, la différence de valeur est supérieure au taux d’intérêt. Ce raisonnement résulte de la “préférence démontrée”.

Pour la banque aussi, le coût de verser 10000 euros immédiatement est supérieur que au coût de verser cette même somme dans un an. La banque applique donc, très logiquement, un taux d’intérêt sur la somme prêtée. La raison pour laquelle cette différence de valeur existe pour la banque importe peu. Cela concerne la gestion de la banque. Une différence de valeur, de coût, existe. Là encore, c’est le théorème de la “préférence démontrée” qui s’applique.

Le risque de non-remboursement ne suffit pas à expliquer le taux d’intérêt. En effet, dans certains cas, la banque ne prend aucun risque à prêter. Par exemple, prêter avec une hypothèque peut souvent donner une parfaite garantie à la banque. On pourrait même imaginer des cas, où l’hypothèque est telle que la banque gagnerait à ce que l’emprunteur ne rembourse pas. Et pourtant, la banque appliquera toujours un taux d’intérêt à l’argent prêté.

Savoir limiter le risque de non-remboursement est un des savoir-faire de la banque. Ce risque dépend du jugement de la banque sur l’emprunteur. Ce risque se traduit par un certaine augmentation du taux d’intérêt.

chute prévisible du cours de l’or

La valeur de l’or provient des usages non monétaires de l’or, du moins à l’origine. C’est à dire la joaillerie et l’industrie. Ainsi votre voisine aime les bijoux en or. La demande d’or purement monétaire provient de gens qui n’aiment pas l’or pour lui-même, mais comme une quasi-monnaie.

Un monopole étatique de la monnaie est tout aussi absurde que le serait un monopole étatique de la fabrication des chaussures. La seule cause des dysfonctionnements répétés du système monétaire est le monopole étatique de la monnaie. Le free banking, c’est à dire la dénationalisation des monnaies est nécessaire.

Le gout actuel pour l’or provient directement d’une crainte pour la valeur des monnaies étatiques. Beaucoup craignent que ces monnaies perdent une partie de leur valeur. Alors ils achètent de l’or. A mon avis, l’or est la pire des monnaies envisageables, car la demande monétaire excède beaucoup la demande naturelle en joaillerie et en industrie. Un écrasement de la valeur de l’or est certain dans un certain délai. Tout dépend de la durée de cette mode passagère de l’or.

Certains économistes pensent qu’une bonne monnaie serait fondée sur un panier de biens de consommations, ou sur un panier de commodities. Ainsi, chaque unité monétaire représenterait des vraies marchandises produites avec du travail et des investissements. Et dans de nombreux secteurs de l’activité humaine. Un tel panier suit d’assez près les prix réels moyens des indices de prix. A condition d’en exclure l’or. Un tel panier de biens est, amha, un des bons choix possible pour fonder une nouvelle monnaie. A condition que l’Etat cesse de créer ou de contrôler la monnaie, qu’il cesse de se mêler de monnaie.

loi de Gresham

Au 16e siècle, le financier Gresham avait dit “la bonne monnaie chasse la bonne”. C’est la “loi de Gresham”. Cette “loi” traduit le dysfonctionnement du “cours forcé” de deux monnaies différentes, et ayant entre elles deux, un “cours forcé”. L’État décrète le “cours forcé” d’une monnaie lorsque nul n’a le droit de refuser le paiement avec cette monnaie.

Par exemple, le bimétallisme consiste à ce que l’État impose la circulation de pièces en or et de pièces en argent. L’État décrète que la pièce d’or vaut cinq fois plus que la pièce d’argent. Lorsque le cours de l’or monte, chacun préfère posséder une pièce d’or plutôt que cinq pièces d’argent. La “vraie” valeur d’une pièce d’or devient alors supérieure à la valeur de cinq pièces d’argent.

Ainsi, chacun préfère payer avec les pièces d’argent pour garder les pièces d’or. Ainsi, ce sont les pièces d’argent qui “circulent, car personne ne souhaite les conserver. Mais l’État, par le “cours forcé”, interdit au vendeur de les refuser. C’est ainsi qu’il faut comprendre “la mauvaise monnaie chasse la bonne”.

pourquoi le Droit de Propriété

Le droit de propriété est une ancienne innovation juridique qui a de nombreux avantages
1. Ce droit correspond à un sentiment instinctif de possession. Ce sentiment n’existe pas seulement chez les humains. Comme il existe aussi dans de très nombreux espèces animales, on peut supposer que ce sentiment soit lié à la nature génétique de l’Homme. Il semble que le droit de propriété a existé aussi pour les premiers hommes.

2. Chaque société cherche à ses donner des lois justes, des lois prévisibles, des lois contraires à l’injustice. Il faut que chacun sache, a priori, ce qu’il a le droit de faire et ce qu’il n’a pas le droit de faire. Le Droit de propriété est prévisible. Le propriétaire d’un bien peut jouir de son bien et interdire à quiconque de l’utiliser. Cette pomme m’appartient. Je peux la manger ou interdire à quiconque de la manger. Je peux aussi la vendre.

3. Le droit de propriété induit une allocation de biens productifs afin qu’ils produisent davantage. Ainsi un vieil agriculteur n’a plus la force de bien cultiver sa terre. Il la vend à un jeune qui va la travailler avec la vigueur de son age et en tirer une meilleure production. Le vieil agriculteur y gagne dans l’échange car la somme obtenue lui rapporte plus que son travail de la terre. Le jeune agriculteur y gagne car la rapport de la terre est bien supérieur aux intérêts qu’il doit rembourser au banquier qui lui a prêté.
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